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mercredi 9 octobre 2013

4G or 1G ... ?


Pour AT&T, l'Europe pourrait être une "énorme opportunité"

Source : Reuters
08/10/2013 à 17:28 / Mis à jour le 08/10/2013 à 17:30


Le directeur général d'AT&T, Randall Stephenson, a déclaré mardi que l'Europe pouvait offrir une "énorme opportunité" d'investissement dans les télécommunications à haut débit, à condition de modifier et d'harmoniser le fonctionnement de son marché.
L'opérateur américain, qui recherche depuis plusieurs mois des opportunités de développement sur le Vieux Continent, juge cette perspective "incroyablement excitante", a-t-il ajouté lors d'une conférence organisé par l'ETNO, le principal lobby européen du secteur.
Randall Stephenson a toutefois estimé que l'Europe devait modifier en profondeur sa politique de gestion des licences et des fréquences afin de favoriser l'investissement dans les réseaux.
"Je continue d'être fasciné et impressionné par la lenteur des progrès du haut débit mobile en Europe", a-t-il dit. "Je crois donc que cela offre à quelqu'un une énorme opportunité."
AT&T a envisagé depuis le début de l'année diverses options de développement en Europe, parmi lesquelles un rapprochement avec Vodafone ou avec EE, le premier opérateur mobile britannique qui est une coentreprise avec Orange et Deutsche Telekom, selon des sources bancaires.
Mais pour Randall Stephenson, l'Europe devait revoir en profondeur sa politique de gestion et de réglementation des fréquences afin, par exemple, de permettre aux opérateurs de disposer de licences pour une longue période en profitant d'une harmonisation des politiques des Etats membres.
Les 28 pays de l'Union attribuent pour l'instant des licences pays par pays selon des normes encore faiblement harmonisées, ce qui complique le déploiement des réseaux et limite la possibilité d'utilisation transfrontalière des téléphones portables.
Aux Etats-Unis, les licences sont accordées pour l'ensemble du pays, soit près de 315 millions de personnes.
Leila Abboud; Marc Angrand pour le service français, édité par Véronique Tison

dimanche 3 mars 2013

NFC vs SIM




Pourquoi le paiement sur mobile va (enfin) s'imposer

DR
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Odile Esposito | 28/02/2013, 12:03 - 1613 mots
Banquiers, opérateurs télécoms, distributeurs... autant de grandes entreprises qui voudraient imposer le paiement sur smartphone. Mais c'est peut-être bien du côté des start-up que viendra la capacité à installer un vrai réflexe d'usage auprès des consommateurs. Car elles fourmillent d'idées neuves et séduisantes.
Depuis des années, on l'annonce comme imminent, avec force démonstrations et opérations pilotes. Pourtant, le paiement sur mobile peine à décoller en France. Alors que le smartphone a envahi nos vies, outil préféré des jeunes notamment, « il y a davantage de "slides" écrits aujourd'hui sur le paiement mobile que de transactions réellement effectuées en Europe », ironise Frédéric Boucher, cofondateur de la société Kiips et ex-associé de Capgemini Consulting en charge du développement des systèmes de paiement au plan européen.
De fait, les acteurs engagés dans ces initiatives restent avares de chiffres. « Nous avons, à ce jour, 18 mois d'existence et nous nous sommes surtout employés, jusqu'à présent, à convaincre les grands acteurs du e-commerce d'adopter notre solution, soupire Sébastien Trova, directeur commercial de Buyster, un système de paiement créé en 2011 par les trois grands opérateurs de téléphonie mobile (Orange, SFR et Bouygues Telecom) et par l'expert en monétique Atos. Nous avons déjà signé avec plus de 450 sites marchands représentant 10 à 15 % du e-commerce français. Au niveau du grand public, notre existence est très récente puisque nous avons commencé à communiquer en septembre dernier et la croissance est exponentielle. »
Les chiffres, eux, resteront confidentiels. « Pour le paiement sans contact, les volumes ne sont pas encore considérables et le marché n'arrivera sans doute pas à maturité avant 2015 », reconnaît de son côté Fabrice Denèle, directeur de la stratégie moyens de paiement de BPCE.
Auchan va généraliser son « Flash'N Pay »
Techniquement, pourtant, les outils sont là. Deux technologies principales sont utilisées pour assurer le paiement par smart-phone : le NFC (Near Field Communication), qui assure un échange de données sans contact à très courte distance (5 cm), est utilisé par exemple dans les « pass » de transport Navigo du métro parisien ou dans des badges d'accès à certaines entreprises; et le QR code (ou flash-code), un pictogramme initialement créé par l'équipementier automobile japonais Denso pour le suivi des pièces dans les usines Toyota et qui a peu à peu envahi de très nombreux supports de communication.
Prônée notamment par les banques et les opérateurs télécoms, la technologie NFC n'est utilisable que sur les smart-phones compatibles - de plus en plus nombreux, il est vrai.
Les QR codes, eux, peuvent être lus par un nombre bien plus important de mobiles : il sut de pouvoir photographier ces pictogrammes et d'avoir téléchargé l'application permettant de les décrypter. Ils ont la préférence de certains acteurs de la grande distribution, comme Auchan, pour son système « Flash'N Pay » qui devrait bientôt être déployé dans l'ensemble des magasins du groupe.
Qu'ils aient choisi l'une ou l'autre technologie ou mis au point des systèmes dérivés, les grands groupes multiplient les initiatives pour tenter de faire enfin décoller ce paiement par mobile.
Les banques, qui ont longtemps détenu un monopole sur les moyens de paiement, tentent de garder cet avantage. Les opérateurs mobiles veulent jouer leur partition. « Nos actionnaires représentent 50 millions de clients potentiels, indique Sébastien Trova. C'est un atout considérable. » La grande distribution se sent évidemment concernée. Quant aux géants du Web, ils ne sont pas en reste. Google, par exemple, a lancé aux États-Unis un portefeuille électronique. Et PayPal teste lui aussi sa solution de paiement sur mobile, notamment dans certains restaurants McDonald's en France.
« Apporter du pouvoir d'achat supplémentaire »
Tous ces géants doivent aussi compter avec des start-up bien décidées à se faire une petite place au soleil. « Pour faire passer la musique des supports physiques à la dématérialisation, ce ne sont pas les acteurs traditionnels, comme Philips ou les labels, qui ont innové, rappelle Sébastien Burlet, cofondateur de la petite société Lemon Way. Dans le paiement sur mobile également les start-up vont jouer un rôle important, ne serait-ce que pour accompagner les banques qui comprennent mal cette révolution et s'inquiètent de ne pas savoir répondre à ces nouveaux enjeux. »Et chacun d'avancer ses arguments pour convaincre les consommateurs et surtout les rassurer. « Le système Buyster simplifie l'acte d'achat, puisque le client n'a qu'à saisir un code à 6 chires, tout en gardant un niveau de sécurité très fort, assure Sébastien Trova. Et pour le commerçant, la garantie de paiement est similaire à celle appor-tée par la carte bancaire. »
Car l'objectif est bien d'inciter le client à préférer le mobile à la carte au moment du paiement. « Il faut pour cela que ce soit simple et pratique, estime Frédéric Boucher. Sinon les gens abandonnent. »De fait, si le consommateur doit jongler en pleine rue ou dans le métro avec son smartphone dans une main et sa carte bancaire dans l'autre, il risque de vite laisser tomber. « Il faut également qu'il y ait une récurrence d'achat, pour installer une habitude », poursuit Frédéric Boucher. Si le système n'est pas assez répandu, les consommateurs se lassent, mais s'il n'y a pas assez de clients potentiels, les commer-çants ne s'équipent pas... « L'œuf et la poule », soupirent en chœur tous les acteurs du paiement sur mobile.
Comment créer une récurrence d'achat
Pour installer l'habitude, « il faut surtout apporter du service, ajoute Frédéric Boucher. Et dans la crise que nous vivons, le service le plus apprécié, c'est du pouvoir d'achat supplémentaire ». Sa PME, Kiips, se propose donc d'équiper les centres commerciaux d'un système de paiement mobile intégrant aussi, pour le client, des coupons de réduction et des euros de fidélité s'il effectue ses achats dans les boutiques du centre. De quoi convaincre les plus réticents et créer cette fameuse récurrence d'achat. « Par exemple chez Krys, quand on paie avec Kiips, on obtient 30 % de réduction sur les Rayban, précise le dirigeant. Dans les centres commerciaux équipés, Kiips représente, au bout de six mois, un peu plus de 2 % des paiements des enseignes travaillant avec nous. »Le service semble donc bien être la clé indispensable pour installer l'habitude. Buyster vient par exemple de signer un partenariat avec le circuit CGR Cinémas, présent dans 37 villes un France, avec une offre de paiement sur mobile qui devrait intéresser nombre de fans des salles obscures.
« Si je vois qu'il y a la queue aux caisses, j'achète ma place sur mon mobile et cela me garantit de pouvoir entrer pour la séance que j'ai choisie », explique Sébastien Trova. Et de citer d'autres services potentiels comme « l'achat de son Carré Neige alors qu'on est déjà sur les pistes de ski ».Les chaînes de restauration rapide proposent déjà, de leur côté, un système de réservation et de paiement sur mobile censé faire gagner du temps au restaurant et au client. À Issy-les-Moulineaux, près de Paris, depuis trois ans déjà, grâce à un partenariat entre Vinci-park et la société britannique PayByPhone, on peut régler son stationnement grâce à son téléphone. Un SMS vous prévient lorsque la durée choisie est presque écoulée et vous pouvez alors payer pour prolonger votre stationnement. Et, à l'inverse, vous êtes remboursé si vous ne disposez pas de tout le temps initialement prévu... Le système vient d'être adopté par deux autres communes des Hauts- de-Seine, Antony et Boulogne- Billancourt.
Le transfert d'argent en temps réel : c'est parti !
Mais, l'habitude du paiement sur mobile viendra peut-être d'un autre type d'utilisation, pour lequel l'Afrique fait figure de pionnier : l'échange d'argent de personne à personne, le téléphone faisant alors office de porte-monnaie électronique. C'est le créneau choisi par la petite société Lemon Way, créée en 2007 à Montreuil, en banlieue parisienne, par Sébastien Burlet et Damien Guer-monprez, ex-patron de Banque Accord (groupe Auchan). « Lors d'un voyage à Madagascar, après la revente de ma première start-up SunFlower Services, je me suis aperçu que les habitants pianotaient sur leur mobile pour s'envoyer de l'argent, raconte Sébastien Burlet. Par exemple, si l'un d'eux était frappé par le paludisme, il demandait à un membre de sa famille installé en France de lui envoyer de quoi se soigner et le transfert était immédiat. »
D'où l'idée de créer dans l'Hexagone un système analogue, pour remplacer le chèque ou les espèces. Par exemple, pour le partage d'une note au restaurant ou d'un cadeau commun, le paiement d'une baby-sitter ou un achat dans un vide-grenier. « Le grand intérêt de notre système, c'est de fonctionner en temps réel, ce qui n'est pas le cas de la carte bancaire, indique Sébastien Burlet. Toutefois notre combat n'est pas de tuer la carte, mais de nous positionner sur des niches. Nous comptons beaucoup de professions libérales parmi nos clients, des plombiers, des chauagistes, des médecins. Le paiement moyen est d'environ 40 euros. »Une idée séduisante, que tentent d'imposer aujourd'hui nombre de grands acteurs. BPCE met ainsi en place, depuis septembre dernier, son porte-monnaie électronique S-Money, déjà déployé à Toulouse, Bordeaux, Rennes et Nantes.
Convaincre les accros à leur carte bancaire
« Nous avons choisi une démarche pragmatique, en commençant par quatre villes test, explique Fabrice Denèle. Nous n'en sommes qu'au début, mais le service, qui permet un transfert de fonds de manière totalement instantanée, semble apprécié. Il ore une fonctionnalité gratuite de paiement de personne à personne. Et nous avons une version professionnelle, payante, pour répondre, par exemple, aux besoins des artisans en déplacement. »Le monde du paiement sur mobile fourmille donc d'idées et d'innovations. Reste à convaincre des utilisateurs, toujours accros à leur carte bancaire et plutôt craintifs quant à la sécurité des paiements.« La carte bancaire a mis trente ans à se généraliser », rappellent les acteurs du paiement sur mobile. Le smartphone, que nombre de Français gardent déjà en permanence sur eux, devrait s'imposer comme outil de paiement. À quel rythme, avec quelle technologie et pour quels grands usages? Beaucoup... paieraient cher pour le savoir!

mardi 13 novembre 2012

Big Brother ... Once Again !!!



Ce brevet d'Apple qui permettrait de désactiver un iPhone à distance

lundi 12 novembre 2012 à 11h14
Nouvelle polémique autour d'un brevet déposé par Apple. Il s'agit cette fois d'une invention qui permettrait de désactiver à distance certaines fonctionnalités d'un smartphone, comme sa caméra, ou de le couper carrément du réseau. Les défenseurs des droits de l'homme la voient déjà appliquée lors de manifestations...
D'où vient cette nouvelle polémique sur un brevet d'Apple ?
Si le brevet d'Apple sur le rectangle aux bouts arrondis a pu faire rire, celui permettant de désactiver un appareil sans fil à distance fait plutôt hurler. Déposé en juin 2008, ce brevet (U.S. Patent No. 8.254.902) a été accordé à Apple en août dernier. Dévoilé dès le début septembre par plusieurs sites spécialisés anglo-saxons, comme ZDNet, ou hexagonaux, comme Numerama, il suscite un début de polémique en France depuis la publication jeudi d'un article duDaily Mail en raison des atteintes potentielles aux libertés individuelles. Au point que le site Reflets.info a publié un post au vitriol ouvrant sur cet appel : " Journalistes, citoyens, jetez vos putains d'iPhone... Maintenant ". Ce qui a provoqué une vague de commentaires très critiques sur les réseaux sociaux...

Et il est si terrible que ça, ce brevet ?
D'après son intitulé, il définit des " méthodes et des moyens pour imposer des consignes d'utilisation ("policies") à un appareil sans fil ". Il s'agit notamment de pouvoir " changer un ou plusieurs aspect fonctionnel ou opérationnel (...) dans certaines circonstances ". Si ce jargon ne vous semble pas suffisamment clair (Apple veut couvrir un maximum de cas de figure), sachez qu'il permettrait concrètement de désactiver à distance certaines fonctionnalités d'un iPhone, comme son appareil photo ou sa camera par exemple, ou de lui fermer carrément l'accès au réseau. Comment ? En envoyant un signal capable de bloquer sélectivement telle ou telle fonctionnalité d'un smartphone se trouvant dans un périmètre défini autour d'une "station de base".

Apple indique qu'il s'agit principalement de prévenir la gêne occasionnée par les sonneries ou par la lumière des écrans des smartphones dans certains lieux publics comme les cinémas, d'éviter les risques d'interférence radio dans les avions ou les hôpitaux, ou de couper automatiquement le téléphone en voiture. Mais il fait explicitement référence aussi à la possibilité d'empêcher la prise de photo dans des endroits inappropriés (des cabines d'essayage de magasins) ou les communications dans une salle d'examen (autrement dit, la triche). Ou encore d'éviter les transmissions de données dans les endroits sensibles (autrement dit l'espionnage). En tout état de cause, Apple insiste sur les applications commerciales de ce brevet qui pourrait intéresser des entreprises ou des administrations et affirme même des particuliers seraient prêts à payer pour le paramétrage automatique des fonctionnalités de leur smartphone en fonction des endroits...

C'est donc pour la bonne cause alors...
Chacun appréciera ce qui peut justifier ou pas une limitation à l'usage de son smartphone... Mais ce qui inquiète surtout les défenseurs des droits de l'homme, c'est qu'Apple indique tout aussi clairement que son brevet peut avoir de multiples applications qu'il ne détaille pas aussi explicitement. Il indique en revanche tout à fait clairement qu'il " couvre les opérations de police ou du gouvernement qui peuvent requérir un blackout complet ". Additionnant 2 et 2, les défenseurs des libertés individuelles imaginent donc ce que pourrait donner l'invention dans le cas de manifestations. Elle pourrait tout à fait empêcher des manifestants de communiquer entre eux ou de prendre des photos ou des vidéos d'exactions des forces de l'ordre. Le Daily Mail rappelle ainsi le rôle important joué par les téléphones mobiles dans les révolutions arabes et pointe les risques de mettre une telle arme à disposition de la police... et pas seulement dans les dictatures. Le journal évoque aussi le cas d'une manifestation d'étudiants de l'Université Davis de Californie, aspergés de gaz au poivre par un policier, et indemnisés à hauteur de 30.000 dollars par personne grâce à une vidéo tournée avec un smartphone. Le brevet évoque enfin une utilisation pour protéger les droits d'auteur. Ce que le Daily Mail traduit par une possibilité d'interdire de filmer ou d'enregistrer les concerts...

Faut-il jeter son iPhone?
Ce n'est pas la première fois qu'Apple est mis en cause pour des atteintes à la vie privée des utilisateurs d'iPhone. On se souvient de la polémique sur l'archivage des données géolocalisées. Le problème, c'est que les concurrents ne sont pas forcément sans reproche. Si Apple est capable de supprimer des applications à distance sur ses iPhone actuels, Google, lui, a déjà procédé à de telles suppressions. Et on se souvient du scandale provoqué par Amazon quand il a effacé des livres sur les Kindle de ses clients. iGeneration.fr rappelle pour sa part qu'un employé de Microsoft a révélé en 2010 que " Windows Phone est aussi doté d'une telle fonction kill switch " pour les logiciels. Et qu'il l'avait utilisée en 2011 pour désinstaller des versions pirates de jeux sur les smartphones de ses clients. Enfin, les dictatures n'ont pas attendu Apple pour parvenir à couper les accès internet. De façon générale, les télécoms et l'informatique sont connues pour l'installation de "portes dérobées" permettant éventuellement aux autorités de contrôler les communications, voire les appareils eux-mêmes.

Raison de plus, diront certains, pour ne pas leur donner des armes supplémentaires. Car si les opérateurs télécoms sont déjà capables de désactiver les téléphones volés, le brevet d'Apple permettrait de couper les communications dans une zone donnée (il suffirait d'y installer une station de base capable d'envoyer le signal de désactivation). Le dispositif serait donc beaucoup plus opérationnel... Reste qu'il ne s'agit encore que d'un brevet et que rien ne dit qu'il débouchera sur une solution réelle. De plus, Apple n'est pas, là encore, précurseur en la matière. "Le brevet ressemble très fortement à celui obtenu par Microsoft en mai 2008, un mois seulement avant qu'Apple dépose le siens, rappelle ainsi Numerama. A l'époque, il s'agissait très ouvertement pour Microsoft de faire respecter des "Device Manners Policy" (DMP), c'est-à-dire des DRM dont la fonction est de s'assurer du respect des "bonnes manières" dans les lieux publics". 

vendredi 19 octobre 2012

Saved ?

Nokia @ Helsinki




Nokia sauvé par ses téléphones bon marché

Stephen Elop, le PDG de Nokia. Copyright Reuters
Stephen Elop, le PDG de Nokia. Copyright Reuters


Delphine Cuny | 18/10/2012, 19:26 - 536 mots
Les ventes de ses smartphones Lumia sous Windows peinent à décoller, quand celles des modèles plus ordinaires maintiennent le groupe finlandais à flot. Le redressement de sa filiale d'équipements Nokia Siemens a été salué par la Bourse.
Ni tous blancs, ni tous noirs, les résultats de Nokia reflètent encore la période de transition que traverse le géant finlandais de la téléphonie mobile. Le désormais numéro deux du secteur, derrière Samsung, a encore annoncé une perte jeudi au titre du troisième trimestre (voir les résultats), légèrement moins forte qu’attendu par les analystes, grâce au redressement de sa filiale d’équipements télécoms, Nokia Siemens Networks, et à la résistance de sa division de téléphones bon marché. Mais les ventes de ses smartphones Lumia sous Windows peinent toujours à décoller. L’action qui gagnait plus de 8% en début d'après-midi a terminé en hausse de 1% seulement.  Elle a perdu 45% de valeur en un an et ne pèse plus que 8,3 milliards d'euros.
Dépassé par HTC, Sony et même BlackBerry dans les smartphones ?
Nokia n’a vendu que 6,3 millions de smartphones au troisième trimestre, des volumes en chute libre de 63% en un an et de 38% par rapport au trimestre précédent. Comparaison cruelle : Apple a vendu 5 millions d’iPhone 5 en un week-end ! Selon Neil Mawston, de Strategy Analytics, en tombant à ce niveau, Nokia s’est sans doute fait dépasser par le pure player taïwanais HTC qui, malgré ses propres difficultés, avait écoulé 9,2 millions de smartphones au deuxième trimestre, ou bien par Sony (ex-Sony Ericsson), recentré sur le les téléphones multifonctions milieu ou haut de gamme sous Android, voire par Research In Motion, le fabricant du BlackBerry… Aux Etats-Unis en particulier, le marché le plus rentable, Nokia n’a jamais vendu aussi peu de téléphones : seulement 300.000 sur le trimestre (-57%). « L’un des grands espoirs de Nokia était le marché américain mais la situation n’a fait qu’empirer en deux ans » relève Francisco Jeronimo du cabinet IDC. Le lancement taridf de modèles de sa gamme phare sous Windows Lumia a joué : Nokia n’a vendu qu’un nombre décevant d’exemplaires de Lumia, 2,9 millions. En comparaison, les modèles Asha tactiles d’entrée de gamme ont mieux performé (6,5 millions).
Performance remarquée de Nokia Siemens 
Les ventes de téléphones ordinaires (« feature phones » dans le jargon, multimédia mais pas multifonctions) reculent mais moins violemment (-15%) et génèrent les deux tiers des ventes de mobiles du groupe. Autre point de satisfaction : l’équipementier Nokia Siemens Networks, qui s’est infligé une cure drastique d’amaigrissement, a réalisé « un trimestre remarquable » selon Stephen Elop, le PDG : la filiale a retrouvé la croissance (chiffre d’affaires en hausse de 3% à 3,5 milliards d’euros) et la profitabilité avec une marge opérationnelle de 5,2%, ce qui a impressionné les analystes. Un bol d’air pour Nokia qui continue de brûler rapidement son cash, tombé à 3,5 milliards d’euros. En cinq ans, le Finlandais a vu ses réserves de trésorerie fondre de moitié et sa note chuter en catégorie spéculative (« junk ») : Standard & Poor’s redoute qu’il ait moins de 3 milliards en caisse à la fin de l’année. Or Nokia a prévenu que « le trimestre de Noël sera difficile. » Coincé entre l’iPhone et les Galaxy de Samsung dans le haut de gamme d’un côté et tous les modèles Android bas de gamme, notamment chinois, de l’autre, le chemin du redressement s’annonce semé d’embûches.

mardi 28 août 2012

Mobile à bas prix ?


11:23 - 27 août 2012 par Caroline Sury

Où trouver la meilleure offre mobile illimitée?


En 2012, 1,8 millions de smartphones seront vendus en Belgique, selon les prévisions de Gfk, soit le double de l’année dernière. Quel plan tarifaire choisir? Voici un aperçu non exhaustif du marché.
Depuis quelques jours, Carrefour Mobile se targue de proposer "la meilleure offre illimitée en Belgique! Sans abonnement". À juste titre? Pas vraiment! Relativisons cette affirmation. Abonnement ou pas, depuis peu, tous les nouveaux contrats "illimités" souscrits auprès des trois principaux opérateurs mobiles peuvent être stoppés à tout moment sans aucun frais de rupture.
Où se situe dès lors la différence? Pour profiter de l’offre illimitée de Carrefour Mobile, il faut acheter un starter kit à 39 euros. Comme il s’agit d’une carte prépayée, l’offre illimitée de Carrefour est valable 30 jours à partir du jour de son activation. Passé ce délai, il faut acheter une nouvelle recharge de 39 euros pour continuer à en profiter.
Avec un abonnement, ce prolongement se fait automatiquement et si ce n’est pas votre souhait, il suffit tout simplement d’y mettre fin. Pour les clients BASE, il suffit d’appeler son service clientèle ou de se rendre dans un BASE shop. Chez Mobistar, le client doit envoyer une lettre recommandée, moyennant le respect d’un préavis d’un mois. Enfin, chez Proximus, "tous les nouveaux contrats commencés en juillet peuvent être supprimés à tout moment sans préavis via portage ou via une lettre recommandée", explique Haroun Fenaux, porte-parole de Belgacom.

Nouveau contrat

Et la nuance "nouveau contrat" pour Mobistar et Proximus est importante. À partir du 1 octobre prochain, tous les clients pourront changer d’opérateur sans indemnités après six mois de contrat, selon les dispositions de la nouvelle loi télécom. "Nos tarifs Animaux lancés début avril, sont effectivement des contrats sans engagement mais cela n’empêche que nous avons encore beaucoup de clients dans notre base d’abonnés qui disposent toujours de contrats portant sur une durée de 12 ou 24 mois", note Mathieu Van Overstraeten de Mobistar.
"Pour l’instant ils devront donc toujours payer des indemnités de résiliation s’ils mettent fin à leur contrat avant l’expiration de la durée prévue", a-t-il précisé. Par contre chez BASE, "tous les clients, aussi bien nos nouveaux clients que nos plus anciens sont 100% libres depuis le 15 mai dernier", signale Florence Muls, la porte-parole de BASE.

De l’illimité... limité

Par ailleurs, l’offre illimitée de Carrefour est en fait limitée à 2.020 minutes d’appel (33,5 heures), 2.120 SMS et 200 MB de data par mois. On est loin de ce qu’offre la concurrence dans ses propres formules illimitées.
Carrefour IllimitéBase postpaid ALL 5Mobistar Panthère UnlimitedProximus Mobile
Intense 90
FormuleCarte prépayéeAbonnement sans durée de contratAbonnement sans
engagement
Abonnement
sans engagement
Résiliation/Appeler le service clientèle ou aller dans un BASE shopLettre recommandée (préavis 1 mois)Portage ou lettre recommandée
Appels2.020 minIllimitésIllimitésIllimités
SMS2.120IllimitésIllimitésIllimités
Data200 MB500 MBIllimité (*)1GB
Particularité//Mobile TV gratuite (**)+ 100 MB/mois d’Internet On Gsm
Prix (par mois)39€80€90€90€/mois (ou 85€/mois) (***)
(*) Si vous utilisez plus de 2 GB d’internet mobile dans un délai d’un mois, votre vitesse de surf sera réduite à 64 kbps pour le reste du mois courant.
(**) Accès à 30 chaînes en HD dont La Une, La Deux, RTL-TVi, Plug RTL, Club RTL, France 2, AB3, TV5 Monde, Eurosport, etc.
(***) Pour toute souscription en ligne d’un nouvel abonnement avant le 30 septembre compris
Ceci dit, cela correspond au quotidien à quasiment une heure d’appel et à l’envoi de 70 SMS. Mais pour une formule qui se veut illimitée, le plan tarifaire illimité de Carrefour est vraiment maigre au niveau de son offre data (200MB), à moins de réserver l’utilisation d’Internet à la consultation de vos mails ou de pages web. Et justement, en fonction de vos besoins, n’y a-t-il pas moyen de trouver des offres illimitées sur l’un ou l’autre poste de communication pour un prix plus ou moins équivalent?

Partiellement illimité

Chez BASE, vous pouvez créer votre propre abonnement en fonction de vos besoins et pour le montant de votre choix via BASE ID. Pour 40 euros par exemple, si vous êtes fan de SMS et de surf, vous pouvez obtenir un abonnement comprenant 100 minutes d’appel vers tous les réseaux, des SMS illimités et 1GB d’Internet mobile. Pour 35 euros, votre surf est alors limité à 500 MB.
Si le SMS n’est pas une priorité, vous pouvez augmenter le nombre de minutes d’appel (200 min) tout en gardant 1GB d’Internet mobile pour un forfait à 40 euros. Vos SMS seront par contre limités à 200 par mois. Si vous préférez un forfait à 35 euros, votre surf sera ici aussi limité à 500 MB.
Pour 30 euros par mois, la formule Panthère 30 de Mobistar dispose de 180 min d’appel, 200 MB de surf et les SMS illimités. Besoin de plus de data et d’heures d’appel? Panthère 45, c’est 300 min, 500 MB et aussi les SMS illimités. Et si vous vous engagez pour 12 mois, l’abonnement revient à 36 euros/mois, soit 3 euros de moins que l’offre de Carrefour Mobile.
Enfin chez Proximus, l’abonnement Generation XL 35 à 35 euros/mois permet d’appeler de manière illimitée le soir et le week-end, de bénéficier de 60 minutes d’appel en journée,  des SMS illimités et de 250 MB de data. À vous de choisir.
Carrefour
Illimité
BASE ID
(fan SMS)
BASE ID
(fan appel)
Mobistar
Panthère 30
Mobistar
Panthère 45
Proximus Generation XL 35
Appels2.020 min100 min200 min180 min300 min60 min en journée (illimité soir et week-end)
SMS2.120 SMSIllimités200 SMSIllimitésIllimitésIllimités
Data200 MB500 MB500 MB200 MB500 MB250 MB
Prix (par mois)39€35€35€30€ (ou 24€) (*)45€ (ou 36€) (*)35€ (ou 30€) (**)
(*) Prix réduit pour tout engagement de 12 mois
(**) Prix réduit pour toute souscription d’abonnement en ligne jusqu’au 30 septembre compris
Formules spéciales "câblos"
Les offres mobiles “illimitées” se développent aussi chez les télédistributeurs. Ce lundi, Numericable lance d’ailleurs son offre de téléphonie mobile : pour 59,90 euros/mois, Mobile Max donne un accès illimité à la voix et au data. Les SMS sont par contre payants (10 centimes). Mais une option SMS est prévue: 5 euros/mois pour 100 SMS ou 10 euros/mois pour 300 SMS (soit un abonnement de 64,90 ou de 69,90 euros/mois). Cependant, le prix de cet abonnement peut être divisé par deux pour les abonnés aux formules triple-play de Numericable.
Fin juillet, Telenet a lancé deux nouvelles formules mobiles à destination de ses clients câblés ou non, sans aucune durée de contrat et sans délai de résiliation, ni frais d’entrée. La première, KING, correspond à 150 minutes d’appels, 10.000 SMS et 500 Mo d’Internet mobile pour 15 euros/mois (20 euros/mois pour les non clients Telenet). La seconde, KONG, propose un nombre de SMS équivalent mais passe à 2.000 minutes et à 1Go d’Internet Mobile pour 50 euros/mois (70 euros/mois pour les non clients Telenet).

lundi 27 août 2012

Mobiles Buble


Aug. 27, 2012, 10:33 a.m. EDT

Apple court victory rallies hard-hit Nokia shares

A chance to grab market share — but perhaps just a short-lived one




By Barbara Kollmeyer, MarketWatch
MADRID (MarketWatch) — A landmark patent ruling against rival Samsung Electronics Co. sent shares of Nokia Corp. soaring Monday, on the view that the Finnish handset maker may have an opportunity to grab much-needed market share.
Nokia NOK +8.44%   FI:NOK1V +7.87%  rallied more than 11% at one point in European trading hours, but most recently pulled back to nearly a 7% rise on the session. U.S.-listed shares rose an equal amount.
A federal court in Silicon Valley ruled late Friday that South Korean rival SamsungKR:005930 -7.45%   SSNLF +5.36%  had copied key features of the iPhone handset and the iPad tablet and awarded Apple Inc. AAPL +2.10%  $1.05 billion in damages.

A lawyer’s take on Samsung verdict

Intellectual property attorney Bill Panagos discusses the precedent set for patent law and what it could mean for emerging technology.
Shares of Samsung suffered a 7.5% drop in Asian trading on Monday, wiping more than $12 billion off its market capitalization. Apple’s shares rose 2.1% in early Wall Street trading. Samsung shares slump after Apple patent ruling
“The Apple/Samsung ruling is positive for Nokia as this has the potential to change the competitive landscape [for the] short to medium term,” said Peter Bo Kiaer, strategy and equity analyst at Saxo Bank, in emailed responses to questions.
“Nokia has been struggling to get their smartphone foothold as Apple and Samsung dominate the market with HTC Corp.TW:2498 -1.90%  as a runner-up,” said Kiaer.
Nokia shares had gained 4% on Friday after South Korea delivered its own verdict on Samsung-Apple patent lawsuits.
A panel said Apple violated two Samsung patents, while Samsung had violated one of Apple’s, and both companies were ordered to halt sales of products that infringed on those patents in South Korea. Read: Apple, Samsung tie in Korea verdict

Bouncing off the lows

Shares of the Finnish company have fallen 27% this year, though they have bounced off July lows.
Gains have also coincided with a period of general relief for European stocks. The Stoxx Europe 600 index XX:SXXP +0.38% , of which Nokia is a constituent, rose for 11 weeks before hitting a bump last week.
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Nokia, which has been undergoing a strategy overhaul, reported heavy losses for the second quarter in July, on the heels of a first-quarter warning, as shipments of its Lumia high-end phone failed to compensate for sagging sales of older products. The Lumia smartphone, the center of so many investor hopes, is based on Microsoft Corp’s. MSFT +0.75% Windows Phone.
“It’s very difficult to value Nokia, but in my book, I would say Nokia needs to deliver hard facts, hard figures in terms of surprisingly high Lumia volumes at decent [average selling prices] to support or defend the shares, because the stock is up 60% since the second quarter report,” said Mats Nystrom, analyst at SEB Enskilda Research, in an interview last Friday.


Many expect Nokia will also unveil new devices at Nokia World, its annual event scheduled for Sept. 5-6 in Helsinki, with some analysts citing prospective market-share rises linked to that event as well.
Analysts at Barclays, rating Nokia as equal weight, said in an Aug. 17 note that Nokia will likely not see a recovery before sell-through data emerge on the WP8 late in the fourth quarter. They said investors want evidence of demand for the Lumia phones, given prior false starts, and the pending launch of the iPhone 5. They also see cash burn accelerating in the second half.

A breed apart

As for the California verdict’s benefits, Kiaer said that unlike Samsung’s devices, Win8 and the Nokia phones are not close to Apple’s own designs, therefore “not in the line of fire.”
“Apple is fighting Samsung, but also Android as this is the biggest competing operating system. It is now possible that Apple will turn up the heat on HTC as Android is their operating system as well,” he said. Google Inc. GOOG -1.24% developed the Android operating system.

Reuters
Man with a plan? Stephen Elop, Nokia’s chief executive. (2011 file photo.)
Sami Sarkamies and Daniel Djurberg, senior technology analysts at Nordea, said in a research note on Monday that the ruling is positive for Nokia and Microsoft but that it’s unlikely to change the landscape overnight and not even dramatically in comparison with the situation today.
In the longer term, they said, original equipment manufacturers will likely shift investments to other platforms — with Windows Phone as a “clear beneficiary.”
By the same token, while the ruling may make life a bit easier for the Windows Phone, Samsung can be expected to work its way through these problems via design changes, likely rendering the impact short-lived.
Downsizing remains a big problem for the company, Kiaer said, with operational leverage “at its worst. Nokia has had five consecutive quarters of losses and this puts a strain on management and employees” alike.
“A larger volume of shipments could provide a lift in earnings to bridge the current transition to a slimmer company,” he said. “This is one of the reasons why investors see the bad outcome for Samsung as a positive.” 
Barbara Kollmeyer is an editor for MarketWatch in Madrid.