mercredi 14 novembre 2012

Discrimination ou Sélection ?



08:36 - 14 novembre 2012 par Kiki Feremans

Où se situe la frontière entre discrimination et sélection dans le choix d'un locataire?




Vous avez eu des mauvaises expériences avec des locataires? Vous venez de réussir à vous débarrasser du dernier mauvais payeur? Vous êtes donc naturellement devenu beaucoup plus prudent. Mais jusqu'à quel point pouvez-vous vous montrer strict sur les critères de sélection d’un nouveau locataire?
La loi est très claire: toute discrimination est interdite. Vous ne pouvez choisir vos locataires sur la base de critères tels que l’âge, l’orientation sexuelle, la naissance, la fortune, la conviction religieuse ou philosophique, l’état de santé actuel ou futur, un handicap, une caractéristique physique ou génétique, l’origine sociale, la nationalité, la prétendue race, la couleur de peau, l’ascendance, l’origine nationale ou ethnique, la langue ou le sexe.
Quand parle-t-on de discrimination? Lorsque vous rejetez des candidats-locataires sur la base de ces critères "protégés", sans pouvoir apporter de justification objective et raisonnable.

Nom de famille exotique

Concrètement, vous n’avez pas le droit d’augmenter le montant du loyer si, au téléphone, vous trouvez le nom de famille ou l’accent du candidat un peu trop "exotique". Ou encore, de refuser à priori de louer votre logement à une personne handicapée. Par contre, vous pouvez refuser si votre studio est, par exemple, composé d’une mezzanine inaccessible à une personne en chaise roulante, ce qui constitue une justification objective et raisonnable. Cela signifie aussi que refuser quelqu’un sur la base de sa couleur de peau ou de son origine est toujours discriminatoire. Ces arguments de rejet ne peuvent en effet être objectivés ou justifiés.
Il existe aussi une différence entre la discrimination directe et indirecte. Dans le premier cas, le propriétaire refuse, par exemple, de louer son bien à des étrangers. Dans le deuxième, il interdit, par exemple, les chiens, avec pour conséquence que les personnes malvoyantes avec chien-guide n’ont aucune chance de louer le logement. Donner l’ordre de discriminer est également interdit. En d’autres termes: demander à une agence immobilière de refuser certains groupes de personnes est passible de poursuites en Belgique.

Corde raide

Bien entendu, cela ne signifie pas que vous n’ayez aucune marge de manœuvre dans le choix de candidats locataires. Vous pouvez fixer des critères économiques, ou décider sur la base du type de logement proposé. "Imaginez que vous louiez un flat dans un immeuble habité majoritairement par des personnes âgées, explique Katelijne D’Hauwers, directrice du SNP, le Syndicat National des Propriétaires et Copropriétaires. Dans ce cas, il vaut mieux éviter de louer à un jeune ménage avec des enfants en bas âge."
Les critères de revenus sont encore plus importants: "Si un candidat ne peut ni payer le premier mois de loyer, ni verser la garantie locative de deux mois de loyer, il est préférable de ne pas s’engager. Vous ne pouvez par contre pas exclure quelqu’un car il touche des revenus de remplacement. Sélectionner les personnes sur la base du type de revenus est interdit. Mais vous pouvez faire le calcul: quelqu’un qui ne dispose que d’un revenu d’intégration sociale ne sera certainement pas capable de payer un loyer de 600 euros, plus charges."
Le propriétaire confie à son locataire un bien dont la valeur peut facilement atteindre plusieurs centaines de milliers d’euros. "Il est donc important de trouver un locataire solvable, estime Katelijne d’Hauwers. Et c’est parfois délicat. Car comment prouver que vous refusez quelqu’un pour des raisons économiques et non sur la base de son origine ethnique? Vous risquez de tourner en rond pendant longtemps. Car si vous devez respecter la loi, dans certaines circonstances, vous serez vite sur la corde raide..."

Pension alimentaire

"Soyez prudent": c’est le principal conseil de Katelijne D’Hauwers. Car "dès que le locataire est installé, vous n’êtes plus maître chez vous. Ne prenez donc pas le premier candidat valable qui se présente. Demandez des références de propriétaires précédents. Exigez des preuves écrites: fiches de salaire, documents prouvant l’existence de revenus de remplacement, déclaration d’impôt des personnes physiques pour les indépendants. Et demandez des détails: une personne qui dispose d’un revenu normal doit peut-être payer une pension alimentaire très élevée. Ce genre de chose ne figure pas sur la fiche de salaire."
Aucun candidat-locataire n’est certes tenu de répondre à toutes ces questions. "C’est exact, confirme Katelijne D’Hauwers. Mais le fait que quelqu’un refuse de répondre peut déjà constituer un indice. Ceux qui n’ont rien à cacher n’auront aucun problème à répondre aux questions."

mardi 13 novembre 2012

Big Brother ... Once Again !!!



Ce brevet d'Apple qui permettrait de désactiver un iPhone à distance

lundi 12 novembre 2012 à 11h14
Nouvelle polémique autour d'un brevet déposé par Apple. Il s'agit cette fois d'une invention qui permettrait de désactiver à distance certaines fonctionnalités d'un smartphone, comme sa caméra, ou de le couper carrément du réseau. Les défenseurs des droits de l'homme la voient déjà appliquée lors de manifestations...
D'où vient cette nouvelle polémique sur un brevet d'Apple ?
Si le brevet d'Apple sur le rectangle aux bouts arrondis a pu faire rire, celui permettant de désactiver un appareil sans fil à distance fait plutôt hurler. Déposé en juin 2008, ce brevet (U.S. Patent No. 8.254.902) a été accordé à Apple en août dernier. Dévoilé dès le début septembre par plusieurs sites spécialisés anglo-saxons, comme ZDNet, ou hexagonaux, comme Numerama, il suscite un début de polémique en France depuis la publication jeudi d'un article duDaily Mail en raison des atteintes potentielles aux libertés individuelles. Au point que le site Reflets.info a publié un post au vitriol ouvrant sur cet appel : " Journalistes, citoyens, jetez vos putains d'iPhone... Maintenant ". Ce qui a provoqué une vague de commentaires très critiques sur les réseaux sociaux...

Et il est si terrible que ça, ce brevet ?
D'après son intitulé, il définit des " méthodes et des moyens pour imposer des consignes d'utilisation ("policies") à un appareil sans fil ". Il s'agit notamment de pouvoir " changer un ou plusieurs aspect fonctionnel ou opérationnel (...) dans certaines circonstances ". Si ce jargon ne vous semble pas suffisamment clair (Apple veut couvrir un maximum de cas de figure), sachez qu'il permettrait concrètement de désactiver à distance certaines fonctionnalités d'un iPhone, comme son appareil photo ou sa camera par exemple, ou de lui fermer carrément l'accès au réseau. Comment ? En envoyant un signal capable de bloquer sélectivement telle ou telle fonctionnalité d'un smartphone se trouvant dans un périmètre défini autour d'une "station de base".

Apple indique qu'il s'agit principalement de prévenir la gêne occasionnée par les sonneries ou par la lumière des écrans des smartphones dans certains lieux publics comme les cinémas, d'éviter les risques d'interférence radio dans les avions ou les hôpitaux, ou de couper automatiquement le téléphone en voiture. Mais il fait explicitement référence aussi à la possibilité d'empêcher la prise de photo dans des endroits inappropriés (des cabines d'essayage de magasins) ou les communications dans une salle d'examen (autrement dit, la triche). Ou encore d'éviter les transmissions de données dans les endroits sensibles (autrement dit l'espionnage). En tout état de cause, Apple insiste sur les applications commerciales de ce brevet qui pourrait intéresser des entreprises ou des administrations et affirme même des particuliers seraient prêts à payer pour le paramétrage automatique des fonctionnalités de leur smartphone en fonction des endroits...

C'est donc pour la bonne cause alors...
Chacun appréciera ce qui peut justifier ou pas une limitation à l'usage de son smartphone... Mais ce qui inquiète surtout les défenseurs des droits de l'homme, c'est qu'Apple indique tout aussi clairement que son brevet peut avoir de multiples applications qu'il ne détaille pas aussi explicitement. Il indique en revanche tout à fait clairement qu'il " couvre les opérations de police ou du gouvernement qui peuvent requérir un blackout complet ". Additionnant 2 et 2, les défenseurs des libertés individuelles imaginent donc ce que pourrait donner l'invention dans le cas de manifestations. Elle pourrait tout à fait empêcher des manifestants de communiquer entre eux ou de prendre des photos ou des vidéos d'exactions des forces de l'ordre. Le Daily Mail rappelle ainsi le rôle important joué par les téléphones mobiles dans les révolutions arabes et pointe les risques de mettre une telle arme à disposition de la police... et pas seulement dans les dictatures. Le journal évoque aussi le cas d'une manifestation d'étudiants de l'Université Davis de Californie, aspergés de gaz au poivre par un policier, et indemnisés à hauteur de 30.000 dollars par personne grâce à une vidéo tournée avec un smartphone. Le brevet évoque enfin une utilisation pour protéger les droits d'auteur. Ce que le Daily Mail traduit par une possibilité d'interdire de filmer ou d'enregistrer les concerts...

Faut-il jeter son iPhone?
Ce n'est pas la première fois qu'Apple est mis en cause pour des atteintes à la vie privée des utilisateurs d'iPhone. On se souvient de la polémique sur l'archivage des données géolocalisées. Le problème, c'est que les concurrents ne sont pas forcément sans reproche. Si Apple est capable de supprimer des applications à distance sur ses iPhone actuels, Google, lui, a déjà procédé à de telles suppressions. Et on se souvient du scandale provoqué par Amazon quand il a effacé des livres sur les Kindle de ses clients. iGeneration.fr rappelle pour sa part qu'un employé de Microsoft a révélé en 2010 que " Windows Phone est aussi doté d'une telle fonction kill switch " pour les logiciels. Et qu'il l'avait utilisée en 2011 pour désinstaller des versions pirates de jeux sur les smartphones de ses clients. Enfin, les dictatures n'ont pas attendu Apple pour parvenir à couper les accès internet. De façon générale, les télécoms et l'informatique sont connues pour l'installation de "portes dérobées" permettant éventuellement aux autorités de contrôler les communications, voire les appareils eux-mêmes.

Raison de plus, diront certains, pour ne pas leur donner des armes supplémentaires. Car si les opérateurs télécoms sont déjà capables de désactiver les téléphones volés, le brevet d'Apple permettrait de couper les communications dans une zone donnée (il suffirait d'y installer une station de base capable d'envoyer le signal de désactivation). Le dispositif serait donc beaucoup plus opérationnel... Reste qu'il ne s'agit encore que d'un brevet et que rien ne dit qu'il débouchera sur une solution réelle. De plus, Apple n'est pas, là encore, précurseur en la matière. "Le brevet ressemble très fortement à celui obtenu par Microsoft en mai 2008, un mois seulement avant qu'Apple dépose le siens, rappelle ainsi Numerama. A l'époque, il s'agissait très ouvertement pour Microsoft de faire respecter des "Device Manners Policy" (DMP), c'est-à-dire des DRM dont la fonction est de s'assurer du respect des "bonnes manières" dans les lieux publics". 

lundi 12 novembre 2012

Auction or Not Auction ?



16:19 - 09 novembre 2012 par Petra De Rouck

Les ventes aux enchères immobilières en ligne sont autorisées




Désormais, il sera possible de vendre aux enchères – en ligne - des maisons, des appartements et autres biens immobiliers. La Cour de Cassation vient de rendre son jugement.
Après la décision de la Cour de Cassation, la voie semble ouverte pour offrir en ligne des biens immobiliers avec un “prix de départ” ou “à partir de”. L'origine de cette décision réside dans les activités de la plate-forme immobilière en ligneunefois-deuxfois.be. Sa technique de vente a été contestée devant le tribunal par les notaires, qui la considèrent comme une vente publique, forme de vente qui est de leur compétence exclusive. Tant en première instance qu’en appel, la justice n’a rien trouvé à redire à cette technique de vente. La motivation de la décision du tribunal, c’est que la mise aux enchères sur internet ne constitue pas une véritable vente publique. Les offres ne sont pas irrévocables et il n’est pas question “d’adjudication publique”. La Cour de Cassation a suivi cet avis.
Sur le site unefois-deuxfois.be, les biens immobiliers sont proposés à un prix minimum, avec la mention “prix de départ” ou “à partir de”. L’habitation est proposée à la vente pendant 30 jours, et les personnes intéressées peuvent faire une offre à une date et une heure définies à l’avance. L’agence immobilière concernée s’engage à mettre en priorité le plus offrant en contact avec le vendeur. Les deux parties peuvent ensuite négocier les conditions de vente et signer éventuellement un compromis de vente. “Ce nouveau type d’enchères est une bonne façon d’élargir les possibilités de mettre des biens sur le marché de l’immobilier.”

Notaires

Il ne faut pas confondre ce site (ainsi que d’autres sites comparables) avec la plate-forme en ligne Notaclick lancée l’an dernier par les notaires, pour retransmettre des ventes publiques en ligne. “Les offres qui se font via Notaclick sont contraignantes” insiste Bart Van Opstal, porte-parole des notaires. “Lorsque le bien est adjugé par le notaire, il est considéré comme vendu”. En d’autres mots, si vous faites une offre, vous n’avez pas le droit de changer d’avis. De plus, il existe un contrôle sur les acheteurs potentiels. Avant de pouvoir faire offre, vous devez vous inscrire sur le site et obtenir l’autorisation du notaire. Celui-ci vérifiera d’abord si, par exemple, les candidats acheteurs sont majeurs et capables. L’offre devra être signée électroniquement à l’aide de votre carte d’identité électronique (e-ID) et de votre code pin.
Après un an, le nombre de transactions réalisées via Notaclick est d’environ 400. “Ce sont surtout les notaires bruxellois qui ont réalisé des ventes publiques exclusivement en ligne. Pour ces ventes, il n’y a donc pas eu de séance dans une salle de vente”, poursuit Van Opstal. “Mais dans la plupart des cas, après une période d’enchères en ligne, la transaction se termine dans une salle de vente traditionnelle”. Si l’offre électronique s’avère la plus élevée, le bien sera adjugé à cet offrant sans qu’il soit obligé d’être physiquement présent dans la salle. Le notaire pourra toujours décider de ne pas adjuger le bien et de le retirer de la vente, si, par exemple, les vendeurs estiment que les offres ne sont suffisamment élevées.”

dimanche 11 novembre 2012

Trust in XXI ...




"Il y a un grand soulagement parfois à faire le vide"

Et si, malgré ses maux, le XXIsiècle plaçait notre époque sous le signe d'une nouvelle Renaissance ? Travail flexible, révolution numérique, empowerment des femmes… Autant de signaux d’espoir qu’illustre Jean-Louis Servan-Schreiber, homme de médias et essayiste, dans « Aimer (quand même) le XXIe siècle ».

Les économistes désespèrent de la croissance, les citoyens de l'Europe, les travailleurs de l’emploi. Comment, notez-vous avec Edgar Morin, « aimer un siècle qui nous a donné les pires alarmes » ?

D’abord, en apprenant à relativiser. Il est irréaliste de croire que le XXIe siècle est alarmiste. Simplement, il est de mauvaise humeur. Mais ce n’est pas de la colère. Nous avons oublié ce que c’est, un siècle en colère. Nous sortons d’un siècle de massacres, de mort industrialisée, de chaos, de tragédies. Sans doute le plus sanglant de l’Histoire. Franchement, en regard, ce XXIe siècle qui commence est une période plutôt agréable. Il nous inquiète en ce moment, mais à très court terme. Nous avons, certes, une crise à surmonter en Europe. Mais elle n’est pas fatale. En revanche, la société est en train de bouger. Par exemple, au plan du travail, rien ne sera plus comme avant. Il y a une profonde révolution quant à la répartition du travail, au temps et à la rémunération. Au XXIe siècle, il y aura moins de travail, tout simplement parce qu’il y a « moins à travailler ». Ce n’est pas avec des paillettes, des subventions et des compléments qu’on pourra traiter ces mutations. Or, le travail est la chose la plus difficile à repenser, parce qu’il se heurte à des avantages acquis.

Le XXIe siècle est celui de la disparition des repères, des valeurs. Croyez-vous toujours au progrès ?

Nous sommes à l’évidence en période de progrès. Si l’on sort du cadre étroit de l’Europe, on constate que le monde entier est en croissance. Qu'on le veuille ou non, tout progresse, les sciences, le niveau de vie, les communications, les systèmes de négociation entre les nations. Nous sommes en train de sortir, d’une manière de plus en plus maîtrisable, d’une misère millénaire. Bien sûr, il faudrait que cela aille plus vite, bien sûr il faudrait des résultats plus tangibles. Or, nous sommes trop impatients. Nous négligeons le principe de la dimension historique. Et ne pouvons pas reprendre notre souffle sauf si, personnellement, nous essayons de le faire.

Quel sens prend la crise actuelle pour vous ? Qu'est-ce qui peut nous aider à la traverser ?

Un changement de mentalité. Il faut cesser de se plaindre. Et cesser d’espérer des gouvernements — qui n’en ont plus les moyens — de trouver des solutions à notre place. Le XXe siècle nous a profondément imprégnés d’une idéologie de « déresponsabilisation ». Du coup, nous avons trouvé des chaînes de responsabilités qui nous exonèrent. C’est très enfantin. Avec la crise, la plupart sont confrontés à la nécessité première de trouver du travail, de gagner leur vie. Ce ne sont pas des projets de vie qui les guident, mais l'obligation de survivre matériellement au quotidien. C'est une phase qui modifiera les valeurs en profondeur. En fait, nous vivons une nouvelle Renaissance, période qui elle aussi fut tourmentée, remplie de doutes et pourtant, génératrice d'une nouvelle vision du monde.

Au travail, tout va trop vite. Nous recevons de l’argent pour notre temps, mais nous perdons du temps de vie. Comment délaisser le court-termisme pour retrouver un présent sans impatience ?

Ce n’est pas facile pour des gens qui sont subalternes et qui sont insérés dans un système qui les contraint. Très souvent, ils sont dominés par des chefs qui n’ont eux-mêmes jamais réfléchi à la question. Mais de plus en plus de gens trouvent le moyen de se frayer leur propre chemin, de fabriquer leurs propres carrières, en respectant leur rythme de vie et leurs envies. Ce n’est pas pour rien qu’on assiste à la montée du travail indépendant. C’est une tendance de fond. Mais plus on est responsable, plus il faut assumer de choses à la fois. Pour éviter les débordements, nous devons apprendre à éteindre quelques fois le moteur. À se ménager de vrais moments de respiration et à prendre conscience de ce que nous faisons.

Le XXIe siècle sera-t-il celui des carrières nomades et de l’ultra-flexibilité ?

Il l’est déjà. Aux États-Unis, les gens changent en moyenne onze fois de carrière ou d’entreprise au cours de leur vie. Avec, parfois, un job meilleur, parfois moins bon. Et pour conséquence, la perte de certains avantages acquis. Nous devons accepter plus de souplesse. Cette capacité d’adaptation devient souvent le seul moyen de conserver un rôle social. Et internet accentue ce phénomène.

La révolution numérique est-elle une chance ?

Oui. C’est une corne d’abondance de connaissances, de contacts, de changements dans les fonctionnements de la société. Cependant, nous n'en connaissons pas encore très bien le mode d'emploi. On s'amuse avec le côté gadget, s'envoyer des images, rendre public ce que l'on pense surtout lorsqu'on ne pense pas ! Mais le numérique, c'est aussi la communication entre les savants, le partage intellectuel, l'accès à la connaissance sans coût pratiquement, pour tout le monde, aisé ou pauvre. Une richesse inouïe, inimaginable. Tout ce qui offrira plus de commodité, moins de dépense d’énergie et plus de rapidité, triomphera.

Vous revendiquez une forme d'abondance frugale. En quoi est-elle un progrès économique ?

Avant d’être un progrès économique, il faut d’abord considérer ce qui optimise les vies des humains. Mais la pléthore, l’abondance matérielle et le trop-plein d’informations nous dispersent et nous engorgent intérieurement. Le fait de faire le vide, de simplifier et d’épurer nous permet de penser mieux. Quand mon bureau est trop chargé de livres, j’enlève tout pour gagner en liberté. Il y a un grand soulagement parfois à faire le vide. On peut se débrouiller avec d’autres moyens.

Pourquoi la paix et la hausse du niveau de vie ne traduisent-elles pas une augmentation corrélative de l'impression de bonheur ?

C’est une constatation très récente. Il faudra donc du temps avant qu’elle ne soit acceptée pleinement par la société. S'adapter, c'est également s'adapter à la prospérité et on finit par trouver cela normal. La course au matériel finit par faire croire que c’est le seul jeu qui vaille la peine. C’est comme si on disait que le meilleur moyen de manger, c’est de s’empiffrer. Mais le jeu, c’est de vivre. C’est le bien-être. Nous sommes en train de survivre à notre prospérité.

Vous dites à la fin de votre ouvrage que durant les années à venir nous verrons la suprématie des femmes...

Oui, ce siècle sera celui des femmes. Il l’est déjà. Tous les ans, les étudiantes sont mieux classées que les hommes. D’aucunes deviennent chefs d’État ou de gouvernement. D’autres commencent à diriger des entreprises. Cela change en profondeur les valeurs de la société. Et tant mieux. Les femmes — c'est presque biologique — sont équipées pour faire vivre ce qui est autour d'elles, pour aider, prendre soin. Elles ont le souci de l'autre. Alors que les hommes sont plus volontiers inspirés par l'héroïsme. Cet héroïsme tellement porteur de drames. Or, il n’y a pas de prémisse à de grandes conflagrations militaires. Le monde est en paix. Plus cela durera, plus les femmes auront la possibilité d'occuper de meilleures places, puisqu’il faut des leaders, des chefs qui comprennent que ce n’est pas par la guerre, les conquêtes et la dominance — actions plus masculines —, qu’on fait avancer le monde. Ça nous donnera un peu de repos !
Rafal Naczyk
Aimer (quand même) le XXIe siècle, Jean-Louis Servan-Schreiber, éd. Albin Michel, 139 p., 10 €.

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Bibliographie[modifier]

Il est l'auteur de dix livres :
  • Le Pouvoir d'informer (1972), Robert Lafont.
  • L'Entreprise à Visage Humain (1973), Robert Lafont.
  • A Mi-Vie (1977), Stock.
  • Questionnaire pour Demain (1977), Ramsay.
  • L'Art du Temps (1983), Fayard.
  • Le Retour du Courage (1986), Fayard ; réed. Albin Michel (1992).
  • Le Métier de Patron (1990), Fayard.
  • Le nouvel art du Temps (2000), Albin Michel.
  • Vivre Content (2002), Albin Michel.
  • Une vie en plus, avec Joël de Rosnay et François de Closets (2005), Seuil.
  • Trop Vite ! (2010), Albin Michel.
  • Aimer, quand même, le XXIème siècle (2012), Albin Michel.

Liens externes[modifier]

mercredi 7 novembre 2012

Next step ?



07:58 - 07 novembre 2012 par Caroline Sury

Qui aide les indépendants proches de la faillite?




2012 pourrait être une année record en nombre de faillites. Où les entrepreneurs en difficultés peuvent-ils trouver de l’aide et des conseils?
Le mois d'octobre a enregistré un nombre record de faillites, 1.210 entreprises ont bu la tasse, selon le bureau d'études Graydon. Il s'agit d'une hausse de 7,18% par rapport au mois d'octobre 2011. Et depuis le début de l'année, ce sont 9.156 entreprises qui ont fait faillite (+4,86% par rapport à la même période un an plus tôt).
L’année dernière, 10.138 faillites avaient été recensées.Mais cette année, "on risque de franchir le cap des 11.000", s'inquiète Benoit Rousseau, le directeur juridique du Syndicat des Indépendants et des PME (SDI). Il y a en effet peu d'espoir d'amélioration compte tenu du contexte économique qui a de multiples conséquences néfastes: retards de paiement, reports de commandes, difficultés pour obtenir de nouveaux crédits, etc.

Quand déclarer faillite?

Un commerçant fait en principe aveu de faillite quand il ne parvient plus à régler ses dettes. Ce n'est pas un choix mais une obligation légale qui ne se résume pas à l'insolvabilité. Deux conditions doivent être réunies: être en cessation de paiement et avoir son crédit ébranlé.
La faillite n'est toutefois pas une fatalité. Un indépendant qui rencontre des difficultés financières passagères peut invoquer la loi sur la continuité des entreprises. Si son dossier est accepté par le Tribunal de Commerce, il aura la possibilité de se réorganiser en étant momentanément à l'abri de ses créanciers.
S'il ne peut y échapper, l'indépendant a tout intérêt à solliciter sa caisse d'assurances sociales pour bénéficier de l'assurance faillite. Il s'agit d'une allocation mensuelle de 1.027.28 euros (pour les isolés) ou de 1.336,54 euros (pour les ménages) d'une durée maximale de 12 mois. Cette assurance garantit également le maintien des droits sociaux en matière d'allocations familiales et d'assurance maladie-invalidité - secteur soins de santé - pendant quatre trimestres maximum.

Comment se protéger?

Si l'indépendant n'a pas prévu d'établir une distinction entre son patrimoine privé et ses actifs professionnels, et si ces derniers ne suffisent pas à rembourser l'ensemble des créanciers, l'indépendant pourra être dessaisi de ses biens personnels. Il aura néanmoins le droit de garder des meubles indispensables à sa vie familiale. Alors bien avant une éventuelle faillite et l'apparition de dettes, les indépendants peuvent protéger leur maison en passant un acte devant notaire (coût: environ 1.000 euros). Attention, cette pratique peut restreindre l’accès au crédit puisque l’habitation privée ne peut plus servir de garantie. Les indépendants peuvent également protéger une partie de leur patrimoine en adoptant un régime de séparation des biens.
Où trouver de l'aide?
Pol Vermoere de Tussenstap, une ASBL qui vient en aide aux indépendants en difficulté, constate aussi qu'en cas de faillite, l'indépendant atterrit dans un monde inconnu où il a du mal à trouver des conseils adaptés à sa situation. "Les entrepreneurs en difficulté, et plus particulièrement les entrepreneurs faillis ont grand besoin d'être informés de leurs droits et obligations. Ils ne savent généralement pas ce qu'ils peuvent attendre des prestataires de services juridiques et économiques et des mandataires de justice. Ils vivent dans la peur, ignorant quelles conséquences la procédure de faillite aura sur leur patrimoine et sur leur accès à une nouvelle activité."
Cindy Torino, conseiller juridique du Centre pour Entreprise en difficulté, confirme et ajoute: "Quand vous êtes starter, les portes vous sont ouvertes un peu partout. Mais quand vous êtes en situation de faillite, plus personne ne s'occupe de vous car vous n'avez plus moyens de payer. C'est un cercle vicieux."
"En effet, les entrepreneurs en difficulté ne sont pas forcément en règle de paiement avec les factures de leurs experts-comptables, qui doivent eux aussi assurer la survie de leur propre entreprise", indique Pol Vermoere. "Pourtant, ils ont souvent plus besoin d'un audit économique et financier de leur entreprise que les dirigeants d'entreprises saines." Pour éviter le pire, il est donc nécessaire dès le début d'une activité d'analyser en permanence sa situation comptable et financière avec l'aide d'un ou plusieurs experts. "Car si lancer une entreprise est une bonne décision, l'arrêter à temps aussi", conclut Cindy Torino.
  • À Bruxelles: Centre des Entreprises en difficultés (www.ced.be)
  • En Wallonie: Centres interprofessionnels de prévention des risques d'entreprises (www.ucm.be)
  • En Flandre: Tussenstap (www.tussenstap.be) et Efrem (www.efrem.be)
  • Outil: autodiagnostic de la performance d'une entreprise (http://cefip.performaction.be)

lundi 5 novembre 2012

Warning !!!




18:43 - 04 novembre 2012 par Caroline Sury

Appel en absence frauduleux: gare à la facture!




Par mégarde ou par curiosité, vous rappelez l’émetteur inconnu d’un appel en absence. Méfiance, cet appel peut vous coûter très cher. Que prévoit votre opérateur mobile pour vous protéger?
Votre téléphone résonne mais vous n’avez pas eu le temps de le décrocher. Normal, il n’a sonné qu’une ou deux fois et le numéro vous est étranger. Pris de curiosité, vous le rappelez sans prêter forcément attention au préfixe. À l’autre bout du fil, vous tombez sur un répondeur vous demandant de patienter ou sur un appel à l’aide ou sur un message vous annonçant que vous êtes le grand gagnant d’une tombola. Ces messages ont été spécialement conçus pour vous garder en ligne le plus longtemps possible. Bienvenu dans le monde de la fraude 'wangiri', également appelée 'ring and cut fraud'.
En effet, ces numéros sont payants et ont pour conséquence immédiate de faire grimper le montant de votre facture télécom en flèche. "Récemment, on a eu des cas d’appels en absences sur les portables d’utilisateurs belges avec des numéros commençant par 0017 (République Dominicaine) ou même 0088 (appel satellite). Or le prix d’un appel vers la République Dominicaine peut monter jusqu’à 2 euros par minute, tandis que le prix d’un appel vers un numéro satellite est de 6 euros par minute", commente Mathieu Van Overstraeten, le porte-parole de Mobistar.

Que font les opérateurs?

BASE: "ce type de fraude est rare car nous avons bloqués tous ces numéros frauduleux depuis des années. Nos clients sont donc dans l’impossibilité de rappeler de tels numéros", répond Florence Muls, porte-parole du BASE. "Notre réseau est suivi de très près et tout agissement suspect est signalé immédiatement au Ministère compétent pour action immédiate."
Mobistar: quand un nouveau numéro frauduleux est signalé, il acquière automatiquement le statut de numéro privé. "De cette manière, la personne qui reçoit l’appel voit s’afficher ‘numéro privé’ sur son téléphone et ne peut pas rappeler le numéro en question, ce qui lui évite de se faire avoir par la fraude", explique Mathieu Van Overstraeten. L’opérateur publie également un message sur Facebook afin de mettre ses clients en garde. "Heureusement, ces fraudes restent relativement rare, même s’il est vrai qu’il y a eu un peu plus de cas ces derniers mois", concède-t-il.
Proximus: le groupe Belgacom a également recours aux médias sociaux pour avertir ses clients. Récemment, un avertissement pop-up avait même été publié sur leur portail.  "Dès que nous prenons connaissance de l’existence d’un nouveau numéro frauduleux, nous lui bloquons l’accès à notre réseau", précise Haroun Fénaux, son porte-parole.

Remboursement possible?

Mi-octobre, le numéro +37390078339 a appelé plusieurs Belges. Pour s’en convaincre, il suffit de se rendre sur le site Who Calls Me et d’y introduire le numéro. De nombreuses personnes témoignent avoir reçu un appel en absence de ce numéro en provenance de Moldavie. "Suite à votre avertissement, sa disponibilité a été bloquée sur notre réseau", rassure Haroun Fénaux. "J’ai testé ce numéro moldave et il n’existe pas sur le réseau KPN Group Belgium (BASE), il a donc bel et bien été bloqué", ajoute Florence Muls.
Si par mégarde vous avez quand même rappelé un numéro frauduleux et que cet appel a fait exploser votre facture mensuelle, contactez votre opérateur. Il pourrait éventuellement intervenir dans le paiement de cet appel. "Nous interviendrons en effet si cela devait arriver avec un recours ensuite contre l’émetteur", signale Florence Muls. "Nous ne sommes pas responsable de cette fraude. C’est le client qui s’engage dès l’instant où il rappelle le numéro manqué. Un geste commercial est toutefois envisageable en fonction du problème rencontré et après un examen au cas par cas", conclut Haroun Fénaux.

vendredi 2 novembre 2012

SINOPEC





CHINA PETROLEUM & CHEMICAL CORP ADS(REP 100 'H' CNY1) SPON (SNP)

92,49 USD 
-1,39% | -1,30
 24/06/2014 22:02

ISIN US16941R1086 | ADR
Pétrole & Gaz

Chine





MAUREL ET PROM (MAU)

12,555 EUR Temps réel
-0,40% | -0,05
 24/06/2014 17:35

ISIN FR0000051070 | Actions
Pétrole & Gaz
Compartiment A | SRD

France




MAUREL & PROM : nouvelles rumeurs de rachat

Source : AOF
01/11/2012 à 08:58 / Mis à jour le 01/11/2012 à 08:58



(AOF) - La spéculation sur l'avenir de Maurel & Prom reprend de plus belle. Selon Bloomberg, qui cite des sources proches du dossier, le premier raffineur chinois China Petrochemical (Sinopec), envisage le rachat de la junior pétrolière française pour plus de 2 milliards de dollars (1,5 milliard d'euros environ). Selon Bloomberg, des obstacles restent néanmoins à lever.

AOF - EN SAVOIR PLUS

- Intérêt spéculatif car absence de taille critique pour rester indépendant.

Les points faibles de la valeur

- Valeur cyclique très fortement dépendante des cours du pétrole et des résultats de ses explorations ;
- Méconnaissance de la recherche de pétrole par les investisseurs ;
- Métier très aléatoire et forte volatilité sur le cours.

Comment suivre la valeur

- Valorisation boursière corrélée aux découvertes ou acquisitions, rapportées à la taille de la société ;
- Type de sociétés très convoité par les majors, à la peine pour renouveler leurs réserves ;
- Cotation de Maurel & Prom Nigeria (fin 2011) devant permettre de réduire la décote de holding et de valoriser à la juste valeur les activités Gabon / Colombie.

LE SECTEUR DE LA VALEUR


Pétrole et parapétrolier

L'Agence internationale de l'Energie (AIE) a revu ses prévisions de demande mondiale de pétrole pour 2012 et 2013 du fait d'un contexte économique défavorable. La demande totale de brut dans le monde serait de 89,6 millions de barils par jour en 2012 et de 90,5 millions en 2013. Cela correspond respectivement à 0,3 mbj (million de barils par jour) et 0,4 mbj de moins que la précédente prévision. La hausse de la demande sera essentiellement portée par les pays émergents. Cette révision de prévision a été influencée par une réduction de la demande de la part des deux grands consommateurs mondiaux, la Chine et les Etats-Unis, qui représentent à eux seuls le tiers de la demande mondiale de pétrole. L'AIE estime que les cours du pétrole pourraient rester élevés dans les mois à venir du fait des tensions géopolitiques, en particulier entre l'Iran et l'Occident concernant le programme nucléaire iranien.

DERNIERE RECOMMANDATION SUR LA VALEUR

Arkeon Finance a renouvelé sa recommandation Achat ainsi que son objectif de cours à 15,5 euros sur Maurel & Prom après un point sur la production au Gabon. Sous l'effet d'un doublement de la capacité d'injection d'eau (50 000 barils d'eau par jour), Maurel & Prom anticipe une augmentation progressive et significative de la production de ses puits à partir de 2013. Concernant l'objectif 2012 d'atteindre une production au Gabon (à 100%) de 24 500 barils par jour à fin 2012, le courtier reste prudent dans l'attente de la connexion des nouvelles plates-formes.

CONSENSUS DES PROFESSIONNELS

D'après le consensus de marché calculé à la date du 31/10/2012, les analystes conseillent d'acheter le titre MAUREL ET PROM (MAU 11.64 +8.33%) . En effet, sur un total de 3 bureaux d'études ayant fourni des estimations, 2 sont à l'achat et 1 est neutre. L'indice de recommandation AOF, reflétant l'avis moyen des analystes et s'étendant de -100% à +100%, est de 67%. Enfin, l'objectif de cours moyen est de 17,2 EUR. Le consensus précédent conseillait d'acheter la valeur .




(Boursier.com) -- Le géant chinois China Petrochemical Corp (Sinopec) négocierait l'acquisition de Maurel & Prom ! Selon trois sources concordantes citées par l'agence 'Bloomberg' ce matin, des discussion informelles auraient commencé depuis le début d'année entre les deux sociétés, et se poursuivraient actuellement, bien que des obstacles demeurent à la conclusion d'un accord.
Si elle se réalisait, l'opération pourrait valoriser Maurel & Prom plus de 2 Milliards de Dollars (1,55 MdE), selon ces sources. Un montant qui représenterait une prime de près de 20% par rapport à la capitalisation actuelle du groupe, qui atteint environ 1,3 MdE à la Bourse de Paris.
Une acquisition de Maurel & Prom permettrait à Sinopec de renforcer ses positions en Afrique, notamment au Gabon, au Congo, en Tanzanie et au Mozambique, et lui éviterait des se heurter à des obstacles règlementaires, qui ralentissent son expansion dans d'autres régions du monde (Canada et Etats-Unis notamment).
En Bourse, le titre Maurel & Prom a fini la séance d'hier en baisse de 0,9% à Paris, avant la diffusion de ces informations. Ce matin, l'action de Sinopec, qui capitalise 70 MdsE à la Bourse de Hong Kong, progresse de 2%.
Maurel & Prom, dont le PDG Jean-François Hénin ne cache pas son souhait de s'adosser à terme à une entité plus importante, a longuement négocié par le passé avec le groupe pétrolier indien India Oil Corp, sans aboutir à un accord sur la valorisation de la société française.