vendredi 9 septembre 2011

Stock of the day

Logo Tullow Oil plc


Métier
Tullow Oil est spécialisé dans l'exploration, la production et la commercialisation de pétrole et de gaz. Le CA par zone d'activité se répartit comme suit :
- Afrique (78,1%) : activités assurées au Cameroun, au Congo, en Côte d'Ivoire, en Egypte, en Guinée, au Gabon, en Mauritanie, au Maroc, en Namibie, au Sénégal et en Ouganda. En 2010, la production quotidienne était de 39 000 barils de pétrole ;
- Europe (20%) : activités réalisées au Royaume Uni (exploitation de gisements onshore et offshore, stockage de gaz, forage de puits de pétrole) et en Roumanie (détention de 2 licences d'exploitation). En 2010, la production quotidienne était de 13 300 barils de pétrole ;
- Asie (1,9%) : activités assurées au Pakistan et au Bangladesh. En 2010, la production quotidienne était de 5 800 barils de pétrole.


TULLOW OIL PLC ORD GBP0.10 (TLW)

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Pétrole & Gaz
Grande Bretagne







DÉCOUVERTE EN OFFSHORE PROFOND EN GUYANE MARITIME

 
PARIS (Dow Jones)--La compagnie pétrolière Total SA (FP.FR) a annoncé vendredi la découverte d'hydrocarbures sur un permis en offshore profond de Guyane Maritime dont elle détient 25%.
Le potentiel de production et l'étendue des ressources seront précisés lors d'une campagne de forages ultérieure, a indiqué Total dans un communiqué.
Le permis en offshore profond de Guyane Maritime est opéré par Tullow Oil PLC (TLW.LN), qui a une participation de 27,5% dans ce projet.

DIRIGEANTS
Aidan HeaveyDirecteur General
Graham MartinSecretaire General
Ian SpringettFinances
PRINCIPAUX ACTIONNAIRES
Blackrock12,20%
Prudential8,15%
IFG International Trust Company4,40%
Legal et General Group3,64%

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mercredi 7 septembre 2011

Exit Natixis


BOURSE DE PARIS - 05/09/2011 | 18:24 - 263 mots

Natixis paye sa sortie prochaine du CAC 40




Le marché s'attendait à Suez Environnement, c'est finalement la banque Natixis qui va sortir le 19 septembre de l'indice parisien, un an seulement après l'avoir rejoint.
Natixis - Evolution du cours de Bourse

Un an à peine après son entrée sur le CAC40, Natixis va déjà devoir quitter l'indice vedette de la Bourse de Paris. Le Conseil scientifique des indices de Nyse Euronext a annoncé vendredi ses nouveaux arbitrages. C'est l'équipementier aéronautique Safran qui va remplacer la banque française au sein du CAC40.
L'entrée de Safran dans l'indice phare de la Bourse de Paris était attendue, mais la sortie de la filiale du groupe BPCE l'était moins. Le marché attendait davantage une sortie de SuezEnvironnement.
En conséquence, Natixis décrochait ce lundi de 5,68% tandis que Suez Environnement s'en sortait mieux (-3,29%). De son côté, Safran ne profitait pas de l'annonce et reculait de 3,52 %.
Depuis le début de l'année, l'action Natixis a perdu 26% de sa valeur et plus de 41% depuis le 17 septembre 2010, date de son entrée dans le CAC. La capitalisation boursière de la banque s'élève à 7,9 milliards d'euros contre 10,8 milliards pour Safran.
Changements le 19 septembre
La décision de Nyse Euronext de sortir Natixis du CAC40 peut s'expliquer par la volonté de l'opérateur de réduire le poids des banques dans l'indice parisien, surtout en cette période de turbulences économiques et de crise de la dette en zone euro qui impacte lourdement les valeurs financières.
Ces changements prendront effet à compter de la séance boursière du lundi 19 septembre.
Par ailleurs, le Conseil scientifique des indices de Nyse Euronext a également décidé l'introduction dans l'indice SBF 120 du groupe informatique Bull, du spécialiste de la bioanalyse Eurofins Scientific et du laboratoire de santé animale Virbac, et la sortie du spécialiste du traitement des allergies Stallergènes.


Avantages et inconvénients d'une entrée sur le CAC 40



Par Marine RabreauPublié 


INTERVIEW - Lagardère et Dexia vont laisser leur place au sein du CAC 40 à Publicis et Natixis. Pourquoi ces changements ? Quelles sont les conséquences pour les sociétés visées ? Emmanuel Besson, responsable Gestion Actions chez Ofi AM, répond.

Le 20 septembre prochain, le CAC 40, principal indice de la Bourse de Paris, va changer de composition : le groupe de médias Lagardère sera remplacé par Publicis, quatrième groupe mondial de communication et la banque Dexia laissera sa place à Natixis.
Lefigaro.fr/jdf.com : Ces entrées et sorties du CAC 40, annoncées ce lundi, sont-elles une surprise ?

Emmanuel Besson, responsable Gestion Actions chez Ofi AM.
Emmanuel Besson, responsable Gestion Actions chez Ofi AM.

Emmanuel Besson : La sortie de Lagardère était plutôt attendue, car le groupe avait la plus faible capitalisation boursière de l'indice, et Publicis était la valeur la plus à même de remplacer ce titre. On note que le Conseil scientifique a veillé à maintenir la composition sectorielle du CAC 40. En revanche, la surprise est venue de l'arrivée de Natixis. La preuve, les titres ont grimpé de 6% lundi, le jour de l'annonce. De l'autre côté, le Conseil a dû choisir une autre valeur bancaire pour équilibrer l'indice et a fait sortir Dexia, qui a perdu jusqu'à 3,25% en séance. Lagardère et Publicis ont évolué dans des mesures moindres, et assez symétriquement : -1,5% pour la première et +1,1% pour la seconde.
Doit-on s'attendre à de nouveaux soubresauts boursiers le jour du changement effectif, le 20 septembre ?
Il y a les investisseurs qui arbitrent dès réception de la nouvelle, et qui vont lisser leur stratégie. Et ceux qui vont arriver le vendredi 17 septembre à la clôture, et faire évoluer les cours le lundi 20 septembre à l'ouverture.
Quelles entreprises auraient été susceptibles de «monter» au CAC 40 ?
Chez les analystes financiers, on s'attendait plutôt à Sodexo, Edenred ou encore Rhodia. Peut-être sera-ce le cas à l'issue de la prochaine réunion du Conseil scientifique, en décembre...
Comment le Conseil prend ses décisions ?
Le Conseil se base sur la capitalisation boursière de l'entreprise et regarde surtout la taille du capital flottant, (c'est-à-dire la proportion du capital qui peut effectivement être échangé en Bourse, NDLR) et ainsi la liquidité, soit le nombre de titres et le volume échangés au quotidien.
Une entrée sur le CAC 40 est-elle une bonne nouvelle ?
Bien sûr, intégrer le CAC 40 assure une meilleure visibilité auprès des investisseurs étrangers. Or ils sont très nombreux sur la place parisienne. Le Conseil scientifique s'assure que les entreprises cotées sur le Cac 40 ont une stratégie internationale développée.
Mais, de nombreux travaux ont été effectués pour étudier ce qu'il se passe après l'effet d'annonce. Et il semblerait que statistiquement, que les entrées sur le CAC 40 contribuent à une sous-performance des titres. Cela a été le cas par exemple pour Unibail-Rodamco, entré au sein du CAC 40 en juin 2007. Depuis son entrée sur l'indice principal, l'action de cette foncière n'a jamais retrouvé ses niveaux d'avant. Inversement, les sorties du CAC 40 se sont soldées par de bonnes performances boursières après coup. Par exemple, après que Publicis a été retiré du Cac 40 en décembre 2006, les titres ont progressé pendant trois mois.

Le Conseil scientifique des indices
Quatre fois par an, le Conseil scientifique des indices de la Bourse de Paris se réunit pour décider de l'entrée ou de la sortie des sociétés des différents indices de la Bourse de Paris (CAC 40, SBF 120, SBF 250,CAC Mid 100, CAC Mid&Small 190...). Cette institution se veut indépendante de l'indice Nyse Euronext, et très discrète. Ainsi, les dates de réunion ne sont pas connues par avance.

Les étrangers investissent le CAC 40


Par Bertille BayartPublié  Réactions (77)

Les non-résidents détiennent 42,3 % du capital des plus grosses entreprises cotées françaises. 

Au 31 décembre 2009, 42,3% de la capitalisation boursière des entreprises françaises du CAC 40 étaient détenus par des investisseurs non résidents, selon une étude parue dans le dernier bulletin trimestriel de la Banque de France. Soit une valeur de 404,5 milliards d'euros sur un total de 955,4 milliards.
Cela représente une progression de 2,1 points par rapport à 2008. Après un pic atteint en 2006, où les investisseurs non résidents détenaient 45,7% du CAC 40, leur part avait diminué, en 2007, puis de nouveau en 2008. L'année 2009 aura donc marqué un retour à la normale.
La part du capital des fleurons français détenue hors du pays est une donnée sensible. L'économie hexagonale souffre en effet d'une faiblesse en matière d'épargne longue investie en actions. Une insuffisance que l'État tente d'ailleurs, à sa façon, de combler, par exemple avec la création fin 2008 du Fonds stratégique d'investissement (FSI). Ses prises de participations tendent à ancrer en France les entreprises qu'il sélectionne.

Attractivité de la place 


Observés de près, les investissements étrangers à la Bourse de Paris sont aussi le signe d'une attractivité de la place et des grandes entreprises tricolores. Selon la Banque de France - dont l'étude exclut les groupes dont le siège est à l'étranger (Dexia, EADS, ArcelorMittal ou ST Microelectronics) -, 17 d'entre elles seraient détenues à plus de 50 % par les non-résidents. Cette part n'excède cependant jamais les 75 %. Les situations sont en fait très contrastées : EDF, détenu à 84,7% par l'État, est l'un des groupes les moins exposés aux investisseurs étrangers, alors que Lafarge compte moins de 30 % d'actionnaires français. Les entreprises du secteur des technologies de l'information sont détenues à plus de 60% par les non-résidents, contre à peine plus de 20 % pour les services aux collectivités.
En 2009, «les acquisitions nettes des investisseurs non résidents ont été positives à hauteur de 31,5 milliards d'euros», note l'étude. Qui précise : «Les flux enregistrés sont très inégaux selon les titres, puisque 29,7 milliards de ces 31,5 milliards se sont concentrés sur neuf entreprises», souvent concernées en fait par une opération d'augmentation de capital, comme dans le cas des banques BNP Paribas et Société générale.
L'origine géographique des capitaux des non-résidents demeure globalement inchangée en 2009. Les pays de la zone euro restent les principaux détenteurs avec 17% du capital des sociétés du CAC 40, devant les États-Unis (15,6%) et le Royaume-Uni (4,2%). Des investisseurs attirés, d'ailleurs, par le profil de plus en plus international des grandes entreprises qui composent l'indice phare de la Bourse de Paris. Celles-ci réalisent en effet en moyenne près de 40 % de leur chiffre d'affaires en dehors de la France. Lorsque les non- résidents achètent des actions d'une société, ils n'achètent donc pas seulement de la croissance française.

Jason @ TechRepublic about Internet




Four industries about to be transformed by the Internet


September 6, 2011, 12:49 PM PDT

It’s been 15 years since the Internet became a mainstream phenomenon and began revolutionizing modern life in so many different ways — from how we find information to how we communicate with other people to how we consume news to to how we buy books and music to how we find a compatible life partner. Along the way, the Internet has completely upended entire industries, killing off or reducing many of the existing power brokers, removing the middle men, and ushering in new leaders — the digital powerhouses of the 21st century.
Still, it’s easy to forget that, from a broader perspective, we’re only in the second or third inning of the Internet. There’s a lot of transformation that’s waiting to happen in the years ahead. In the same way that the Internet has unleashed sweeping changes in newspapers and magazines, music sales, and book sales, there are entire industries that have been only lightly touched so far but are destined to be caught in the eye of the storm eventually. Here are four of them.

1. Movies

The movie industry has been under intense pressure over the past decade as large-screen television sets have come down in price and high definition movies have made the home experience feel more and more like a small movie theater. However, the movie industry has been through this before. The arrival of the television, the VCR, and the DVD were all predicted to kill the movie theater at one point or another, but it never happened for two reasons — 1.) Going to a movie is an experience where people purposefully want to get out of the house, and 2.) The most anticipated films still show up in the theaters months before they come to pay-per-view, disc, and premium channels. The latter is the most important reason why movie theaters still have such a strong business. It’s all about controlling distribution of the content. That’s likely to change soon. Hollywood is experimenting with the idea of selling movies directly to consumers at home (streamed over the Internet) at the same time the movies arrive in theaters. Of course, movie studios will charge a higher fee (possibly $30). But, since many families already pay $50 or more to go to the movies and others would rather save time and watch it in the comfort of their own homes, there is definitely consumer demand for direct delivery. Thirty dollars may be too high, but this will happen eventually, and it will likely result in more people watching movies from home than traveling to a theater. Theaters won’t go away, but they will likely decrease in number and turn into much more of a premium experience.

2. Healthcare

It’s pretty embarrassing that in 2011 we’re still talking about automating healthcare. It’s an industry that thrives on the latest scientific research and cutting edge equipment to improve people’s health, but can’t adequately transfer patient information between healthcare providers and remains snowed under an avalanche of inefficient paperwork that drives up costs and wastes time — at least that’s the case in the U.S. However, the U.S. government is trying to push for an electronic medical record (EMR) for everyone in the U.S. by 2014. Although this latest push has already been over two years in the making, the details are still working themselves out and there are some legitimate concerns about it. Nevertheless, the move to electronic medical records — and a portable EMR that the patient (not the healthcare provider) controls — is long overdue. And, when it happens, it will not only shift the investment in healthcare dollars away from old processes and products and into a lot more IT systems, but it also has the potential to give patients more ownership of their own healthcare experience, which could have unforeseen consequences for pricing, provider choice, and provider accountability. In short, this is a major industry game-changer waiting to happen, and not just in the ways that the politicians are yapping about (see: Memo to the health care industry: The jig is up).

3. Book publishing

Amazon has completely changed the way most people buy books, and it’s done it in two ways. First, it made it fast and easy to buy books online, and at a huge discount. Because of Amazon, book-buying was one of the first things people become comfortable purchasing over the Internet. A big part of that was because Amazon offered deep discounts like the big chain stores, Barnes & Noble and Borders, but carried a much larger selection of obscure titles like many of the independent booksellers. Second, Amazon’s Kindle has popularized e-books, which takes the process of delivering paper goods completely out of the equation. Instead, the Kindle delivers electronic files over the Internet to an e-reader, tablet, or smartphone. While this has been a revolution for consumers, the Internet has done very little to revolutionize the publishing process for books. It is still ruled by publishing houses, who serve as the gatekeepers and filters for what gets published and decide which titles deserve the most promotion (and potential sales). However, just as it did for news publishing, the Internet is about to completely democratize the publishing process for books. The combination of e-readers, electronic audiobooks, and print-on-demand have lowered the barriers to entry and made it so that authors no longer need publishing houses. They can take their work straight to the masses — or, more accurately, straight to their niche audiences, in most cases. This completely changes the economics of book publishing for an author by making it very profitable to sell only 5,000-10,000 books. In the old publishing world, that’s about the average for most books and the author makes hardly any money and the publishing house considers it unsuccessful (the big titles are responsible for most of the sales and most of the payments for authors). In the new Internet world, there are going to be a lot more books published (as e-books) and lot more titles to sort through, but it’s also going to become a much more democratic process and there will be room for more people to make a living as niche authors. The traditional publishers will morph into promotional agents for the really big titles.

4. Financial payments

It’s not that financial transactions have been completely unaffected by the Internet. Stock trading has been totally revolutionized. PayPal and eBay have had a major impact on the peer-to-peer exchange of goods between people and how they pay each other for them. Most people now use online banking to track their accounts, and a lot of them use it to pay their bills. However, the way most people pay for stuff have been largely untouched by the Internet. Most of us still carry a wallet full of plastic cards with magnetic strips in order to connect with a merchant and tell it which account to draw from in order to pay for a purchase. That’s about to change, thanks to a combination of smartphones and the mobile Internet. In what is sometimes called the “electronic wallet” or “digital wallet,” consumers will soon be able to carry all of their accounts as digital tokens in their smartphones and then interface with a merchant to verify identity (with two-factor authentication) and choose which account to pay from. There are lots of systems and standards that are competing for a way to make this work. Near Field Communications (NFC) is a technology that is designed for this, but it requires new chips that would have to be integrated into all future smartphones. Visa is running digital wallet trials, but they’ll want to take their traditional cut of the action. I have to think that both merchants and consumers will look for a way to cut Visa (as well as Mastercard and American Express) out of the picture and find a standard transaction system that can work using existing smartphones, which now make up 40% of all cellphones in the U.S. (and an even higher percentage in parts of Europe and Asia). This phenomenon will also make it easier for small businesses to quickly and inexpensively go into business and be able to accept payments. So again, this is the Internet having another democratizing effect on modern society.

Cash or not cash ?


09:07 - 07 septembre 2011 par Nadine Bollen

Emprunter va-t-il coûter plus cher?


Depuis des mois, on annonce une augmentation imminente des taux d'intérêt sur les crédits de logement. Les tarifs sont-ils vraiment à la hausse? Et cela signifie-t-il vraiment qu'emprunter pour une maison devient plus cher?
Fin 2010 et pendant la première moitié de 2011, un certain nombre de personnes ont anticipé leur décision d’achat d’une habitation par crainte d’une remontée des taux d’intérêt. Cette crainte était à coup sûr inspirée par la série ininterrompue de mises en garde quant à la fin prochaine de la période de taux du marché historiquement bas.
En jetant un coup d’œil sur les tarifs auxquels les banques proposent des crédits logement, il faut bien constater que le taux d’intérêt du marché a effectivement crû. Mais le taux des crédits hypothécaires a connu une évolution moins prononcée. Dans le même temps, l’inflation a explosé pour atteindre un pic de 3,75% en juillet. Dirk De Cort, chef économiste à l’Union Professionnelle du Crédit, estime dès lors que "le prix coûtant d’un crédit de logement est actuellement plutôt bas".

Des marges bénéficiaires plus serrées

Le taux d’intérêt sur les OLO belges à dix ans s’élevait en septembre 2010 à 2,8%. Début septembre 2011, il tourne autour des 4%, après un pic de 4,4% au mois d’août. "Alors que le taux du marché a gonflé de 1,2 point de pourcentage, le crédit à 20 ans et à taux fixe n’a renchéri que de 0,2 point", indique le courtier en crédit John Romain de chez Immotheker. "Les banques pouvaient se permettre de réduire leur marge bénéficiaire pour lever à bon marché de l’argent via les carnets d’épargne", explique-t-il. "De Cort a une autre explication pour le resserrement des marges bénéficiaires: "Les banques se focalisent davantage sur les marchés traditionnels, ce qui aiguise la concurrence." Stef Leunens, porte-parole de la KBC, confirme: "En raison d’une concurrence accrue, la marge de manœuvre est extrêmement réduite. Même si la marge intègre bien sûr une prime de risque, ce sont avant tout les taux du marché et le contexte concurrentiel qui influencent les tarifs."

Le prix réel est bas

La comparaison du taux d’intérêt demandé par les banques et du taux des OLO belges à dix ans jette une lumière sur la marge bénéficiaire prise par les banques sur les crédits qu’elles octroient. Le particulier qui souhaite estimer la cherté du crédit du logement en termes réels doit mettre en perspective le taux d’intérêt demandé par la banque par rapport à l’inflation. Celle-ci a connu un pic de 3,75% au mois de juillet. Le point haut serait désormais derrière nous: le Bureau du Plan prévoit une inflation de 3,4% pour l’ensemble de l’année 2011. Selon les chiffres d’Immotheker, un crédit de logement sur 20 ans à taux fixe coûte actuellement 4,15% en moyenne. Soit un coût réel de 0,75%, sans tenir compte des avantages fiscaux liés tous les ans à cette formule de financement.

Les banques plus sévères – ou pas vraiment?

Ainsi, on se trouve dans une situation de faibles marges bénéficiaires pour les banques et de taux d’intérêt réels peu élevés. Mais pour les candidats-acquéreurs, ce qui compte au final, c’est surtout le montant qu’ils auront à rembourser tous les mois. Pendant le premier semestre de cette année, une habitation coûtait en moyenne 213.000 euros. Pour emprunter la totalité de cette somme sur 20 ans à un taux d’intérêt fixe de 4,15%, il faut rembourser tous les mois 1.299 euros. Si l’on tient compte de la "règle d’or" selon laquelle le remboursement mensuel ne peut pas être supérieur à 1/3 des revenus mensuels, cette formule de financement est réservée aux ménages dont le revenu mensuel net est égal ou supérieur à 3.900 euros.
"Le nombre de personnes désireuses d’acheter ne diminue pas. Par contre, le nombre de candidats-acheteurs capables de le faire se réduit", précise Mathieu Verwilghen du réseau de courtage Century21. "Les grandes banques surtout sont moins enclines à prendre des risques lors de l’octroi de crédits. C’est ainsi que – dans certaines régions et pour certaines catégories de la population, il est vrai – nous voyons jusqu’à 40% de refus des demandes de crédit ", ajoute-t-il. Iain Cook, du réseau de courtiers ERA, estime lui aussi que les banques se montrent aujourd’hui plus sévères dans l’octroi de crédits. "Le temps où elles étaient disposées à financer jusqu’à 120% du prix d’achat est révolu. Actuellement, les banques accordent des crédits à hauteur de 80% du prix d’achat. L’acquisition d’une maison nécessite donc un apport propre plus important."
Les banques, quant à elles, nient qu’elles seraient devenues plus sévères. "Nous n’avons pas changé en termes de sévérité, ni de souplesse d’ailleurs. Chaque dossier de crédit fait l’objet d’une analyse individuelle. Le point le plus important est la capacité de remboursement des emprunteurs", réagit Hilde Junius, porte-parole de BNP Paribas Fortis. Son collègue Stef Leunens, de la KBC, ne dit pas autre chose: "Nous n’avons pas modifié nos critères et nous ne les appliquons pas de manière plus stricte. En principe, nous prêtons jusqu’à 110%, de sorte que les personnes intéressées puissent emprunter l’intégralité du montant lié directement à leur projet immobilier, et cela sans augmentation du tarif. Dans chaque décision d’octroi de crédit, la capacité de remboursement du client reste le premier critère." Dirk De Cort, de l’UPC, abonde dans le même sens: "La Bank Lending Survey établie tous les mois par la Banque nationale de Belgique montre que les conditions d’octroi sont stables depuis 7 à 8 trimestres déjà."

Plus que jamais la bouteille à l’encre

Si la plupart des emprunteurs considèrent avant tout le montant du remboursement mensuel, ce dernier en dit davantage sur l’accessibilité de la propriété résidentielle que sur le prix du crédit. Comment ce prix évoluera-t-il au cours des prochains mois? Une chose est sûre: on s’attend à un recul de l’inflation. "Tant que le taux sur les livrets d’épargne reste bas, je ne vois pas de motif de hausse pour le taux hypothécaire", affirme John Romain. Dirk De Cort se montre plus prudent: "Nous avons rarement connu un contexte aussi peu prévisible qu’aujourd’hui, que ce soit dans la sphère économique, le domaine financier et monétaire ou la sphère politique – sur le plan national aussi bien qu’international. Dans ces conditions, c’est pour ainsi dire la bouteille à l’encre concernant les prévisions sur l’orientation du taux du marché."
Et les banques, qu’en disent-elles? "À court terme, il n’y a pas de véritables changements en perspective", indique Miek Van den Wyngaert, porte-parole de Dexia. "Nous avons réduit nos taux hypothécaires au 1er septembre. Toutefois, le taux du marché est dans une tendance haussière à plus long terme. Cela se traduira par des taux d’intérêt plus élevés sur les crédits de logement", affirme quant à elle Hilde Junius, porte-parole de BNP Paribas Fortis. Nous laisserons le mot de la fin à son collègue Stef Leunens, de la KBC: "Ces dernières semaines, le taux du marché a grimpé alors que les tarifs des crédits de logement ont baissé. Entre-temps, cette situation s’est modifiée, et les tarifs des crédits de logement partent eux aussi à la hausse."