dimanche 2 décembre 2012

Jean Nouvel




« Je garde une petite lampe allumée dans la tête »

23 novembre 2012



Jean Nouvel fait figure d'architecte star. Multiprimé depuis 35 ans pour son sens de l'innovation, il ne retient que le fait de « faire partie, avec tant d'amis, d'une même famille ». Avec son agenda aux horaires tirés au cordeau, Jean Nouvel jette un regard acéré sur les villes d'une planète dont il égrène les fuseaux horaires. Ses jambes sont des compas qui arpentent le globe terrestre en lui donnant son équilibre et son harmonie. Et son esprit travaillé par la notion de contexte et de situation particulière ne se départ pas d'une capacité d'analyse hors du commun. Il y a du philosophe chez ce talent capable de travailler tant pour les civilisations que pour les gens. Le Vif/L'Express l'a accroché entre deux avions à l'heure où il vient d'apposer sa signature à The Cross House, un projet de réaffectation d'un ancien siège de la Croix-Rouge à Ixelles.

© PHOTOS : RENAUD CALLEBAUT

© JACQUES BRINON/REPORTERS

© MARC SOLER/IMAGE GLOBE
Le Vif/L'Express : Quand on regarde votre parcours, on constate que, d'une part, vous avez toujours pourfendu le corporatisme des architectes et, de l'autre, vous vous êtes opposé à la mondialisation de l'architecture. Y a-t-il chez vous un gène de la résistance ?
Jean Nouvel : Sûrement, c'est une culture familiale. Mon père était un grand résistant. Et puis, dans le sud-ouest de la France d'où je viens, il y a toujours eu une défense de la laïcité face à la chrétienté, face à la pensée dominante, si j'ose dire.
Vous vous sentez appartenir à ce socle-là ?
Oui, j'ai baigné là-dedans et j'ai eu une éducation qui m'incitait à me faire défendre ce que je pense comme juste. C'est l'éducation laïque de mes parents. Je suis fils d'enseignants, ils m'ont transmis ce « certain devoir » de dire ce que l'on pense.
Que reprochez-vous à la globalisation, architecturalement parlant ?
C'est la négation de l'histoire et de la géographie. Les villes ont évolué de façon trop rapide, on a vécu une mutation de l'urgence. En un premier temps, on n'a pas très bien compris ce qui se passait, on a entassé comme ça toute une série de gens sans la moindre planification. Puis un phénomène est venu tout bouleverser : c'est la voiture et tous les éléments de transport qui allaient de pair. C'est alors que le style international a surgi avec l'idée d'un progrès qui envahirait le monde. Une seule et même solution pour tous et partout... on a vu ce qu'on a vu. J'ai toujours été, dès que je suis entré à l'Ecole des beaux-arts, en réaction contre le style international même s'il y avait des choses formidables stylistiquement. Notre prestigieux grand-père, Le Corbusier, grand plasticien, est effroyable dans ses théories urbaines. Sur cette base théorique s'est rajouté le cynisme de certains bureaux d'études qui tendent à répéter les mêmes plans partout. Chaque lieu a droit à une stratégie, chaque lieu a droit à ce que quelqu'un se penche sur son cas. Quand je voyage, je me rends compte à quel point de nombreuses villes ont été massacrées de façon hallucinante. Une ville comme Athènes, par exemple, on ne peut pas imaginer ce que c'est... ça me révolte.
Jetez-vous un regard inquiet sur le monde actuel et sur le cours des choses ?
Je suis plutôt optimiste et j'essaie avant tout de voir comment on peut améliorer les situations existantes. Au XXIe siècle, l'architecture doit être plus que jamais un acte de transformation, il nous faut travailler à partir de la matière urbaine que nous avons accumulée. Ce qui est crucial aujourd'hui, c'est encourager tous les facteurs de mutation et considérer que toute construction urbaine qui n'aide pas celle qui précède n'a rien à faire sur cette terre. C'est uniquement dans ce rapport-là que nous pouvons encore être optimistes. Je crois que c'est Bachelard qui dit que la dimension la plus importante d'un espace a partie liée avec la quantité de temps qu'il a contenue.
Vous citez Bachelard, vous avez coécrit un livre avec Jean Baudrillard et avez côtoyé Paul Virilio... Etes-vous une sorte d'architecte-philosophe ?
Je dirais simplement que je m'intéresse à l'art de vivre et à la vie en tant qu'architecte. Ceci s'avère une position qui, par nature, ouvre sur le questionnement philosophique. A dire vrai, je ne me considère pas comme un penseur mais comme quelqu'un qui se doit de poser un certain nombre de questions. Un architecte est à un carrefour où il voit tellement de choses qu'il n'a pas le droit de se taire. Et quand on lui propose un projet, il peut dire : j'ai peut-être une idée qui est meilleure que celle-là. C'est dans ce sens-là qu'il faut philosopher, c'est-à-dire garder une petite lampe allumée en permanence dans la tête.
Vous avez £uvré sous Mitterrand. Sous Chirac, il y a eu le musée du quai Branly. Vous avez également participé à la réflexion autour du Grand Paris à la demande de Nicolas Sarkozy.... Quel est, à votre avis, le lien que doit entretenir l'architecte avec le politique ?
L'architecture est totalement liée au pouvoir. Construire, c'est matérialiser de l'argent sur un lieu, ce qui est un rapport direct au pouvoir. Il faut savoir que l'argent est quelquefois le départ de choses formidables et qu'il y a des politiques, des mécènes, des grands entrepreneurs, de grands artistes qui provoquent des situations et des programmes absolument formidables. Et puis, il y a cette fonction sociale et basique de l'architecte qui est de répondre à la question de l'habiter qui, elle, concerne tout un chacun. L'architecte ne peut oublier cette mission qui l'empêche d'être soumis au politique.
Le magazine italien Abitare a récemment repris quelques pages de votre agenda... Impressionnant ! Vous sillonnez le globe en tous sens, même vos parties de pétanque sont minutées. Cette mondialisation que vous pourfendez d'un côté ne vous a-t-elle pas rattrapé de l'autre ?
La principale contradiction pour moi a été de me retrouver dans des lieux que je mets beaucoup de temps à comprendre. La question était : est-ce que je vais être capable d'aller construire aussi loin si c'est un endroit que je ne comprends pas ? En fait, on y arrive mais ça demande énormément d'efforts et d'aides extérieures... Cela m'a appris que la vraie nature des endroits ne se laisse entrevoir que si on superpose deux visions, celle du regard familier et celle de l'£il extérieur. A travers cette approche, j'ai trouvé un certain équilibre mais c'est quand même, à chaque fois, une aventure. Je considère que chaque projet en est une.
L'architecture ne se passe-t-elle pas désormais en dehors de l'Europe ?
Je dirais que l'économie européenne a tendance à nous pousser vers les pays émergents. Ce n'est pas par hasard si aujourd'hui j'entame un grand musée en Chine et si j'ai fait des quartiers entiers à Lima. Cela dit, l'architecture en Europe évolue même si on a l'impression que plus rien ne se passe. Elle vit sa vie à travers la transformation de lieux, la façon de les habiter, la façon de les planter, de les parcourir, de les aimer... Je crois que l'architecture est une manière de marquer temporairement les lieux, cela peut se faire même dans des endroits où on a l'impression que plus rien ne bouge. En revanche, ce que l'on peut craindre avec les pays émergents, c'est que l'urgence fasse qu'ils recommencent les mêmes erreurs que nous, peut-être en pire.
Parmi les gestes architecturaux forts, la tour s'impose... Au regard d'un projet tel que la Tour Sans Fin qui n'a jamais vu le jour, quel rapport entretenez-vous avec ce symbole conquérant ?
Je ne suis pas du tout un homme de « tour ». La tour, c'est un élément du vocabulaire architectural qui, néanmoins, est important. Il s'agit d'un geste très utile au développement urbain à condition que ce soit exactement au bon endroit, sur les croisements routiers ou ferroviaires, à des points très bien desservis où l'on a besoin d'une densification de programmes. On ne fait pas des tours comme ça par principe ou par désir uniquement. C'est une réponse architecturale qui s'impose à certains moments. C'est aussi un bâtiment qui se voit énormément. Elle doit donc être plus identitaire que les autres bâtiments. Quand on voit aujourd'hui ces clonages de tours, on se rend compte que ça ne prend pas... L'autre caractéristique de la tour, c'est que, les trois quarts du temps, on ne comprend pas ce qui se passe à l'intérieur. On voit quelque chose et on ne sait absolument pas ce qui se passe dedans. Un des projets que j'avais faits et qui, malheureusement, est tombé à l'eau avec la crise, c'est la tour Signal, qui était une tour basée sur la mixité : commerces, bureaux, hôtel et logement. On voyait à travers de grandes loggias qui s'ouvraient, se fermaient. On voyait toute la vie dedans. L'urbanisme vertical, je crois, ne fait sens que s'il possède cette dimension humaine.
Dans vos projets non aboutis, y en a-t-il certains qui sont pour vous comme une plaie ouverte ?
Bien sûr, la Tour Sans Fin, a été l'occasion d'une faillite sur le plan économique. Quand, du jour au lendemain, on vous enlève un projet comme ça, c'est terrible. D'autres projets urbains m'ont fait mal. Paris n'a pas été tendre avec moi : les Halles, le Stade de France que j'avais imaginés comme un lieu de vie alors qu'aujourd'hui on prend les spectateurs et on les jette... C'est absolument redoutable quand on a des projets sur lesquels on a travaillé très longtemps, où on a l'impression d'avoir trouvé quelque chose et... qu'ils vous sont ensuite arrachés.
Le consensus absolu est impossible à atteindre... Est-ce que les critiques vous atteignent encore à ce niveau- là ?
On n'aime jamais trop être critiqué, surtout par ceux que l'on estime. Toutefois, je ne crois pas que l'on puisse faire de l'architecture à l'applaudimètre. Il faut avoir l'occasion de construire, de prouver et, donc, on est très touché quand un lieu n'a pas réussi à vivre. C'est à ce moment-là qu'on a la sensation d'un échec qui n'est pas, d'ailleurs, automatiquement lié à l'architecture. Cela peut être lié à des tas de facteurs. On se dit alors qu'on n'a pas réussi à résoudre complètement le problème. Après, le devenir des bâtiments, c'est comme pour les êtres humains, ils ont des devenirs liés à des accidents, des maladies, des fatalités.

JEAN NOUVEL EN 8 DATES

1945 Naissance à Fumel (Lot-et-Garonne). 1975 Organise un contre-concours international pour l'aménagement des Halles de Paris. 1981 Choisi par François Mitterrand pour la réalisation de l'Institut du monde arabe ; le bâtiment sera achevé en 1987. 1994 Signe la très emblématique Fondation Cartier. 1999 Sa carrière prend une tournure internationale avec le palais de la Culture et des Congrès de Lucerne. 2004 Son projet pour le Stade de France est écarté. 2008 Participe à la consultation sur le Grand Paris lancée par Nicolas Sarkozy. Reçoit le prestigieux prix Pritzker. 2012 Nombreux projets en cours dont le musée du Louvre à Abu Dhabi, la tour de Verre à New York, deux immeubles de bureaux du futur quartier de la gare du Midi à Bruxelles, l'hôtel de police et l'extension de Charleroi Danses à Charleroi...
PROPOS RECUEILLIS À PARIS PAR MICHEL VERLINDEN PHOTOS : RENAUD CALLEBAUT


Jean Nouvel imagine une gare du Midi poétique

mercredi 04 mai 2011 à 13h34
1 / 3
© Ateliers Jean Nouvel
On vous en parlait en début d’année passée, l’architecte Jean Nouvel, lauréat en 2008 du prix Pritkzer (l’équivalent du Nobel en architecture) planchait sur la rénovation de la gare du Midi de Bruxelles. Il vient de révéler ses plans.
«Nous avons travaillé sur la poétique du départ», a –t-il souligné. Son projet prévoit de recouvrir les voies d'un imposant immeuble en V de 120 mètres de hauteur, qui se veut un miroir dans lequel se reflètent les trains et la ville. Selon l'architecte, les passagers des trains verront, «d'un côté, la ville se refléter dans la façade en miroir, de l'autre, d'où ils viennent». Les passants, quant à eux, verront les trains bouger dans la façade de l'immeuble en V. Le bâtiment comprendra essentiellement des bureaux, ainsi qu'un centre de congrès et un restaurant panoramique, ouvert au public. L'avant-projet sera livré avant la fin de cette année. «Puis il faudra déposer une demande de permis de bâtir», note l'architecte.

LeViWeekend.be, avec Belga 



Récompense suprême pour Jean Nouvel

par Danielle Birck
Article publié le 31/03/2008 Dernière mise à jour le 01/04/2008 à 08:45 TU
Jean Nouvel devant la maquette du Musée du Louvre d'Abu Dhabi.

(Photo : Reuters)
Jean Nouvel devant la maquette du Musée du Louvre d'Abu Dhabi.
(Photo : Reuters)
A 62 ans, Jean Nouvel vient de conquérir la récompense suprême pour un architecte : le prestigieux « Pritzker Prize », l’équivalent du prix Nobel pour l’architecture. C’était en fait la seule consécration qui manquait encore à l’architecte français sans doute le plus connu à l’étranger, mais aussi du grand public dans son propre pays, ce qui est plus rare dans ce domaine. Il faut dire que de l’Institut du Monde arabe , au musée du quai Branly et au Louvre Abu Dhabi, la « star » de l’architecture qu’est devenu Jean Nouvel, a raflé pas mal des grands projets parisiens, nationaux ou transnationaux au cours des deux dernière décennies.



Déjà lauréat à deux reprises de « l’Equerre d’argent »,  pour le meilleur bâtiment français, du Grand prix national d’architecture et, à l’international, du Praemium Imperiale ou la médaille d’or du Royal Institute of British Architects, Jean Nouvel vient donc de recevoir la plus haute distinction internationale, celle du Prix Pritzker, qui récompense l’ensemble de l’œuvre d’un architecte vivant. Après Christian de Portzamparc en 1994, il est le deuxième architecte français à recevoir ce prix, créé en 1979.
Il est vrai qu’à 62 ans, en près de quarante ans de carrière, Jean Nouvel a réalisé plus de 200 projets en France, en Europe, en Asie et aux Etats-Unis et que « son esprit curieux et vif l'a poussé à prendre des risques dans chacun de ses projets qui, indépendamment de leur degré de succès, ont largement contribué à élargir le vocabulaire de l'architecture contemporaine », a fait valoir le jury du Pritzker.
"le plus important, c'est la récompense d'une façon de penser"
Jean Nouvel sur l'antenne de RFI
31/03/2008 par Charlotte Idrac

De l'Institut du Monde arabe à Paris ...
C’est la réalisation en 1987 de l’Institut du Monde arabe à Paris, un des Grands Travaux du président François Mitterrand, qui a projeté Jean Nouvel sur la scène internationale. Il a signé l’ouvrage avec Pierre Soria, Gilbert Lézénès et  Architecture Studio, mais c’est son nom qu’on retiendra. Il y aura aussi, en 1994 la fondation Cartier, avec son immense mur de verre séparant le jardin de la rue. Sa dernière réalisation dans la capitale française est le Musée du quai Branly, inauguré en 2006 et qui n’a pas été épargné par la critique internationale.
Hall Philharmonique - Paris, France(Photo: Gaston et Septet)
Hall Philharmonique - Paris, France
(Photo: Gaston et Septet)
En attendant, à l’horizon 2012,  la Philarmonie de Paris, une salle de concert de plus de 2000 places, au sein d’un complexe de quelque 20 000  mètres carrés dans le parc de la Villette et dont la maquette a été présentée à biennale d’architecture de sao Paulo, en décembre dernier. Une réalisation en écho à celle, en 1999, du Palais de la culture et des congrès à Lucerne, doté d'une salle de concert à l'acoustique considérée comme exceptionnelle. Côté musique, toujours, une salle symphonique devrait être livrée à Copenhague l’an prochain.
... à la Tour de Verre à New York
"L'objet expérimental".© Jean Nouvel-AJN
"L'objet expérimental".
© Jean Nouvel-AJN
On a souvent identifié Jean Nouvel aux « tours », qui figurent en bonne place dans les réalisations phares de l’architecte. La tour Agbar à Barcelone, en 2003, avec son sommet conique  (comme les gros cigares qu'il affectionne ?), ou, à venir, la Tour de Verre, de 75 étages, à New York, à côté du Musée d’art moderne (Moma) en plein coeur de Manhattan, ou la tour végétale ultraplate dessinée pour le groupe Suncal à Los Angeles, ou encore la tour de Doha, au Qatar, qui commence à sortir de terre. Sans oublier les projets qui n’ont pas été retenus, comme la Tour sans fin, rêvée pour le quartier de la Défense aux portes de Paris ou encore le projet expérimental, toujours à la Défense, deTour Phare, surmontée d’un gigantesque écran et conçue avec l’écrivain et artiste de l’image Alain Fleischer.
Un langage poétique
Car travailler avec des artistes, Jean Nouvel aime bien, lui qui a fait des études aux Beaux-Arts de Paris dans l’intention  de devenir plasticien, avant de se tourner vers l’architecture. D’ailleurs, il a ouvert sa première agence en 1970 avec François Seigneur, architecte, mais aussi scénographe et plasticien, avant de travailler avec des artistes pour l’Institut du monde arabe, la tour Agbar, l’opéra de Lyon ou le palais de justice de Nantes, entre autres. Avec des goûts artistiques très éclectiques : de César – il mettra en scène l’exposition consacrée au sculpteur à la fondation Cartier en juin prochain,  à l’art aborigène qu’il a mis à l’honneur au Musée du quai Branly en invitant des artistes aborigènes à travailler sur la façade du bâtiment. Et de regretter que peu d’artistes travaillent en relation avec le lieu, comme Daniel Buren, Christo ou James Turrel.
Musée du Quai Branly à Paris© musée du quai Branly, photo Nicolas Borel
Musée du Quai Branly à Paris
© musée du quai Branly, photo Nicolas Borel
Mais Jean Nouvel ce ne sont pas seulement des musées, des lieux culturels – même s’ils sont nombreux – ni des tours. Par exemple, le projet Horizons, à Boulogne, aux portes de Paris, l’architecte le présente même comme une « nouvelle vision d’immeubles de bureaux », un projet de « non tour ». Il est difficile de parler d’un style Nouvel, même si ses réalisations jouent souvent sur le verre, le métal, la couleur noire (dont il aime à s’habiller).  Car pour Jean Nouvel « le rôle de l’architecte au sein de la société est celui d’un interprète de ses grands mouvements. A l’écoute des tendances, des mutations historiques, culturelles, sociales est de les retranscrire dans un langage poétique ».
C’est le 2 juin prochain, à Washington, dans la bibliothèque du congrès américain que Jean Nouvel se verra remettre la somme de 100 000 $ et un médaillon de bronze lors de la remise officielle du prix Pritzker. 
Tour Agbar - Barcelone, Espagne 1999-2005(Photo: Gaston et Septet)
Tour Agbar - Barcelone, Espagne 1999-2005
(Photo: Gaston et Septet)

@  Radio France Internationale. 
Direction Multimedia . 
116, avenue du Président Kennedy- BP 9516 - 75762 PARIS Cedex 16 - FRANCE


Afrique Matin démarre avec Guy Riboreau, Edwige Munoz, Pierre Delmas, Marcel Soubrier, Fouad Benhalla.  Au premier rang : Jacqueline Papet, Roland Domergue et Anne Toulouse. (de gauche à droite)
27/01/2010

1975: Radio France Internationale, la cinquième chaîne de Radio France

Radio France Internationale voit le jour en janvier 1975.
Encore meurtrie par le démantèlement de l'ORTF et la suppression de 14 des 17 langues pratiquées dans les émissions en direct, elle doit s'intégrer dans la nouvelle société de Radio France.

jeudi 29 novembre 2012

about LONMIN


LONMIN (LRH)

332,70 GBp 
+2,02% | +6,60 
 18/01/2013 17:35







INDUSTRIE




Malmené en Bourse, Lonmin repousse une nouvelle fois les avances de XSTRATA




Par Les Echos | 20/11 | 07:00

Xstrata critique la gestion du britannique, dont il détient 25  %. Très endetté, Lonmin va faire appel au marché.

En février dernier, le cabinet Ernst and Young pronostiquait qu'une fusion entre Xstrata et Glencore avait toute les chances d'en entraîner d'autres dans les mines. Il ne pensait sans doute pas alors qu'Xstrata en serait encore l'un des acteurs. Le suisse fait le forcing depuis des semaines pour croquer Lonmin, le numéro trois mondial du platine, dont il détient déjà 25 %.
Tout commence il y a quelques jours, lorsque Lonmin annonce le lancement d' une augmentation de capital de 817 millions de dollars. Les grèves dans ses mines en Afrique du Sud lui ont fait perdre l'équivalent de 110.000 onces de platine et l'ont un peu plus fragilisé face à ses créanciers. Très endetté, Lonmin a perdu 700 millions de dollars lors de son exercice clos au 30 septembre.

Offre « non appropriée » 

Pour Xstrata, qui avait déjà tenté de mettre la main sur le britannique en 2008, l'occasion est trop belle. Le suisse a donc proposé de souscrire à une augmentation de capital réservée de 1 milliard de dollars, qui lui donnerait alors 70 % du capital de Lonmin. Au passage, il demande la possibilité de nommer ses hommes à des postes clefs, dont celui de directeur général. Pas question, rétorque Lonmin, jugeant cette offre « pas attractive et non appropriée ». C'en est trop pour Mike Davis. Le directeur général d'Xstrata réagit vivement et s'en prend à la direction de Lonmin, qu'il juge incapable « dedévelopper une stratégie réaliste de restauration de la valeur pour les actionnaires ». En témoigne le parcours de l'action, qui a perdu plus de la moitié de sa valeur en un an. Si le patron d'Xstrata reconnaît qu'une «recapitalisation substantielle de la société est nécessaire », il ajoute qu' « elle doit être soutenue par une équipe dirigeante et un business plan adéquat ». Pas vraiment ce que l'on appelle un chèque en blanc.
Mais face à l'opposition de Lonmin, l'heure n'est pas au lancement d'une OPA hostile. Xstrata n'a pas eu d'autre choix que de suivre l'augmentation de capital pour ne pas diluer ses 25 %. Il a donc voté hier en faveur du plan, comme plus de neuf actionnaires sur dix. « Nous pouvons maintenant aller de l'avant, avec confiance, en poursuivant la réalisation de notre plan de redressement », s'est félicité le président de Lonmin, Roger Phillimore. Mais l'ombre de Xstrata risque de planer encore longtemps sur sa tête.
pierrick Fay, Les Echos



Lonmin: les actionnaires approuvent la recapitalisation

Londres (awp/afp) - Les actionnaires du groupe minier Lonmin ont approuvé lundi la recapitalisation de 817 millions de dollars que le groupe va lancer pour renforcer sa solidité financière après les violences meurtrières dans sa mine de Marikana en Afrique du sud, a-t-il annoncé dans un communiqué.
91,1% des actionnaires présents lors d'une assemblée générale et représentant 77,7% du capital ont approuvé cette opération, a-t-il indiqué.
"Le conseil d'administration remercie les actionnaires pour leur soutien et est impatient de poursuivre son dialogue avec eux. Nous pouvons maintenant aller de l'avant, avec confiance, en poursuivant la réalisation de notre plan de redressement", a déclaré le président de Lonmin, Roger Phillimore.
Une minute de silence en mémoire des victimes des violences de Marikana a été observée lors de cette assemblée.
Les événements de la mine de platine de Marikana (nord), qui ont traumatisé l'Afrique du sud, ont fait au total 46 morts dont 34 grévistes tués par la police lors d'une fusillade le 16 août rappelant les pires heures de l'apartheid.
Fragilisé par ces violences meurtrières qui ont fortement perturbé sa production, Lonmin avait annoncé fin octobre le lancement de cette augmentation de capital, visant à lever 817 millions de dollars afin de renforcer sa solidité financière.
Son premier actionnaire, le groupe minier suisse Xstrata, avait annoncé la semaine dernière son intention de souscrire pleinement à cette augmentation de capital mais avait en revanche réitéré son appel à changer l'équipe dirigeante de Lonmin.
A la Bourse de Londres, Lonmin bondissait de 8,74% à 512,5 pence vers 14H30 GMT dans un marché en hausse de 1,62%.

(AWP / 19.11.2012 15h53) 


#suisse #vautours Lonmin: Xstrata appelle au changement de l'équipe dirigeante

 Lonmin: Xstrata appelle au changement de l'équipe dirigeante
Londres (awp/afp) - Le groupe minier Xstrata a adressé une lettre au président du directoire de Lonmin pour lui annoncer son intention de souscrire pleinement à son augmentation de capital et réitérer son appel au changement au sein de l'équipe dirigeante.
"Nous estimons également qu'une recapitalisation substantielle de la société est nécessaire. Toutefois, la recapitalisation doit être soutenue par une équipe dirigeante et un business plan adéquats", a indiqué jeudi dans un communiqué le géant zougois, principal actionnaire de Lonmin.
La semaine dernière, le groupe minier Lonmin avait rejeté une proposition de prise de contrôle par le groupe suisse, estimant que son offre n'était pas "attractive" et "non appropriée".
Xstrata proposait que Lonmin lui rachète ses activités sud-africaines dans le platine et le chrome en échange d'une augmentation de capital réservée de 1 milliard de dollars. Xstrata serait ainsi monté à au moins 70% du capital contre 24,5% actuellement.
En échange, le groupe suisse avait demandé la possibilité de nommer ses hommes aux postes-clés de Lonmin, dont celui de directeur général.
Fragilisé par les violences meurtrières dans sa mine platine en Afrique du sud, Lonmin a annoncé en octobre une augmentation de capital, visant à lever 817 millions de dollars afin de renforcer sa solidité financière.
En 2008, Xstrata avait déjà tenté d'avaler Lonmin mais avait finalement renoncé à son offre d'achat hostile tout en montant à près de 25% du capital.
rp
(AWP / 15.11.2012 18h12)

Xstrata: vers une offre sur Lonmin?

13/11/2012 à 12:54
(CercleFinance.com) - Xstrata envisagerait de déposer une offre révisée sur le producteur de platine Lonmin, après le rejet par ce dernier d'une première proposition, d'après Bloomberg qui cite des sources proches du dossier.
Le géant minier basé en Suisse, qui détient déjà environ un quart du capital de Lonmin, étudierait notamment une participation à l'augmentation de capital pour 817 millions de dollars prévue par la société, précisent les sources, avec en contrepartie des changements à la direction de Lonmin.
Vendredi dernier, Lonmin a indiqué avoir rejeté une première offre de Xstrata, qui proposait un investissement d'un milliard de dollars au capital de Lonmin et une prise de participation à hauteur de 70% dans son capital. Ce plan prévoyait aussi une cession par Xstrata de ses activités de platine et d'alliages en Afrique du Sud à Lonmin.
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Xstrata: Lonmin rejette une proposition de prise de contrôle

LUNDI, 12.11.2012
Le groupe minier Lonmin, fragilisé par les violences meurtrières en août dans sa mine de platine de Marikana en Afrique du sud et qui a fini l’année dans le rouge, a indiqué avoir rejeté une proposition de prise de contrôle par son premier actionnaires, le suisse Xstrata. Dans un communiqué présentant les détails de son augmentation de capital de 817 millions de dollars, dont le lancement avait été annoncé fin octobre, Lonmin a révélé que Xstrata lui avait fait cette proposition le 12 octobre. Le suisse proposait que Lonmin lui rachète ses activités sud-africaines dans le platine et le chrome en échange d’une augmentation de capital réservée de 1 milliard de dollars. Xstrata serait ainsi monté à au moins 70% du capital contre 24,5% actuellement.

LONDRES, 30 OCT 2012 -

Lonmin annonce une augmentation de capital après les violences de Marikana

AFP - publié le 30/10/2012 à 12:20

LONDRES, 30 oct 2012 - - Le groupe minier Lonmin a annoncé mardi qu'il allait lancer une augmentation de capital d'environ 800 millions de dollars afin de renforcer sa solidité financière après les violences meurtrières qui ont fortement perturbé sa production dans sa mine de Marikana en Afrique du sud.

Dans un communiqué, Lonmin, qui avait reconnu dès la fin du mois d'août qu'il pourrait avoir besoin d'argent frais, a indiqué qu'il comptait "lever approximativement 800 millions de dollars de nouveaux capitaux à travers une émission d'actions afin de réduire le niveau d'endettement du groupe et augmenter sa solidité financière".
Lonmin, dont le premier actionnaire est le groupe minier suisse Xstrata, donnera les détails de cette opération prochainement.
"Les tragiques évènements de Marikana en août sont gravés de façon indélébile dans la mémoire de Lonmin et vont influencer la réflexion durant de nombreuses années chez Lonmin et plus largement en Afrique du sud", a souligné Roger Phillimore, président du groupe qui est le troisième producteur mondial de platine.
"Néanmoins, l'entreprise a repris sa production et doit regarder l'avenir. Il y a beaucoup à faire et pour cela, Lonmin a besoin de fondations financières solides", a-t-il ajouté.
A la Bourse de Londres, l'annonce de cette augmentation de capital était saluée par les investisseurs. Vers 11H00 GMT, l'action Lonmin prenait 2,50% à 492 pence, dans un marché en hausse de 0,85%.
Les événements de Marikana (nord), qui ont traumatisé l'Afrique du sud, ont fait au total 46 morts dont 34 grévistes tués par la police lors d'une fusillade le 16 août rappelant les pires heures de l'apartheid.
Les 28.000 employés de la mine de platine ont repris le travail le 20 septembre après six semaines de grève, ayant obtenu des augmentations allant de 11 à 22%.
Ces violences meurtrières ont profondément perturbé la production de la mine, qui est le principal actif de Lonmin. Elles lui ont fait perdre une production de 1,8 million de tonnes de minerai contenant une estimation de 110.000 onces de platine, a indiqué le groupe mardi.
Sur l'ensemble de son exercice 2012, sa production a par conséquent baissé à 687.372 onces contre 731.273 onces en 2011.
Lonmin assure que la reprise de la production se déroule "mieux que prévu" et que les premières onces de platine devraient être extraites mercredi.









vendredi 23 novembre 2012

Reading @ The Fool ...


How to Read Financial News



The amount of financial news published these days is staggering. The volume of news and analysis could drop 90% and it would still be completely overwhelming.
How do you make use of it all? As a financial writer who spends an embarrassing amount of time sifting through news, here are a few things I've come to terms with.
Read things you know you're going to disagree with
There is so much media content today that you can always find someone who agrees with you. Bullish on Apple (Nasdaq: AAPL  ) ? Thousands of writers are, too. Think the government is a giant conspiracy? There are countless blogs for that. Think the global recession was caused by celestial bodies falling out of alignment? I'm not kidding, folks-- there are blogs for that (and I'm doing you a favor by not linking to them).
The huge diversity of opinions makes readers vulnerable to something called confirmation bias. It's when you start with an answer, and then dig for information that backs it up. It's really dangerous because once you find someone else who agrees with you, you become more convinced that you are right -- even though you can find someone who agrees with you about literally anything.
In investing, Berkshire Hathaway  (NYSE: BRK-B  ) Vice Chairman Charlie Mungeradvocates the intellectual approach of Charles Darwin, who regularly tried to disprove his own theories. I'd recommend doing the same with financial news. You will probably learn the most from people you disagree with. They cause you to challenge your existing beliefs, many of which may be driven more by emotion than by fact.
You don't have to get crazy with this. But whenever you're convinced of a trend or a theory, go out of your way to read the counterargument. At worst, you continue to disagree with it. At best -- and quite frequently -- you gain a perspective you'd never thought of before.
Read old news
As Black Swan author Nassim Taleb writes, "To be completely cured of newspapers, spend a year reading the previous week's newspapers."
It is treated as a given that old news loses value. I disagree. Reading old news can provide far more insight than current news.
Consider this, from a December 2008 Wall Street Journal article:
Mr. Panarin posits, in brief, that mass immigration, economic decline, and moral degradation will trigger a civil war next fall and the collapse of the dollar. Around the end of June 2010, or early July, he says, the U.S. will break into six pieces -- with Alaska reverting to Russian control ...
California will form the nucleus of what he calls "The Californian Republic," and will be part of China or under Chinese influence. Texas will be the heart of "The Texas Republic," a cluster of states that will go to Mexico or fall under Mexican influence. Washington, D.C., and New York will be part of an "Atlantic America" that may join the European Union. 
The value in these prediction-type articles -- which make up a big portion of financial news -- comes months or years after they are published, when you can see how hopelessly inaccurate they were.
Or take this headline, from August 2011: "Dow falls 512 in steepest decline since '08 crisis."
That wasn't a bad prediction, of course. It's what actually happened, and it felt like a big deal at the time. But 14 months later, how many people still care about it? No one. The Dow Jones (INDEX: ^DJI  ) has regained all of its losses and then some. What seemed monumental then is irrelevant now. You only gain that perspective in hindsight.
These are both extreme examples. But read enough old news, and you quickly realize two things: The majority of predictions never come close to being true, and most of what we think is important news is trivial in the long run. Once you become convinced of this, you react differently to today's newspaper.
Read a mix of professional and amateur content
Professional journalists -- those at The Wall Street JournalNew York Times, Financial Times, and so on -- will always be more factually accurate, have better access to reputable sources, and can dig deeper into a subject than most amateur bloggers. 
But they also have deadlines, quotas, and bosses with quarterly earnings to worry about. That makes them susceptible to turning non-news into something meant to sound important. The best examples are journalists ascribing reason to daily market moves. "Dow Falls on Profit-Taking," for instance. No one knows what that means.
On the other hand, amateur bloggers tend to write only when they have something meaningful to say (though there are exceptions). When stumped, they just don't publish anything. Sometimes for days on end. It's no big deal. They only answer to readers, who demand quality and nothing else.
Ideally, you should read a healthy mix of both. Never one or the other.
Don't think every news story is actionable
This might be the most important. There are thousands of news articles published every day. Very, very few of them should ever compel you into action.
Quarterly earnings news stories rarely provide anything substantive enough to cause you to buy or sell. Same for industry trade news, analyst upgrades and downgrades, and -- especially -- economic reports.
Most financial news should, at best, be treated as something that incrementally helps you understand the big picture. If you find yourself tempted to tweak your portfolio after reading news, do your future self a favor and read less of it.
The good reads
Opinions vary, but here's a short list of my favorite financial writers and websites (besides, of course, Fool.com).
  • Any half-serious investor should have a Wall Street Journal subscription. It's $15 a month and covers 90% of relevant financial news.
  • Read James Surowiecki of the New Yorker's columns every month. Twice.
  • Derek Thompson of The Atlantic consistently writes thought-provoking pieces.
  • Jonathan Weil of Bloomberg digs deeper than 99% of his journalist peers.
  • Carl Richards of The New York Times is one of the best personal-finance writers in history. No exaggeration.
  • Robert Johnson of Morningstar writes a good weekly piece on the economy. They're well written and data-driven.
  • Take 30 minutes every weekend to read The Economist (bonus tip: narrate it in your head with a British accent and you'll feel smarter).
 Read on!
Check back every Tuesday and Friday for Morgan Housel's columns on finance and economics. 
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