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lundi 27 février 2012

Zhang Daqian vs Pablo




Un artiste chinois détrône Picasso

Créé le 23-02-2012 à 15h52 - Mis à jour le 24-02-2012 à 09h00

Les oeuvres de Zhang Daqian se sont vendues aux enchères pour un montant cumulé de 554,53 millions de dollars en 2011. Sur le marché des transactions, Picasso n'a lui pesé que 314 millions de dollars.


L'artiste chinois Zhang Daqian (1899-1983) est devenu numéro un au hit parade des enchères mondiales en 2011, détrônant Pablo Picasso, relégué à la quatrième place derrière le Chinois Qi Baishi et l'Américain Andy Warhol.
(c) Afp
L'artiste chinois Zhang Daqian (1899-1983) est devenu numéro un au hit parade des enchères mondiales en 2011, détrônant Pablo Picasso, relégué à la quatrième place derrière le Chinois Qi Baishi et l'Américain Andy Warhol. (c) Afp
L'artiste chinois Zhang Daqian (1899-1983) est devenu numéro un au hit parade des enchères mondiales en 2011, détrônant Pablo Picasso, relégué à la quatrième place derrière le Chinois Qi Baishi et l'Américain Andy Warhol, a annoncé jeudi 23 févrierArtprice.
"La Chine, qui a pris la première place sur le marché des enchères d'oeuvres d'art depuis 2010, a hissé en 2011 deux de ses artistes phares en tête du classement annuel des artistes" élaboré par Artprice, a indiqué Thierry Ehrmann, président-fondateur de cette société.
Pour la première fois depuis 21 ans, l'Espagnol Pablo Picasso (1881-1973) n'est pas présent sur les trois marches du podium. Numéro un en 2010, il n'arrive qu'en quatrième position en 2011.
6 Chinois dans le Top 10
Six artistes chinois figurent dans le "Top 10" établi par Artprice, société française leader des données sur le marché mondial de l'art, qui publiera lundi 27 février son bilan annuel définitif du marché de l'art.
Mondialisé, le marché de l'art est également très régionalisé. Les ventes aux enchères d'oeuvres de Zhang Daqian et de Qi Baishi se sont faites à 99% sur les places asiatiques. A l'inverse, celles d'Andy Warhol et de Pablo Picasso ont eu lieu à 99% dans le reste du monde (Etats-Unis et Europe essentiellement).
Zhang Daqian, peintre respectueux des traditions de la peinture chinoise, qui occupait la troisième place en 2010, a réalisé un produit de ventes aux enchères d'un montant cumulé de 554,53 millions de dollars en 2011 (contre 314,94 millions d'euros en 2010), avec 1.371 lots vendus.
L'artiste chinois figuratif Qi Baishi (1864-1957) conserve sa place de numéro deux, avec des ventes de 510,57 millions de dollars (contre 352,31 millions un an plus tôt) pour 1.350 lots à la vente.
Le maître du Pop Art Andy Warhol (1928-1987), qui avait déjà dammé le pion à Picasso en 2007, arrive en troisième position sur le marché des enchères, avec des ventes de 325,88 millions de dollars en 2011 (contre 313,76 millions de dollars) pour 1.624 lots.
La collection privée récente en Chine 
Pablo Picasso, qui avait supplanté l'impressionniste Claude Monet en 1997 et pris la tête du classement treize fois au cours des quatorze dernières années, se fait largement distancer en 2011. Il est même le seul artiste du Top 10 d'Artprice à voir ses ventes baisser l'an dernier. Après avoir été de 362,71 millions de dollars en 2010, elles ont reculé l'an dernier à 314,69 millions de dollars, pour 3.387 lots.
Le palmarès d'Artprice ne prend en compte que les ventes aux enchères publiques. En ventes privées, les prix des oeuvres se sont également envolés et l'art occidental reste puissant. Une version des "Joueurs de cartes" de Paul Cézanne aurait été achetée 250 millions de dollars par la famille royale du Qatar, selon le magazine Vanity Fair.
En outre, plus que le montant cumulé des ventes -qui dépend notamment du nombre de lots mis en vente-, c'est la cote de l'artiste qui compte. Celle de Picasso comme de Warhol s'est bien comportée en 2011.
La montée en puissance des artistes chinois n'en reste pas moins éclatante. "Jusqu'à une période relativement récente, il n'y avait pas officiellement de collectionneurs privés car la propriété privée était interdite par le régime communiste", rappelle Fabrice Bousteau, directeur de la rédaction du magazine Beaux Arts. Il y a donc un phénomène de rattrapage.
"A cela s'ajoute une volonté nationaliste d'acheter des artistes chinois. C'est un phénomène que l'on observe dans d'autres pays émergents comme l'Inde ou le Brésil, attachés à promouvoir leurs propres créateurs", déclare Fabrice Bousteau. En outre, "les nouveaux riches de ces pays éprouvent la nécessité de se valoriser socialement en achetant des oeuvres d'art", ajoute-t-il.

lundi 11 octobre 2010

les titres de "commissaire-priseur" et "expert" ne sont pas protégés

En Belgique, les titres de "commissaire-priseur" et "expert" ne sont pas protégés. Un mauvais achat relève-t-il donc simplement d’une pure malchance?

(mon argent) - La plupart des achats d’art se font encore lors de ventes aux enchères. Mais que se passe-t-il si l’objet que vous achetez ne correspond pas avec la description ou s’il apparaît qu’il s’agit d’une contrefaçon?

La maison de vente aux enchères n’est pas responsable

Lors d’une vente aux enchères, la maison de vente fait office de vendeur de l’objet, dans l’état dans lequel le vendeur le propose. Le catalogue ne comprend pas de description critique. La maison de vente aux enchères publie le texte du vendeur, dont elle n’est pas davantage responsable. Il faut dès lors que les faits soient flagrants pour trouver une oreille compréhensible. Mais le cas échéant, pourquoi avoir acheté l’objet? Celui-ci étant en effet visible lors de l’exposition, l’acheteur a en principe tout le loisir de l’examiner.

Aucun contact avec le vendeur

La législation belge ne donne pas non plus de véritable point d’appui pour protester contre des descriptions erronées et/ou des objets contrefaits. Le fait de compter sur la bonne réputation de certaines maisons de vente aux enchères ne vous avance généralement guère plus. Acheté, c’est acheté. Les ventes aux enchères chinoisent déjà quand vous leur demandez de transmettre vos messages au vendeur. Elles ne peuvent pas communiquer de données de contact.

Exemples à l’étranger

On trouve cependant des pays où l’acheteur est mieux protégé. En France, il existe des "commissaires-priseur". Une catégorie de fonctionnaires de l’État, à l’instar des notaires français, avec tout ce que cela implique comme examens. Le commissaire-priseur est responsable de ce qu’il vend. Les descriptions du catalogue doivent être précises et exactes. Il faut être vigilant, surtout lorsque des noms sont cités, par exemple. Si vous pouvez démontrer ensuite, avec l’aide d’experts, que l’objet acheté présente un problème, le commissaire-priseur doit trouver un arrangement avec vous et vous rembourser.

Protection supplémentaire

Les maisons de vente aux enchères belges ne brûlent pas d’envie d’adopter le système français nettement plus strict et le législateur a d’autres chats à fouetter. Toutefois, les maisons de ventes aux enchères peuvent offrir une meilleure protection de leur propre gré. Ainsi, la maison Bergé Pierre applique la norme française. Elle possède des établissements au Sablon à Bruxelles, des succursales à Liège et bientôt à Anvers. Bergé Bruxelles n’est cependant pas tout une filiale de Bergé Paris.

Constantin Chariot, directeur: "Nous voulons nous ériger en défenseurs de l’art belge. Et concurrencer de la sorte d’autres maisons de ventes aux enchères, à l’instar de De Vuyst." Bergé Belgique réalise un chiffre d’affaires de quelque 25 millions d’euros. C’est moins que les 50 millions d’euros de Christie’s et Sotheby’s, ce qui donne du même coup une idée du patrimoine artistique qui quitte chaque année notre pays. C’est plus, voire nettement plus, que les chiffres d’autres maisons de ventes aux enchères en Belgique.

Joost de Geest - 07:00 - 09/10/2010 Copyright © monargent.be