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lundi 19 novembre 2012

polyisobutènes : AquaPIB




Une découverte que l'industrie attendait


plus d´informations dans essenscia Innovation Award

Le rêve de tout innovateur : faire une découverte qui constitue une percée industrielle, de préférence à l’échelle mondiale. Pour BASF et Emulco, ce rêve semble se réaliser. Les deux partenaires sont parvenus à concevoir de nouvelles formes plus pratiques de polyisobutènes (PIB), un matériau polyvalent, mais difficile à utiliser jusqu’ici, en combinant ses atouts connus avec des émulsions à base d’eau. Conséquence ? Les émulsions de PIB offrent une plus grande facilité d’utilisation, ce que l’industrie espérait ardemment. L’innovation ouvre également la porte à de nombreuses nouvelles possibilités. Cette découverte made in Belgium est à la veille d’une innovation d’envergure mondiale.
Emulco et BASF sont les gagnants du premier essenscia Innovation Award.
Emulco et BASF sont les gagnants du premier essenscia Innovation Award.
Cela ne marchait pas. Pour personne dans le secteur. BASF fabriquait depuis longtemps des polyisobutènes (PIB), un matériau approprié pour une foule d’applications. Sauf que leur traitement représentait un énorme obstacle : seuls les utilisateurs industriels, disposant de l’équipement nécessaire, très coûteux, pouvaient le travailler. Aujourd’hui, la collaboration entre les laboratoires de l’entreprise gantoise Emulco et BASF permet d’obtenir des formules PIB plus pratiques. Le spécialiste de l’émulsion Emulco cherchait depuis quelque temps des formules à base de polyisobutènes.
“Emulco a toujours été un pionnier dans ce domaine” , affirme Edith Coune, développeur de marché chez BASF à Waterloo. “L’entreprise gantoise ne se satisfaisait pas de l’apparente impossibilité de simplifier le traitement. Les PIB sont des matériaux très polyvalents. Ils possèdent des propriétés fantastiques. Ils forment une barrière contre les liquides, la vapeur d’eau et les gaz, ils collent, ils sont très flexibles, ce sont des isolants électriques et ils peuvent être maintenus à l’état liquide jusqu’à -60°C. Ils sont tellement peu nocifs qu'ils sont comestibles. Si vous l’incisez, le matériau se répare de lui-même, ce qui est idéal pour une couche de protection.
De plus, les PIB ne perdent pas leurs propriétés. Nous pourrions donner cent ans de garantie sur des produits fabriqués dans ce matériau. Bien entendu, les possibilités d’applications sont aussi diverses que nombreuses. Les PIB sont utilisés dans les chewinggums, les post-its et les poches médicales. Parmi les applications plus industrielles, citons le colmatage des conduites de gaz et autres, ou l’étanchéité des toitures et de double vitrage."

Difficile à manipuler

Les PIB ont cependant un inconvénient majeur : ils sont particulièrement difficiles à traiter. “Les PIB se présentent sous la forme d’une pâte épaisse, caoutchouteuse et particulièrement collante. Elle adhére à tout sauf aux silicones, a une viscosité très élevée et ne cristallise pas. On ne peut traiter cette matière qu’avec des équipements spécialisés, très chers. Et après l’avoir chauffée à 150°C, voire plus. Des pétrisseuses particulièrement robustes sont donc nécessaires. Ces impératifs de production limitent énormément les possibilités d’application.
Chez BASF, nous recherchions depuis longtemps une forme plus facile à utiliser” , poursuit Edith Coune. Même si de nombreuses entreprises industrielles cherchaient cette solution depuis des décennies, la collaboration entre Emulco et BASF a rapidement porté ses fruits. “Les premiers contacts entre les chercheurs remontent à 2009. Le courant est très bien passé dès le départ, y compris sur le plan humain. D’un point de vue technologique, nous avons rapidement enregistré des résultats, puisque nous avons pu réaliser une première émulsion aqueuse de PIB dans notre labo le 27 avril 2010” , explique Lieve Taets, Research & Development Manager chez Emulco
Elle a retenu la date comme un jalon historique. Et pour cette industrie, ce pourrait bien le devenir. “Les émulsions aqueuses s’avéraient conserver les excellentes caractéristiques des PIB, même à faible concentration.”  

300 applications

“Chez Emulco, le défi consistait avant tout à rendre nos émulsions de cire plus flexibles, mais la solution finale va beaucoup plus loin” , explique Lieve Taets. Elle nous tend un petit pot contenant une espèce de lait, inoffensif et facile à utiliser. Nous avons trouvé la combinaison idéale entre une cire et un polymère, qui permet immédiatement d’envisager de nouvelles applications. Ainsi l’émulsion est-elle particulièrement appropriée pour le soussol des pistes de chevaux. Grâce à la flexibilité et aux caractéristiques hydrofuges des PIB, vous pouvez continuer à utiliser la piste en période de sécheresse sans l’arroser, été comme hiver. En fait, nous intégrons une espèce de pâte à bougie dans le sol, qui continue à adhérer et absorbe la poussière. Nous avons pu la tester immédiatement sur des pistes en Finlande” , continue Lieve Taets.
 “De nouvelles perspectives s’ouvrent pour toute une série de solutions adaptées aux besoins de nos clients” , affirme Edith Coune. “Nous prévoyons le développement d’environ trois cents formulations dans d’innombrables marchés et niches au cours des trois prochaines années. Nous voulons ancrer un maximum de développements dans notre pays et le nouveau site de production sera établi ici, en Belgique.”  

Spray et étanchéité

Ces émulsions de PIB sont d’ailleurs particulièrement intéressantes pour de nombreuses applications durables dans la construction. “Elles sont idéales pour assurer l’étanchéité à l’air d’une maison passive. Une petite couche de spray sur le matériau isolant suffit. Elles permettent également d’accroître la résistance à la corrosion des armatures de béton. Une barrière de PIB est capable de bloquer le radon, deuxième cause de cancer du poumon. Ce procédé est actuellement testé à l’Université de Sarre. Des projets pilotes sont déjà en cours pour des sprays permettant d’apposer une couche étanche à l’air sur un isolant” , résume Lieve Taets.
Les fabricants de verre utilisent les PIB traditionnels pour enfermer le gaz qui sépare les deux feuilles de verre d’un double vitrage. Eux aussi se montrent intéressés par l’idée de simplifier le procédé de production avec les nouvelles émulsions PIB. “essenscia et le secteur de la construction sont en train de lancer un projet baptisé RenoChem, dans le cadre duquel nous élaborons des applications avec des fabricants de produits de construction.”  En outre, un producteur d’étiquettes veut en faire des étiquettes résistantes à l’eau destinées à des emballages de produits alimentaires en utilisant une colle à base d’eau. Les deux entreprises attendent également de nouvelles applications dans les peintures et les vernis.
“Il y a d’ores et déjà des PIB dans les après-shampooings, par exemple. Mais il est très difficile de les produire, rien qu’en raison de la dissolution dans les solvants. Les grandes entreprises de cosmétiques ont déjà montré de l’intérêt pour les nouvelles émulsions de PIB, plus faciles à utiliser. On trouve des PIB dans de nombreux produits de beauté, des crèmes aux produits de peeling” , résume Lieve Taets. “Emulco pense que le nouveau produit pourra même remplacer les silicones qui causent des réactions allergiques chez certains utilisateurs de produits de beauté. Or on n’a encore constaté aucune réaction allergique aux PIB.
Et ces derniers ajoutent une propriété unique au produit final : seuls les après-shampooings qui contiennent des PIB préservent la souplesse des cheveux. Ce matériau est également essentiel dans les bâtons de rouge à lèvres” . Par ailleurs, un fabricant de cuir se montre également très intéressé. Il pense déjà à la production d’une application, mais refuse de dire pour quoi. Sans doute y voit-il un énorme avantage compétitif.

Difficile de faire plus écologique

L’innovation obtient également d’excellentes notes en matière d’environnement. “Ces émulsions de PIB étant à base d’eau, elles permettent de se passer de solvants. L’éventail de possibilités dans la construction relève également de la construction durable. De nombreuses applications augmentent l’efficacité énergétique du bâtiment ou ont une fonction isolante. De plus, les quantités nécessaires sont souvent très réduites : généralement, une couche extrêmement fine suffit. Ainsi les émulsions de PIB remplaceront-elles sans problème les grandes bandes autocollantes sur les joints des conduites de gaz. Chez BASF, nous y voyons beaucoup de potentiel pour remplacer nos propres enduits et colles. N’oubliez pas que les bandes adhésives s’usent, pas les PIB.
Plus encore : ils se réparent d’eux-mêmes. Si vous y faites une incision, elle se comblera d’elle-même. Vous pouvez ainsi réduire la quantité de produits à utiliser” , poursuit le développeur de marché chez BASF. L’enthousiasme des deux équipes rappelle celui de deux parents qui tiennent dans leurs bras un magnifique bébé. Mais elles ne sont pas les seules à attendre beaucoup de cette percée. “Toutes les entreprises qui ont pu découvrir les possibilités offertes se sont montrées extrêmement enthousiastes” , poursuit Lieve Taets. “Les chercheurs sont particulièrement séduits.”  

Protection et marketing

Pour exploiter pleinement et rapidement le potentiel gigantesque des émulsions de PIB, BASF va maintenant faire appel à sa machine de marketing. “Nous lancerons d’emblée la nouvelle gamme de produits sur trois marchés : l’Europe, l’Asie et l’Amérique. Nous pourrons produire le volume nécessaire en Belgique, et il s’agira rapidement de 100 000 tonnes par an” , affirme Edith Coune.
“Emulco a d’abord introduit sa demande de brevet en Belgique et l’étendra à toute l’Europe au cours des mois à venir. Nous n’avons pas encore choisi les pays dans lesquels nous allons demander des brevets, mais nous allons bien entendu le faire partout où il existe un marché sérieux pour les nouvelles émulsions de PIB. BASF se concentre sur le brevetage large des applications des PIB, alors qu’Emulco se focalise davantage sur la technologie proprement dite. BASF protège toute la gamme des possibilités, mais a convenu de travailler exclusivement avec Emulco à de nouvelles applications” , explique Edith Coune. Jean Vanhoebost, administrateur délégué d’Emulco, voit d’un très bon oeil cette synergie entre le géant de la chimie et les atouts typiques d’une PME belge.
“Nous nous sommes remarquablement bien entendus durant ce processus de développement. Les deux parties sont particulièrement enthousiastes quant à la collaboration” , remarque-t-il. “En raison de sa taille, BASF s’apparente à un gros navire : le groupe n’est pas capable de réagir aussi rapidement aux opportunités commerciales intéressantes qu’une PME. C’est pourquoi elle peut compter sur Emulco” , complète Edith Coune. “Sans cette collaboration, nous n’y serions jamais parvenus.”  Emulco peut introduire de nouvelles formules et assurer la production avec une grande flexibilité, en fonction des demandes du client. De son côté, BASF peut recourir à son appareil de marketing et de vente mondial pour pénétrer rapidement les marchés.

Emplois

Emulco va commercialiser son innovation sous la marque déposée de AquaPIB . Et l’impact sur l’économie belge sera immédiat. “À court terme, au moins 25 collaborateurs travailleront dans la nouvelle unité de production que nous allons construire, un investissement de plusieurs millions d’euros” , explique Jean Vanhoebost.
“La production doit cependant commencer rapidement, au troisième trimestre de 2013, dans le port de Gand. Elle s’effectuera en soustraitance, dans le cadre d’un contrat de travail à façon. Nous prévoyons de produire environ 1000 tonnes en 2013. Nous allons ensuite multiplier le volume de production par dix chaque année. Les 100.000 tonnes prévues pour 2015 doivent générer un chiffre d’affaires d’environ 350 millions d’euros, le tout à partir du site de Gand. Pour BASF, cela accroîtra bien entendu la demande de PIB à Anvers et Ludwigshafen. La production d’émulsions de PIB pourrait également être étendue en dehors d’Europe, en Malaisie et au Brésil.”  
L’essenscia Innovation Award procure une belle notoriété à l’innovation. “Cela augmente encore les chances de voir d’autres entreprises belges parmi les premières à développer des applications pour la nouvelle émulsion de PIB, ce qui est bien entendu notre objectif. Nous avons déjà noué des contacts avec plusieurs sociétés belges. Naturellement, toute application doit être brevetée le plus vite possible, afin de protéger le nouvel avantage concurrentiel” , poursuit Coune.  

Une innovation en quatre temps

1. Les polyisobutènes (PIB) étaient déjà des produits très polyvalents avant cette innovation.
  • Ils constituent une barrière parfaite contre les fluides, la vapeur d’eau et les gaz.
  • Ils adhèrent à tout sauf aux silicones.
  • Ils sont très flexibles, constituent un isolant électrique et peuvent être maintenus en phase liquide jusqu’à -60°C.
  • Ils sont si inoffensifs qu’ils sont comestibles.
  • Si vous faites une incision dans du PIB, le matériau se répare de lui-même.
  • Ils ne perdent pas leurs propriétés : vous pouvez les utiliser pendant une centaine d’années.
Bien entendu, les possibilités d’application étaient aussi diverses que nombreuses.
2. Mais les PIB étaient très difficiles à traiter et à transformer.
  • Ils se présentent sous la forme d’une pâte épaisse, caoutchouteuse et particulièrement collante.
  • Ils présentent une très haute viscosité et ne cristallisent pas.
  • Vous ne pouvez les traiter qu’après les avoir chauffés à 150°C ou plus.
  • Pour cela, des pétrisseuses particulièrement robustes sont nécessaires.
  • Vous ne pouvez les transformer qu’avec des équipements spécialisés, particulièrement coûteux.
Ces impératifs de production limitaient énormément les possibilités d’application. 
3. Les nouvelles émulsions de PIB d’Emulco sont beaucoup plus pratiques.
  • Ces PIB révolutionnaires se présentent sous forme d’un liquide laiteux, légèrement collant, facile à traiter.
  • Vous pouvez aisément les intégrer dans des colles, des sprays et dans de nombreuses autres formes d’utilisation.
Ces caractéristiques ouvrent la voie à d’innombrables applications potentielles dans de nombreux secteurs.
4. Les producteurs prévoient le développement de 300 nouvelles formulations en trois ans.
  • Les nouvelles émulsions de PIB permettent d’améliorer les pistes pour chevaux.
  • Elles sont appropriées pour toutes sortes de colles.
  • Sous forme de spray, elles peuvent rendre un local étanche à l’air ou au radon.
  • Elles protègent les armatures de béton contre la corrosion.
  • Elles permettent une protection plus rapide, moins chère et plus durable des conduites de gaz, pétrole et autres. L’industrie cosmétique pourra intégrer beaucoup plus facilement qu’avant les PIB dans des après-shampooings pour cheveux, bâtons de rouge à lèvres, crèmes et produits de peeling.
Ces émulsions rendent les plaques de plâtre hydrofuges. Et ceci n’est qu’un premier échantillon des possibilités…

mardi 29 novembre 2011

Jason about VUI


Why Apple is about to build, buy, or partner on a web search engine


November 29, 2011, 1:26 AM PST
Takeaway: Apple’s Siri could change the game in search and put a lot of pressure on Google, but first Apple needs to deal with web search integration.
Apple’s iPhone 4S was a disappointment to all of those who were expecting a redesigned iPhone 5, but in the grand scheme of the things the launch of the iPhone 4S may turn out to be Apple’sChamber of Secrets.
Forgive the Harry Potter reference, but Chamber of Secrets is the second book in the seven-book Harry Potter series, and while it’s generally the least favorite of the books among Potter fans, by the time you get to the final book you realize that Chamber contained critical plot information that foretold important future events.
The fact that the iPhone 4S was an incremental hardware upgrade and lacked a new design has largely overshadowed its one revolutionary feature that could shape Apple’s future: Sirivoice commands and voice-activated search.
Apple has limited Siri to the iPhone 4S to start, but that probably has less to do with Siri needing extra computing power on the phone and more to do with Siri still being in beta. Since Siri requires a cloud connection, limiting Siri’s spread at first gives Apple the opportunity to stress-test its data centers and scale up for the future.
Even with its beta quirkiness, Siri is impressive. While Google Android and Windows Phone 7 both had a jump on the iPhone in terms of voice control, Apple has zoomed past both of them with thepurchase of Siri and its integration into the iPhone. The big deal for Siri is that it understands natural language and it is standardized across a lot of different applications on the iPhone. The user doesn’t even have to be aware of which apps to use. You can simply give Siri a natural language command and she automatically interacts with the right app to execute it. That’s a nice step forward for voice user interface (VUI).
The Siri experience hearkens back to the launch of the original Macintosh in 1984 when Steve Jobs climaxed his unveiling by saying, “I’d like to let Macintosh speak for itself” and it did (using Macintalk software), which blew the minds of techies at the time. Of course, in a larger sense, the whole thing also points back to the computer in Star Trek and its VUI. In other words, Apple has been entranced by the idea of integrating speech into everyday computing for a long time — almost from the beginning of the company.
However, as fun as it is to bark orders at your phone and have it obey your commands in real time, the revolutionary piece of Siri is what it does in Internet search. It’s early and Siri is still imperfect, but there are moments when Siri drastically streamlines the search process and gives us a peek at the future.
For example, I recently asked Siri for “the closest Mediterranean restaurant” (right) and got a list showing 11 restaurants, their user ratings, and their distance from my current location. Clicking any of the selections in the list immediately took me to a map.
Another time, I asked Siri, “How many calories are in a kiwi?” She came back with 46 calories along with a full chart of all the nutritional information for a kiwi.
Last week when I was doing research for my article iPhone and Surface: The moment Apple and Microsoft diverged, I got frustrated trying to find historical data on the market cap and revenue of Microsoft and Apple going back to 2007. In desperation (and half-jokingly) I asked Siri a question about Microsoft revenue in 2007 and surprisingly got an answer, based on data from Wolfram Alpha (which was also the source of the kiwi data). That eventually led me to Wolfram Alpha on the web (from my computer) to do a full lookup of the data, but the fact that Siri led me there was a big “ah ha” moment.
Siri can also help you find nearby physicians, lookup movie times, and pull up weather data when you ask questions like, “is it going to rain tomorrow?” Siri still has a hard time understanding normal speech at times and it’s limited by its access to freely available data sources like Google, Wolfram Alpha, and Yelp. But, Apple has shown us what’s possible with a much more approachable VUI than anything we’ve seen so far in the consumer market. Siri is almost like an IBM Watson for the masses.
One of the important things to notice about Siri is how it disintermediates search results pages in general and Google specifically. Instead of giving you a page of possibilities to choose from, Siri tries to give you a single authoritative answer to your question. Since Google makes all of its money by allowing advertisers to place their ads next to the items listed on the search results pages, it’s easy to see why Google Chairman Eric Schmidt is talking about Siri as a competitive threat.

The next step

Now that Apple has opened the door to a natural language VUI and demonstrated new possibilities, the game really begins. Google and Microsoft will undoubtedly take cues from Siri and bring similar functionality to Android and Windows Phone, since both companies already have a lot of engineers working on voice technology. That means Apple is going to have to rapidly improve and innovate Siri if it wants to be a leader in VUI. Siri has two areas that need the most work: 1.) it needs to keep improving voice recognition, and 2.) it needs more data sources to feed Siri and integrate into its equation.
Currently, if Siri doesn’t have an answer to something, the fallback is to throw the question to a standard mobile web search. That’s not going to suffice for long – especially when you consider the level of integration that Google and Microsoft will be able to do since they both own search engines. Siri needs a web search that is tightly integrated into the service in the same way that Wolfram Alpha and Yelp are today.
That leaves Apple with three options: build, buy, or partner.

Build

Siri itself is already a bit of a search engine, and with all of the searches that are now happening through Siri and running through Apple’s servers, the company is amassing a treasure trove of data about the ways people are using voice search. Plus, all of the Siri data is tied to specific users and that will give Apple an excellent opportunity to do personalized search in the future.
Last year at the D8 conference when Steve Jobs was asked about Apple buying Siri and going into the search business he said, “They’re not a search company. They’re an AI company. We have no plans to go into the search business. We don’t care about it — other people do it well.”
While Jobs has famously denied lots of things that Apple eventually went on to do, it’s hard to see Apple building its own web search engine from scratch based around the core team it acquired from Siri. That would take years and lot of resources. Just look at how much money Microsoft has had to throw at building Bing, with only moderate success and no hope of turning a profit any time soon.

Buy

The faster on-ramp for Apple would be to buy one of the smaller players in web search, integrate it with the Siri team, and put most of its resources into customizing a VUI that feeds Siri. There are a few decent candidates that Apple could gobble up: Blekko, DuckDuckGo, Yippy, Dogpile, and even good old AskJeeves.
Apple has $80 billion in cash reserves so it has plenty of resources to buy any of these search engines. The best options would likely be DuckDuckGo and Blekko. Both of them already do some things better than Google, but don’t get much attention because they’re so small.

Partner

If Apple were to partner with another company in search it would have to be Google, Microsoft Bing, or Yahoo (which has mostly abandoned its own search for Bing). Google is an obvious “no” since it’s Apple’s archrival in mobile. Bing might look like it makes sense in the short term, since Microsoft has fashioned Bing as a “decision engine” rather than a search engine and that fits pretty well with what Siri is trying to accomplish.
But, Microsoft is destined to want to do something similar to Siri in Windows Phone and that will be enough to scare Apple away from a doing a deal with Microsoft.

Sanity check

With Siri, Apple has lowered the friction on search and turned it into a mellifluous experience. But, to take it to the next level, Apple is going to need much tighter integration with web search. Building a search engine would take too much time and there aren’t many good options for Apple to partner with in search, so the most likely scenario is that Apple will buy a smaller player and integrate it into Siri.
Siri clearly has tremendous future potential for Apple across its entire product line. By the end of 2013, I expect that we’ll see Siri on most iOS devices and Macintosh machines. Nick Bilton evenbelieves Siri is the revolutionary interface that Steve Jobs wanted to bring to television sets.
The bigger and more entertaining question is if Apple does jump into search with both feet, will the company freely release Siri on the Web and challenge Google directly? I doubt it, given Apple’s affinity for hardware/software integration, but it’s fun to consider, especially as we look at Apple’s new VUI as arguably the most important new development in search in the past decade.

Also read

mardi 18 octobre 2011

Exploring iPhone 4S @ TechRepublic with Bill



Apple iPhone 4S Teardown: Old design, new hardware

October 14, 2011, 4:33 PM PDT
Takeaway: Bill Detwiler cracks open the Apple iPhone 4S and finds a design nearly identical to that of the iPhone 4, but also significant hardware updates.
In October 2011, Apple released the iPhone 4S. Although its exterior and interior design are nearly identical to that of theiPhone 4 (released in June 2010), the iPhone 4S packs a lot of new hardware.
The iPhone 4S is available in 16GB, 32GB, and 64GB models. It comes in black or white. In the U.S., the iPhone 4S is available from AT&T, Sprint, and Verizon. When purchased with a two-year contract, a 16GB model costs $199, the 32GB model costs $299, and the 64GB model costs $399. I bought AT&T’s version of the white, 16GB iPhone 4S (sans contract) from a local Best Buy Mobile location for $699.99 (plus tax).
Our the Apple iPhone 4S has an Apple A5 1GHz dual-core processor with 512MB of DDR2 RAM, 16GB of storage, 8MP rear-facing camera, VGA-quality front-facing camera, and 3.5″ Retina display (960×640-pixel resolution at 326 ppi). It measures 4.5″ (H) x 2.31″ (W) x 0.37″ (D) and weighs 4.9 ounces (0.1 ounces heavier than the iPhone 4).
We’ve published teardown galleries of the iPhone 4iPhone 3G SiPhone 3G, and original iPhone. I couldn’t wait to get my hands on the 2011 model.
Full teardown gallery: Cracking Open the Apple iPhone 4S

Cracking Open observations

  • Different battery: The iPhone 4S has a 3.7V, 5.3Whr Li-ion Polymer battery, which has a different connector than the iPhone 4’s 3.7V, 5.25Whr battery.
  • Tamper-resistant pentalobe screws: Like Verizon’s version of the iPhone 4 and the latest MacBook Airs, the iPhone 4S has two pentalobe screws along its bottom edge. You’ll need a special screwdriver to remove them.
  • iPhone 4 design (take two): The iPhone 4S’ internal hardware layout is nearly identical to that of the iPhone 4. Their PCBs are roughly the same size and shape, as are the batteries, speakers, display/touchscreen assemblies, buttons, and dock connectors. Unfortunately, there are few, if any, interchangeable components. For example, the batteries have different connectors, and the speakers have different wires attached.
  • A5 processor: The 1GHz dual-core Apple A5 processor (with 512MB RAM) is a step up from the iPhone 4’s A4 chip. From their markings, both chips appear to have been manufactured by Samsung. According to Apple, the new processor provides “two times more power and up to seven times faster graphics” than the old chip.
  • Twin antennas: The iPhone 4S has two cellular antennas. According to Apple, the phone will automatically switch between the two antennas to achieve the best possible call quality.
  • World phone capability: Depending on which carrier you choose, the iPhone 4S can support the following cellular bands:
    • UMTS/HSDPA/HSUPA (850, 900, 1900, 2100 MHz)
    • GSM/EDGE (850, 900, 1800, 1900 MHz)
    • CDMA EV-DO Rev. A (800, 1900 MHz)
  • More storage: The least-expensive iPhone 4S has 16GB of storage. The least-expensive iPhone 4 has 8GB.
  • Better camera: The iPhone 4S has an 8MP rear-facing camera, compared to the iPhone 4’s 5MP camera. The iPhone 4S can also record video in 1080p HD at 30 fps.

Internal hardware

To avoid damaging our test device, I decided against de-soldering the EMI shield which covers the RAM. Luckily, our friends over at iFixit did, and we have a fully hardware list thanks to their effort.