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dimanche 18 août 2013

rififi sur le potassium ...

Le moins cher survivra

15 aoÛt 2013

Sur le marché des produits de potassium, la concurrence va s’exacerber. A terme, seuls survivront les producteurs les moins chers.

© REUTERS
Dans le secteur des engrais, la nouvelle a fait l’effet d’une bombe. L’entreprise russe Uralkali, premier producteur mondial de potasse, a annoncé qu’elle cessait sa collaboration avec la société biélorusse Belaruskali. De la sorte, Uralkali met fin à son propre cartel, qui avec son homologue canadien Potash Corporation of Saskatchewan, numéro deux mondial, dominait le marché de la potasse. Grâce à un contrôle strict sur l’offre, les deux groupes maintenaient les prix à un niveau relativement élevé.
Mais les lignes bougent. Les intentions d’Uralkali sont claires : faire passer la production mondiale de 10,5 millions à 13 millions de tonnes l’an prochain. Le volume annuel total du marché de la potasse est de l’ordre de 55 millions de tonnes. Selon les Russes, le prix de ce minerai devrait baisser de 400 dollars par tonne aujourd’hui à 300 dollars, voire moins. L’objectif d’Uralkali est, d’une part, d’exporter plus de potasse vers la Chine (avec laquelle elle est reliée par chemin de fer, un moyen de transport meilleur marché que le bateau) et, d’autre part, de gagner des parts de marché sur des produits plus chers. Producteurs les moins chers, les Russes sont disposés à échanger les bénéfices pour les volumes, du moins pour un temps.
Les actions s’écrasent
L’annonce a donné le coup d’envoi d’une forte correction pour les actions du secteur des engrais. Qui dit baisse des prix dit aussi réduction des bénéfices. En deux jours, Uralkali a perdu le quart de sa valorisation boursière. PotashCorp et le groupe américain Mosaic, ainsi que les plus petits acteurs Israel Chemicals et SQM (Chili), ont subi des pertes équivalentes. Le grand perdant, et ce n’est pas par hasard, est aussi le producteur le plus cher : la société allemande K+S qui, en deux jours, a perdu le tiers de sa valeur. Chez K+S, on estime à 250-300 dollars le prix de production moyen de la tonne de potasse. Si le nouveau prix de la potasse s’établit à 300 dollars, K+S atteindra tout juste le break-even et encore, uniquement grâce à son activité dans le sel. Et si le prix de la potasse continue à baisser, le risque est grand de voir K+S balayé du marché. Avec une production annuelle de potasse de 3,25 millions de tonnes, l’entreprise allemande est un acteur relativement modeste sur ce marché, sans compter que, par rapport à la Russie ou au Canada, les coûts sont nettement supérieurs. Ces dernières années, K+S a investi des milliards d’euros dans le projet Legacy, une nouvelle unité de production dans la province canadienne du Saskatchewan, dans le but de réduire les frais de production. La mine, qui devrait produire deux millions de tonnes de potasse par an, ne sera opérationnelle qu’en 2017, ce qui fragilise particulièrement K+S dans un futur proche.
Selon nos calculs, après K+S, devraient suivre Mosaic (coût de production de 225 dollars par tonne), Agrium (215 dollars) et Israel Chemicals (200 dollars). Ces acteurs ont une marge plus grande que K+S, quoique relative. Personne ne sait d’ailleurs pendant combien de temps Uralkali compte inonder le marché ni jusqu’où il est prêt à laisser filer le prix de la potasse. Pour Uralkali, le coût de production n’est que de 140 dollars par tonne. La baisse des prix peut également redynamiser la demande. Ces dernières années, les négociations avec de grands consommateurs comme l’Inde ou la Chine ont souvent été assez ardues, en raison du prix trop élevé de la potasse.
L’action d’Uralkali aura des répercussions sur les marchés des nitrates et des phosphates. Historiquement, les prix de ces trois composants d’engrais s’orientent de la même manière. Cela pourrait être une mauvaise nouvelle de plus pour des groupes comme PotashCorp et Mosaic, qui produisent plusieurs types d’engrais. Par ailleurs, la potasse bon marché peut stimuler la demande de nitrates et de phosphates, car les usines ont besoin des trois éléments (potassium, azote et phosphore) pour s’étendre. L’effet net au final n’est pas encore clair aujourd’hui.
Suffisamment robuste
PotashCorp souffrira également de la baisse des prix, c’est une évidence. Reste que la société canadienne est en position de force par rapport à d’autres producteurs occidentaux. Avec un coût de production moyen de 150 dollars par tonne de potasse, elle n’est que 10 dollars au-delà du niveau d’Uralkali. En fait, les Russes cherchent à capter la demande croissante de Chine et à éjecter du marché quelques acteurs plus coûteux. Pour cela, Uralkali ne cherche pas à réduire son prix en deçà de ses propres coûts de production. L’entreprise a d’ailleurs été avertie par les agences de notation que son rating pourrait être en danger en cas de trop forte baisse.
L’an dernier, avec un prix moyen de la tonne de potasse à 400 dollars, PotashCorp a engrangé un bénéfice brut de 3,41 milliards de dollars, dont 58 % en potasse, 29 % en nitrates et 14 % en phosphates. Déduction faite de 400 millions de dollars en frais opérationnels et généraux, 114 millions de dollars d’intérêts et 826 millions de dollars d’impôts, le bénéfice net s’établissait à 2,1 milliards de dollars et le cash-flow opérationnel à 3,2 milliards de dollars.
Supposons que le prix de la potasse se replie à 300 dollars, comme Uralkali le prévoit. Comme évoqué plus haut, cette baisse peut affecter le prix des nitrates et des phosphates. Supposons également, dans un scénario négatif, que ces prix reculent de 25 %, eux aussi. Le bénéfice brut reculerait de 38 % à 2,11 milliards de dollars et le bénéfice net serait de 1,1 milliard de dollars. Le cash-flow opérationnel régresserait à 1,9 milliard de dollars, un niveau tout juste suffisant pour couvrir les investissements de remplacement (600 millions de dollars) et le dividende actuel (1,2 milliard de dollars). Dans ce scénario, les autres investissements ou le rachat d’actions propres devraient se faire via le financement de la dette. PotashCorp a récemment annoncé vouloir racheter 5 % de ses actions propres. Pour économiser les liquidités, il y a un risque de voir le dividende raboté ou le programme d’achat, supprimé.
Ces calculs ne tiennent pas compte de réactions du management de PotashCorp (par exemple, des réductions de coûts) ou d’un éventuel impact de la baisse des prix sur la demande de potasse (avec pour conséquence une hausse des volumes de vente). Suite à la disparition de concurrents plus chers, l’entreprise pourra, tout comme Uralkali, étendre ses parts de marché. Ces derniers jours, les analystes ont revu à la baisse leurs prévisions en matière de bénéfices de 15 % pour 2013 et de 25 % pour 2014 et 2015. C’est ainsi qu’aujourd’hui, PotashCorp est cotée à 12 fois le bénéfice attendu pour 2013 et également 12 fois celui de 2014. Comme pour les autres entreprises du secteur, l’action restera indubitablement très volatile dans les années à venir, mais le deuxième producteur meilleur marché qu’est PotashCorp survivra. Nous considérons l’action comme un achat spéculatif. Les investisseurs seraient bien inspirés de commencer par acquérir une première position modeste et de l’étendre progressivement à mesure que l’on saura avec précision jusqu’où Uralkali est prêt à baisser. Il serait illusoire d’attendre et d’espérer cueillir l’action en fond de courbe. On ne saura qu’après coup où se situait le plus bas.
MATHIAS NUTTIN



La guerre est déclarée sur le marché de la potasse





K+S KALI SCPA FRANCE
L’objectif d’Uralkali est clair: faire plonger le cours de la potasse afin de jouer les volumes plutôt que les prix. Crédit Photo : Christine Hart/PHOTOPQR/L'ALSACE
INFOGRAPHIE - L’un des acteurs majeurs de l’extraction de la potasse, minerai très utilisé dans la fabrication d’engrais, a perdu près de 40% de sa valeur. En cause, l’annonce surprise du russe Uralkali, premier producteur de potasse dans le mo
En quelques séances, l’allemand K + S, un des acteurs majeurs de l’extraction de la potasse, ce minerai très utilisé dans la fabrication d’engrais, a perdu près de 40% de sa valeur. Les nord-américains PotashCorp, Agrium et Mosaic ont également dévissé en Bourse ses derniers jours. En cause, l’annonce surprise du russe Uralkali, premier producteur de potasse dans le monde avec 20% de parts de marché, fin juillet de commercialiser sa production seul, et non plus via BPC, une société formée avec le biélorusse Belaruskali.
La distribution de la potasse était jusqu’à présent largement dominée par BPC d’un côté et Canpotex, qui réunit PotashCorp, Agrium et Mosaic, de l’autre. Ce duopole contrôlait 70% de la production mondiale, permettant à ses membres d’afficher de confortables marges. L’an dernier, le résultat net d’Uralkali représentait ainsi 40% de son chiffre d’affaires. C’est pourtant ce système lucratif que le groupe russe à décider de faire exploser.
L’objectif d’Uralkali est clair: faire plonger le cours de la potasse afin de jouer les volumes plutôt que les prix. Conséquence: le groupe russe va affaiblir ses concurrents. «La consolidation sera une étape logique quand les prix baisseront à des niveaux correspondant aux coûts marginaux de production», a déclaré Vladislav Baumgertner, directeur général d’Uralkali au journal russe Vedomosti. Le dirigeant russe évalue ce niveau à 250 dollars la tonne, quand le cours se situait à 400 dollars la tonne avant le déclenchement des hostilités.
ECO_201332_cours_urakali.pdf

Projet majeur de BHP Billiton

Les dirigeants russes affichent également leur volonté de rendre moins rentables les nouveaux projets de développement. «La plupart des propriétaires des nouveaux projets devront revoir leur plan de développement et pourraient être forcés de les fermer», a clairement indiqué Vladislav Baumgertner. Dans la ligne de mire du patron russe: l’australien BHP Billiton. Le premier groupe minier mondial envisage d’investir 14 milliards de dollars pour créer la plus grande mine de potasse du monde, dans le Saskatchewan canadien.
Il s’agit toutefois d’une stratégie risquée également pour Uralkali. Le titre de la compagnie russe a été tout autant affecté que ses concurrents, perdant plus de 30% de sa valeur en quelques jours. De plus, la situation financière de la société sera fragilisée, selon l’agence de notation Moody’s. Toutefois, la volonté du groupe de faire croître sa production de 30 à 40%, à 14 millions de tonnes par an, devrait lui permettre de maintenir son niveau de liquidités. Ce que tous ses concurrents ne pourront pas faire si le cours de la potasse approche des 250 dollars la tonne.


Les cours de la potasse plongent

Mise à jour le mardi 30 juillet 2013 à 18 h 44 HAE
Installations de PotashCorp. à Rocanville, en SaskatchewanInstallations de PotashCorp. à Rocanville, en Saskatchewan (archives)  Photo :  PC/TROY FLEECE
De durs lendemains sont à craindre pour les producteurs canadiens de potasse, un minerai utilisé dans la fabrication de fertilisants.
Les cours de la potasse ont subi une forte baisse, mardi, sur le marché nord-américain, à la suite d'une annonce qui a pris l'industrie par surprise. L'annonce est venue des producteurs de potasse Uralkali et Belaruskali, respectivement de Russie et du Bélarus, qui ont décidé de mettre fin à leur partenariat dans une agence de mise en marché appelée BPC. Cette nouvelle laisse entrevoir une baisse marquée des prix de la potasse qui, selon les analystes, pourraient passer de 400 $ la tonne, qui est le prix actuel,  à 300 $ la tonne.
L'agence de mise en marché européenne faisait en sorte d'établir les prix pour plus du tiers de l'approvisionnement mondial en potasse. Son démantèlement a pour effet de « mettre fin au monde de la potasse tel que nous le connaissions jusqu'ici », d'après l'analyste Joel Jackson de Capital Markets.
Mardi, sur les places boursières, le titre de PotashCorp (TSX :POT) a plongé : à la clôture, il s'établissait à 32,66 $ en baisse de 16 % ou 6,24 $ par action. Le titre d'Agrium (TSX:AGU) quant à lui a terminé la journée à 89,15 $, en baisse de 4,69 $, ou 5 %. Le dollar canadien a fléchi de 0,40 ¢ pour terminer à 97,07 $.
La semaine dernière, PotashCorp annonçait à ses actionnaires un bénéfice moins élevé que prévu au deuxième trimestre.
PotashCorp de même que les minières Mosaic et Agrium sont les trois plus grands producteurs de potasse au Canada. Les trois entreprises font partie d'une agence de mise en marché appelée Canpotex. À noter que Mosaic est une société américaine avec d'importantes activités en Saskatchewan.
Le Canada détient l'une des plus grandes réserves mondiales de potasse et en exporte à d'autres pays, dont les États-Unis, la Chine et l'Inde.
Fin 2012, Canpotex avait annoncé la vente d'un million de tonnes de potasse à la Chine à un prix réduit.
À la lumière de l'annonce faite par les producteurs de Russie et du Bélarus, les investisseurs et des analystes tels que ceux de CIBC World Markets appréhendent qu'il y aura des surplus de potasse sur le marché mondial.
L'attente de la Saskatchewan
La Saskatchewan a par ailleurs déclaré qu'il était encore trop tôt pour dire si le bouleversement du marché de la potasse mardi aura un effet durable sur ses recettes.
Une porte-parole du gouvernement, Kathy Young, a précisé que tout changement sera reflété lors du résultat trimestriel budgétaire prévu le mois prochain et que la province suit de près l'évolution du marché.
Le Parti saskatchewanais entendait se servir des revenus de la potasse pour maintenir son léger surplus. Il espérait aussi voir l'industrie de la potasse continuer son rôle d'employeur important.

Potasse


Ce nom désigne des substances contenant du potassium et des composés du potassium, dont le plus commun est le chlorure de potassium (KCl). Dans l'écorce terrestre, le potassium est le septième élément en termes d'abondance. C'est également le troisième fertilisant des récoltes en importance, après l'azote et le phosphate. Les ENGRAIS comptent pour environ 95 % de la consommation mondiale de potasse, et de petites quantités servent à la fabrication de savons, de verre, de céramique, de colorants chimiques, de médicaments, de caoutchouc synthétique, d'agents de déglaçage, d'adoucisseurs d'eau et d'explosifs. Le sulfate de potassium (K2SO4) et le nitrate de potassium (KNO3) sont les principaux autres engrais potassiques. Le terme potasse (de l'anglais pot ash, cendre de pot) vient de l'habitude qu'avaient les pionniers d'extraire un engrais au potassium (K2CO3) en lessivant des cendres de bois et en faisant évaporer la solution dans de grands pots de fer.


URALKALI GDR (URKA)

24,35 USD 
-0,33% | -0,08 
 16/08/2013 16:40











POTASH CORPORATION OF SASKATCHEWAN INC. (POT)

30,39 USD 
-2,66% | -0,83 
 16/08/2013 22:01



K&S (SDF)

18,498 EUR 
+1,81% | +0,33 
 16/08/2013 19:56






dimanche 10 juillet 2011

Split Carrefour Dia



Carrefour : toutes les précisions sur l'opération Dia !


(Boursier.com) -- Suite à l'approbation de la distribution des actions Dia par l'Assemblée générale ordinaire et extraordinaire de Carrefour du 21 juin 2011, les actionnaires de Carrefour vont recevoir, le 5 juillet 2011, un dividende exceptionnel en nature prenant la forme d'actions Dia à raison de 1 action Dia pour 1 action Carrefour.
Les ayants droit à l'attribution des actions Dia seront les actionnaires de Carrefour dont les actions auront fait l'objet d'un enregistrement comptable à leur nom à l'issue de la journée comptable du 4 juillet 2011, soit la veille de la date de détachement et de livraison des actions Dia. Les ordres d'achat d'actions Carrefour exécutés pendant la journée du 4 juillet 2011 donneront donc droit aux actions Dia distribuées le lendemain, quand bien même le règlement-livraison des actions Carrefour n'interviendra que postérieurement à la date de détachement et de livraison des actions Dia.
Les actions Dia seront admises aux négociations uniquement sur les Bourses espagnoles à compter du 5 juillet 2011, sous réserve du visa de l'autorité de marché espagnole (CNMV) sur le prospectus de Dia.
Compte tenu de l'absence de cotation des actions Dia sur NYSE Euronext à Paris, une procédure facultative de cession des actions Dia sera mise en oeuvre par Carrefour afin de permettre aux actionnaires de Carrefour qui le souhaiteraient de céder sans frais de vente leurs actions Dia sur les Bourses espagnoles. La participation des actionnaires de Carrefour à cette procédure est purement facultative.
Les actionnaires de Carrefour désirant céder leurs actions Dia dans le cadre de la procédure facultative de cession devront adresser, à leur choix pendant l'une des deux périodes de la procédure, leurs instructions de vente à leur intermédiaire financier qui les fera parvenir à Caceis Corporate Trust en qualité d'agent centralisateur mandaté par Carrefour.
La première période de la procédure se déroulera du mardi 5 juillet au lundi 18 juillet 2011 inclus et la seconde période de la procédure se déroulera du jeudi 1er septembre au mercredi 14 septembre 2011 inclus.
Seuls les actionnaires de Carrefour, ayants droit de l'attribution des actions Dia, pourront participer à la procédure facultative de cession. Les actions Dia acquises sur les Bourses espagnoles après l'attribution ne seront donc pas éligibles à la procédure facultative de cession.
A l'issue de chacune des Périodes de la Procédure, après centralisation par l'Agent Centralisateur des actions DIA présentées à la procédure, celui-ci passera l'ordre de vente global de ces actions DIA auprès de Banco Santander, membre de marché mandaté par Carrefour pour réaliser la cession des actions Dia sur les Bourses espagnoles.
L'attention des titulaires d'actions Carrefour ayant apporté des actions Dia à la procédure facultative de cession est attirée sur le fait que la cession des actions DIA sera réalisée par le Membre de Marché pour leur compte aux conditions de marché prévalant au moment de la cession, avec le minimum de transactions possibles, en tenant compte de la liquidité et en limitant l'impact sur le cours de Bourse.
Pour chaque Période de la Procédure, à l'issue de la cession de la totalité des actions Dia apportées, l'Agent Centralisateur calculera un prix moyen de cession desdites actions et dès réception du produit de la vente, le répartira aux intermédiaires financiers pour crédit aux actionnaires cédants au prorata de la quantité des actions apportées à la procédure par chacun d'entre eux.
Les actionnaires peuvent s'adresser à leur intermédiaire financier pour toute information complémentaire.


logo



Dia : l'Aldi espagnol


Depuis peu, les actionnaires de Carrefour détiennent aussi des actions de Dia, la filiale de hard discount du distributeur français, récemment introduite en Bourse de Madrid.

L'action est chère.
VENDEZ.
Numéro trois du hard discountAvec un chiffre d'affaires de presque 10 milliards d'euros en 2010, Dia est le numéro trois mondial des hard discounters et le numéro un de ce secteur dans les pays émergents. Le groupe a vu le jour en Espagne en 1979 et a été absorbé par Carrefour en l'an 2000. Dia compte actuellement 6 400 magasins (en partie franchisés et sous l'enseigne Ed en France), répartis en deux formules et présents dans 7 pays : l'Espagne, le Portugal, la France, le Brésil, l'Argentine, la Turquie et la Chine.
Stratégie et objectifsDia peut s'appuyer sur une structure de coûts efficace, une organisation logistique bien huilée (totalement intégrée), un système informatique performant et une part importante et en croissance de marques propres. Il cherche à renforcer sa position de leader, principalement par une expansion plus rapide dans les pays émergents. Il est aussi à la recherche d'autres régions ou pays prometteurs. Le groupe cherche en outre à se focaliser davantage sur les produits frais et à étendre son programme de fidélité. Pour ces trois prochaines années, il table sur une hausse moyenne annuelle du chiffre d'affaires de 7 %. D'ici fin 2013, il compte disposer de 8 000 magasins (dont 40 % franchisés, contre 32 % fin 2010) et tirer des pays émergents 30 % de son chiffre d'affaires (contre 22 % actuellement).
Nous tablons quant à nous sur un bénéfice par action de 0,13 EUR en 2011 et de 0,20 EUR en 2012.
N'achetez pasCertes, le groupe est actif dans une niche intéressante et en croissance et il peut tirer parti de développements démographiques favorables (population en croissance, surtout dans les villes et les pays émergents) ainsi que de conditions socio-économiques avantageuses (consommateur de plus en plus intéressé par un bon rapport qualité/prix). Nous ne sommes pas pour autant très chauds pour son action. Car le groupe a assez bien de dettes. Et, comparée à celle de certains acteurs du secteur, sa rentabilité n'est pas mirobolante.


lexpress.fr


Carrefour: feu vert des actionnaires à la scission contestée de Dia

publié le 21/06/2011 à 07:50, mis à jour le 21/06/2011 à 19:16

PARIS - Les actionnaires de Carrefour ont validé dans une ambiance houleuse mardi la scission totale de Dia, l'enseigne discount du distributeur français, dénoncée par les syndicats qui crient au "démantèlement" du groupe dont la stratégie inquiète également certains petits porteurs.
Le feu vert à l'opération a été donné lors d'une assemblée générale à Paris. Environ 77% des actionnaires présents ou représentés, totalisant 68% des droits de vote, ont approuvé la scission en vue d'une cotation de Dia à Madrid à partir du 5 juillet.
Chaque actionnaire se verra remettre une action Dia par titre Carrefour détenu. Selon le groupe, l'opération pourrait valoriser Dia à quatre milliards d'euros, avec une dette de 800 millions d'euros.
Plusieurs centaines de salariés de Carrefour ont bruyamment manifesté leur opposition à la scission, rassemblés sur la place du Palais-Royal proche du Carrousel du Louvre où se tenait la réunion des actionnaires.
Les salariés détiennent environ 1% du capital du groupe et 1,76% des droits de vote. Michel Engelz, délégué Force ouvrière, qui a représenté le personnel lors du vote de l'assemblée générale, a accusé Carrefour d'avoir perdu la confiance de ses salariés, clients, petits actionnaires et fournisseurs.
Les critiques se sont cristallisées sur les deux principaux actionnaires, le fonds Colony Capital et l'homme d'affaires Bernard Arnault (14% du capital et 20% des droits de vote à eux deux) considérés comme les promoteurs de la scission de Dia, mais aussi de la foncière Carrefour Property, pour l'instant suspendue, pour compenser une moins-value sur leur investissement.
Depuis leur entrée au capital du numéro deux mondial de la distribution en mars 2007, le cours de Carrefour a fondu de moitié.
"Ils se sont trompés, ils sont entrée au mauvais moment", a estimé Fabrice Remon, directeur général du cabinet de conseil aux actionnaires Deminor, qualifiant la scission de "vente des bijoux de famille".
Plusieurs actionnaires ont pris à partie les dirigeants sur l'intérêt de céder Dia si l'activité est aussi prometteuse qu'ils affirment, ou sur l'intérêt de le coter au lieu de le vendre pour encaisser l'argent.
De la manifestation à l'extérieur, Dejan Terglav, syndicaliste FO, a fustigé les "projets de court terme" des administrateurs et "une politique au profit du plus petit nombre". "Le constat qu'on fait, c'est que l'action est passée de 53 euros (en mars 2007, NDLR) à 27 aujourd'hui. On n'a plus du tout confiance", a renchéri Bruno Damet pour la CGT.
Le conseil d'administration, réuni à l'issue de l'assemblée, a promu le suédois Lars Olofsson, directeur général de Carrefour depuis 2009, au rang de PDG, sur proposition d'Amaury de Sèze, jusque-là président qui devient "administrateur référent".
Anticipé par M. de Sèze devant les actionnaires, ce changement survient au moment où l'on dit M. Olofsson fragilisé après une accumulation de mauvaises nouvelles.
"A côté du lancement très encourageant" des hypermarchés rénovés Planet, les actionnaires ont récemment entendu parler du "changement de patron en France, de tensions sociales", de la suspension du projet de cotation de Carrefour Property, tandis que l'action baisse, a lui-même détaillé Lars Olofsson devant les actionnaires. "Tout comme vous, je n'en suis pas satisfait", a-t-il dit, comprenant que cela suscite "de la perplexité et même des doutes".
Carrefour "est sur le bon chemin et avance dans la bonne direction", a-t-il assuré, tandis qu'Amaury de Sèze faisait valoir que le groupe est engagé dans un plan de redressement à trois ans.
M. Olofsson s'est refusé à commenter "les rumeurs" sur son intérêt au Brésil pour le groupe CBD, partenaire local de son concurrent Casino.
Par AFP


Carrefour va scinder Dia et 25% de Carrefour Property

mardi 1 mars 2011 18h55

<p>Carrefour compte scinder 25% de sa filiale immobilière Carrefour Property et l'intégralité de son enseigne de hard discount Dia qui seront ensuite cotées en Bourse. Le numéro deux mondial de la distribution explique que cette opération va lui permettre de

PARIS (Reuters) - Carrefour a annoncé mardi son intention de scinder 25% de sa filiale immobilière Carrefour Property et l'intégralité de son enseigne de hard discount Dia qui seront ensuite cotées en Bourse, confirmant des informations obtenues par Reuters.

Auteur de deux "profit warnings" successifs, le numéro deux mondial de la distribution est depuis plusieurs mois sous la pression de ses principaux actionnaires, le fonds Colony et le groupe Arnault pour améliorer la performance opérationnelle du groupe et la valorisation de ses actifs.

Carrefour explique ainsi dans un communiqué que l'opération va lui permettre de "se concentrer pleinement sur le développement du potentiel de la marque Carrefour et sur son coeur de métier".

Pour procéder à la scission de son enseigne de hard discount, Carrefour prévoit de distribuer la totalité de ses titres Dia sous la forme d'un dividende exceptionnel.

"Si le projet était mis à exécution, chaque actionnaire de Carrefour se verrait remettre un nombre d'actions Dia égal au nombre d'actions Carrefour qu'il détient", précise encore le groupe français.

Carrefour indique aussi qu'il sera mis un terme à sa politique de rachat d'actions.

A terme, il est prévu que les actions Dia soient introduites à la Bourse de Madrid tandis que les titres Carrefour Property resteraient cotés sur Euronext Paris.

Dia, héritée de la fusion avec Promodes en 1999, est le troisième acteur mondial du hard discount derrière Aldi et Lidl.

Comptant pour 11% des ventes du groupe et 7% de son résultat opérationnel, l'enseigne ne constitue pas un actif stratégique pour Carrefour. Très rentable en Espagne, elle rencontre des difficultés en France.

Le groupe de distribution doit présenter jeudi en avant-Bourse les résultats de son exercice 2010.

Matthieu Protard, édité par Jean-Michel Bélot

dimanche 19 juin 2011

Casino @ GPA

16/06/11 08:27 Augmentation de la participation de Casino dans Grupo Pão de Açúcar (GPA)

Augmentation de la participation de Casino dans Grupo Pão de Açúcar (GPA)

Regulatory News:

Le groupe Casino (Paris:CO) annonce ce jour avoir informé le groupe GPA de l'augmentation de sa participation à concurrence de 8,6 millions d'actions préférentielles, soit 3,3% du capital de GPA. Sa participation économique totale, y compris les actions ordinaires, s'élève désormais à 37% du capital de GPA.

Par cette opération, le Groupe réaffirme son engagement dans GPA et sa confiance dans son équipe de direction. Casino démontre ainsi sa volonté de renforcer sur le long terme le développement de GPA ainsi que les positions du Groupe sur les marchés à forte croissance.

Cette acquisition ne modifie pas le contrôle de GPA, qui continue à être exercé par Wilkes*, selon les dispositions prévues à la fois par le pacte d'actionnaires de Wilkes, daté du 27 novembre 2006, et par celui de GPA, daté du 20 décembre 2006.

Casino

Casino est un acteur majeur du commerce alimentaire en France et à l'international. Multiformat, il gère au 31 décembre 2010 un parc de 11 663 magasins.

Le Groupe réalise 62 % de son chiffre d'affaires et 59 % de son résultat opérationnel courant en France, et 38 % de son chiffre d'affaires et 41 % de son résultat opérationnel à l'international, où il est présent dans 8 pays.

Au 31 décembre 2010, le Groupe a enregistré un chiffre d'affaires consolidé de 29 milliards d'euros et un résultat net (part du Groupe) de 559 millions d'euros. Casino est coté à la Bourse de Paris.

GPA

Acteur historique de la distribution alimentaire brésilienne, GPA dispose aujourd'hui d'un portefeuille multiformat et multi-enseigne. À fin 2010, le Groupe opère un parc de 1 647 magasins et dispose de fortes positions de marché dans les deux États les plus dynamiques du pays, São Paulo et Rio de Janeiro.

Les ventes de la société se sont élevées à 13 751 millions d'euros en 2010. GPA est consolidé par intégration proportionnelle depuis le 1er juillet 2005 par Casino. GPA est coté à la Bourse de São Paulo et à la Bourse de New-York.

*Holding de contrôle de GPA, co-contrôlée par le Groupe Casino et par le Groupe Diniz.

CASINO

Direction de la Communication Financière

Régine GAGGIOLI

samedi 19 février 2011

Danone & Nestlé



Danone a publié un bénéfice net annuel en hausse de 37.4% à 1.87 milliard d’euros sur une augmentation du chiffre d’affaires de 13.5% à 17.01 milliards d’euros. La croissance organique des ventes est ressortie à 6.9%. La marge opérationnelle courante a progressé de 3 points de base. Pour 2011, Danone vise une croissance de son chiffre d'affaires en données comparables de 6% à 8%, une progression de sa marge opérationnelle courante d’environ 0.20%, en données comparables. Cette progression proviendra de l'ensemble des activités du Groupe, mais plus particulièrement d'Unimilk et des synergies de son intégration. Elle se matérialisera donc sur le second semestre, tandis que la marge opérationnelle du premier semestre sera en léger recul par rapport à la même période de 2010. Danone table par ailleurs sur une croissance de son free cash flow cohérente avec l'objectif de 2 milliards d'euros pour 2012. Enfin, Danone envisage de procéder à des rachats d’actions au premier semestre 2011, dans la limite de 500 millions d’euros supplémentaires. Hier, le titre a bondi de 3.3% à 45.415 euros, dans des volumes 2.1 fois supérieurs à la moyenne des 20 derniers jours. Sur un an glissant, Danone prend 9.1%. Sur le plan technique, le titre est entre ses moyennes mobiles 20 & 50 jours.





Pourquoi la hausse des matières premières n'inquiète ni Danone ni Nestlé

Source : La Tribune.fr - 18/02/2011 | 20:08 - 754 mots

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Malgré les craintes sur les prix des matières premières, notamment, les géants européens de l'alimentaire prévoient une belle année 2011. Ils ont appris à piloter dans la crise et misent sur une clientèle toujours plus large, même dans les pays développés.

Des matières premières dont les prix s'envolent, des consommateurs toujours hésitants dans les pays développés : les géants européens de l'agroalimentaire auraient quelques raisons de s'inquiéter pour leur exercice 2011. Apparemment, il n'en est rien. Cette semaine, Franck Riboud et Paul Bulcke, les PDG de Danone et Nestlé, ont au contraire affiché une belle confiance pour cette année, étayée par des résultats 2010 en belle progression, tant sur les ventes que sur la rentabilité. Un optimisme fondé sur plusieurs éléments.

D'abord, les deux groupes ont largement démontré leur capacité à réagir à la langueur de la consommation dans les pays développés. Danone a franchement joué depuis deux ans sur la baisse des prix et la hausse des volumes. Objectif : réduire l'écart de prix entre ses produits et ceux à marques de distributeurs et regagner ainsi quelques points de parts de marché. Une stratégie qui se lit dans les résultats 2010 de sa division produits laitiers frais (les volumes y ont grimpé de 7,5 % en un an, et le chiffre d'affaires de 6,5 % seulement) et de ses eaux minérales (7,8 % de croissance en volume pour 5,3 % de hausse du chiffre d'affaires), deux activités fortement concurrentielles.

Beaucoup plus diversifié, avec plus de 10.000 produits en catalogue allant de la confiserie au café en passant par les laitages, l'eau ou les surgelés, Nestlé reste très discret sur les variations des volumes vendus. Mais le géant suisse reconnaît avoir accru de 13,2 % ses dépenses en marketing consommateur. Et il a continué de parier sur ses valeurs phares, comme Nespresso en croissance de plus de 20 % en 2010 et qui représente désormais plus de 3 milliards de francs suisses de chiffre d'affaires (sur un total de 104,6 milliards de francs).

Pour compenser ces efforts en direction du consommateur, dans un contexte de hausse des matières premières, les deux groupes ont amélioré leurs processus industriels et traqué les coûts inutiles. Danone affiche 500 millions d'euros d'économies en 2010. Et Nestlé assure avoir réduit de 20 points de base ses coûts de distribution (dans les eaux minérales et les glaces en particulier) et de 70 points de base ses dépenses administratives.

Au-delà de ces efforts ponctuels, Danone et Nestlé misent sur les changements d'habitudes alimentaires des consommateurs. Constatant par exemple qu'un Américain moyen ne consomme que 5 kg de produits laitiers par an, contre près de 30 pour un Français, Danone cherche à persuader les États-Unis du bienfait des yaourts. Et classe d'ailleurs ce pays dans la liste de ses... émergents. Nestlé, lui, se félicite des belles performances de Nescafé au Japon, un pays très consommateur de thé, mais où il a vendu 500.000 machines Nescafé Dolce Gusto.

Les deux groupes ont investi fortement aussi ces dernières années sur des segments qui restent porteurs, même quand la consommation flanche. C'est le cas en particulier de la nutrition infantile et médicale, très dynamique dans les pays développés comme dans les émergents. Danone est entré dans ce secteur en 2007 en rachetant Numico, juste après avoir cédé ses biscuits LU à l'américain Kraft. Il y a réalisé l'an dernier le quart de son chiffre d'affaires total, avec une marge opérationnelle proche de 20 % (contre 15 % pour l'ensemble du groupe). Nestlé, pour sa part, a réalisé 10 % de son chiffre d'affaires 2010 dans cette activité nutrition, avec, là encore, une jolie marge, de 18,1 % contre 13,4 % pour l'ensemble du groupe (hors Alcon).

Enfin, et surtout, Danone et Nestlé se rassurent grâce au fantastique potentiel de croissance des pays émergents. Pour conquérir ces millions de nouveaux consommateurs, ils adaptent produits, recettes et formats aux goûts et aux budgets des Chinois, des Indiens ou des Russes. Et multiplient les acquisitions ou les partenariats. Avec le rachat d'Unimilk l'été dernier, Danone réalise désormais le même chiffre d'affaires en France qu'en Russie. Et ce pays devrait devenir son premier marché en 2011, devant l'Hexagone ! Il lui faudra, certes, redresser les marges d'Unimilk, victimes de la sécheresse de l'été dernier. Mais Danonedétient désormais 40 % (en valeur) du marché russe des produits laitiers frais. Quant à l'Asie, elle lui a apporté 14 % de son chiffre d'affaires en 2010, avec une marge de plus de 18 % contre 15,7 % en Europe. Nestlé profite lui aussi du dynamisme de ces régions où ses ventes ont augmenté de 11,5 %, avec des hausses à deux chiffres en Afrique, en Chine ou en Inde. De quoi rester serein, même quand le café ou le lait s'envolent et que la consommation occidentale reste molle.

Odile Esposito - 18/02/2011, 20:08

LA FIABILITÉ DE NESTLÉ NE PARVIENT PAS À SÉDUIRE

       Renee Schultes,     DOW JONES NEWSWIRES    

Comme prévu, Nestlé (NESN.VX) a réalisé en 2010 une solide performance, mais qui n'a pas suffi à enthousiasmer les investisseurs. Le géant suisse de l'agroalimentaire, propriétaire de la marque de chocolat Kit-Kat et des produits culinaires Maggi, est parvenu en dépit de la morosité des marchés en Europe et aux Etats-Unis à afficher une croissance organique de 6,2% de son chiffre d'affaires, proche de sa moyenne sur 10 ans, et une progression de 7,4% de ses bénéfices. Pourtant, malgré un parcours presque sans faute, les investisseurs ne sont pas séduits, et l'action du groupe sous-performe cette année le secteur alimentaire européen et l'ensemble du marché.

Certes, le modèle de Nestlé devrait à nouveau faire ses preuves en 2011. La croissance du chiffre d'affaires, qui s'est accélérée au quatrième trimestre, conserve plus ou moins ce nouveau rythme. Les dirigeants du groupe se sont sentis en mesure de confirmer l'objectif à long terme d'une croissance organique de 5 à 6% du chiffre d'affaires, ce qu'ils n'avaient pas fait à la même période de l'an dernier. La hausse des prix des matières premières pourrait coûter entre 2,5 et 3 milliards de francs suisses à Nestlé, d'après les estimations. Mais ce montant devrait au moins pour moitié être absorbé par les économies de coûts visées par le groupe, et le reste devrait en grande partie être compensé par l'effet bénéfique sur les résultats de l'augmentation des volumes et de l'amélioration du mix, grâce au développement des produits à marge élevée. Le groupe ne devrait pas avoir de mal à relever ses prix si nécessaire, compte tenu de ses innovations et de ses catégories défensives de produits, comme les aliments pour animaux de compagnie.

Le bilan de Nestlé laisse en outre espérer une rémunération accrue des actionnaires. Son programme de rachats d'actions de 10,1 milliards de francs suisses a contribué à hauteur de 0,8 point de pourcentage à la croissance du bénéfice courant par action en 2010 et il prévoit de racheter encore pour 5 milliards de francs suisses de ses propres actions au premier semestre de cette année. Nestlé a également augmenté la part des bénéfices distribuée sous forme de dividendes, qui s'est élevée à 55,7% l'an dernier. Et comme il vise une dette nette comprise entre 15 et 18 milliards de francs suisses en 2012, contre 1,3 milliard en 2010, on peut s'attendre à de nouveaux rachats d'actions et à une augmentation des dividendes même s'il réalise des acquisitions de taille moyenne.

Avec un cours de Bourse s'élevant à 14 fois la prévision de bénéfice pour 2012, Nestlé semble justement valorisé compte tenu de la croissance de 7% des bénéfices à nouveau attendue cette année. Son rival Danone (BN.FR) pourrait cependant présenter un potentiel de hausse plus important. Danone est certes un pari plus risqué, à cause de l'intégration du groupe laitier russe Unimilk et de la baisse attendue de sa marge opérationnelle au premier semestre. Mais 60% des marchés du groupe français enregistrent une croissance à deux chiffres des ventes, y compris les Etats-Unis, et il vise entre 6% et 8% de croissance organique du chiffre d'affaires cette année.

Nestlé pourrait représenter pour les investisseurs une façon sûre de parier à la fois sur le rendement et sur la valorisation. Mais Danone, qui se négocie avec à peu près le même multiple, pourrait être plus alléchant pour les investisseurs à la recherche d'une valeur de croissance dans le secteur alimentaire.

-Renee Schultes, Dow Jones Newswires

(Version française Agnès Adourian)

  

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February 18, 2011 11:01 ET (16:01 GMT)

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Source:Dow Jones News 18.02.2011 17:01