vendredi 4 mars 2011

CNP, Fingen, Erbe & Co ...

Frère retire la CNP de la cote


Fingen, un holding détenu par Erbe (Albert Frère/BNP Paribas) lance une offre publique d'acquisition de la Compagnie Nationale à Portefeuille (CNP), le holding détenu par Albert Frère. Le prix fixé est de 48,64 euros par action.

Coup de tonnerre sur la Bourse de Bruxelles jeudi soir après la clôture. Un communiqué de la Commission bancaire, financière et des assurances (CBFA) annonce une offre publique d’achat sur la Compagnie Nationale à Portefeuille (CNP), lancée par une structure commune à Albert Frère et BNP Paribas. Fingen est en effet un holding détenu à 100 % par Erbe, qui est elle-même une société codétenue par Frère-Bourgeois (53 %) et BNP Paribas (47 %). Erbe détient 46,5% de la CNP, ce qui en fait le principal actionnaire de la holding. (Voir le graphique)

L’offre porte sur la totalité des actions, soit un maximum de 30.831.083 actions, au prix de 48,64 euros. L’action clôturait hier à la bourse de Bruxelles à 40,31 euros. Le prix fixé représente donc une prime de plus de 20 % par rapport au cours de Bourse mais reste en deçà de la valeur intrinsèque de la CNP estimée à 51,90 euros.

L’offre est soumise à une condition: que Fingen récolte au moins 90% du capital de la société.

L’opération passera par Fingen, filiale à 100 % de ERBE, structure détenue conjointement par le groupe Frère-Bourgeois et par BNP Paribas et qui détient 47,37 % de la CNP. Voilà pour les aspects pratiques de l’opération. La justification est évidemment plus compliquée à avancer.

Les marchés bruissaient récemment de la rumeur d’une réorganisation au sein de la galaxie Frère, particulièrement complexe et à étages multiples.

Ces derniers mois, différents étages de la structure, essentiellement Frère-Bourgeois, avaient procédé à des rachats d’actions de la CNP. Durant l’année 2010, la structure faîtière avait acquis pour 10 millions d’euros d’actions CNP, dépassant les 20 % du capital directement détenus. Mais ce programme de rachat s’est arrêté le 1er février dernier. Le management s’était alors déclaré en "période grise". Traduction libre d’un analyste: on pourrait reprocher à la CNP et donc à ses actionnaires de soutenir le cours alors qu’une opération dont ils ont connaissance se prépare…

Jeudi matin, la CNP convoquait une assemblée générale extraordinaire en vue de modifier la date de son AG ordinaire et la porter de fin avril à juin… soit en même temps ou presque que celle de Frère-Bourgeois.

Pour Tom Simonts, analyste chez KBC Securities, un déclencheur possible pourrait être la volonté de BNP Paribas de sortir de la structure, mettant fin à une relation de plus de 40 ans. Les partenaires sont liés par un pacte d’actionnaires jusqu’en 2014. "Ce n’est qu’une hypothèse, mais je ne vois pas d’autres explications, parce qu’il n’y a par exemple aucun avantage fiscal ou au niveau du capital, souligne Tom Simonts. Mais si l’offre est un succès, ce qui ne posera sans doute guère de problème, cela permettrait au groupe, une fois CNP rayé de la cote, de faire ce qu’il veut: par exemple, vendre les actifs de CNP, et en utiliser une partie pour racheter la participation de BNP Paribas, qui vaut environ 1,2 milliard d’euros".

Une réflexion à ajouter peut-être : "Depuis 2005 ou 2006, on a vu très clairement que CNP n’était plus active. Des transactions qui auraient dû se faire chez CNP se faisaient chez GBL ou chez Ergon – avec l’avantage que cette structure de private equity n’est pas cotée, et ne doit donc pas rendre compte de tous ses mouvements au marché", observe Simonts.

L’opération rapproche de facto la tête du groupe Frère de GBL. Par rappel, GBL est contrôlé conjointement par le groupe Frère et le groupe canadien Desmarais au terme d’un accord qui arrive également à son terme en 2014…

jeudi 3 mars 2011



le 'c' se dessine entre les deux blocs de couleur.


Le logo du géant de la distribution Carrefour est sans doute l'un des logos les plus connus en France. En revanche ce qui l'est moins, c'est la petite astuce visuelle qui se cache derrière.

Avec un peu d'attention, on peut en effet voir un grand "C" blanc se dessiner au milieu des losanges rouge et bleu, dans le logo de Carrefour. Cette disposition si particulière constitue un véritable défi pour notre œil.



12:48 - 03 mars 2011

Carrefour étend ses "Planet"


Les premiers résultats des tests des hypermarchés Carrefour Planet, dont l'un est situé à Waterloo, sont très bons, selon le distributeur.

La chaîne de supermarchés Carrefour va étendre cette année sa nouvelle formule d'hypermarchés 'Carrefour Planet'. En Belgique, cette année, neuf hypermarchés vont être réinventés, a déclaré jeudi le directeur général de Carrefour Lars Olofsson. Il a également parlé d'un "revirement" après la restructuration en Belgique.

Les premiers résultats des tests réalisés dans six nouveaux hypermarchés "Carrefour Planet", dont l'un est situé à Waterloo, sont "très bons", selon le directeur général de Carrefour. Les ventes dans ces magasins ont augmenté en moyenne de 5,5%.

Fin de cette année, il devrait y a voir 92 'Carrefour Planets', notamment en France et en Espagne mais aussi en Belgique, en Grèce et en Italie. La Belgique comptera neuf magasins de ce type, a précisé Lars Olofsson. À la mi-2013, il devrait y a voir 213 'Carrefour Planets' en Europe.

Le premier véritable 'Planet Carrefour' en Belgique s'implantera à Mons. L'ouverture est prévue pour avril, selon Carrefour Belgium. La localisation des autres sites n'a pas été communiquée. Le directeur général de Carrefour a fait état d'un "revirement" en Belgique. Au cours du quatrième trimestre, le chiffre d'affaires a augmenté pour la première fois depuis six ans.

Carrefour a mené une restructuration début 2010 en Belgique, qui a entraîné la fermeture de onze magasins. Pour l'ensemble de l'année 2010, le chiffre d'affaires réalisé en Belgique s'est élevé à 4,25 milliards d'euros, ce qui constitue une baisse de 3,7%.

L'ensemble du groupe Carrefour a enregistré l'an dernier un bénéfice net de 433 millions d'euros (+57%) et un chiffre d'affaires de 90 milliards d'euros (+5,5%). Le groupe compte ouvrir 800 magasins cette année.

Club Med





07:48 - 03 mars 2011

Club Med: chiffre d'affaires en hausse de 14,6% au 1er trimestre


Le groupe de loisirs a fait état dans un communiqué d'une augmentation de 14,6% du chiffre d'affaires réalisé sur la période de novembre à fin janvier à 337 millions d'euros.

Club Méditerranée a dit jeudi tabler sur une hausse significative du résultat opérationnel courant (ROC) de ses villages sur l'ensemble de la saison d'hiver malgré un manque à gagner de 5 à 8 millions d'euros lié au contexte politique en Tunisie et en Egypte.

Le groupe de loisirs a fait état dans un communiqué d'une augmentation de 14,6% du chiffre d'affaires réalisé sur la période de novembre à fin janvier à 337 millions d'euros.
Le chiffre d'affaires des villages affiche une progression de 9,5% à taux de change constants, traduisant, selon le groupe, des gains de clients et une amélioration des prix.

Par rapport au premier trimestre 2010, le nombre de clients a augmenté de près de 9%, soit 21.000 clients supplémentaires. Pour les seuls Tridents 4 et 5, les villages les plus haut de gamme, la progression s'élève à 22% avec un gain de 36.000 clients.

"Le premier trimestre de l'année 2011 illustre le retour à la croissance que nous avons constaté depuis l'été 2010", déclare le PDG Henri Giscard d'Estaing, dans le communiqué.
"Sur l'ensemble de la saison hiver, nous devrions enregistrer une nouvelle progression significative du ROC Villages malgré le manque à gagner de l'ordre de 5 à 8 millions d'euros lié aux événements en Tunisie et en Egypte", ajoute-t-il.

Face aux événements survenus dans ces deux pays, le groupe a fermé le village de Djerba la Douce en Tunisie le 15 janvier et ceux de Sinai Bay, El Gouna et Louxor en Egypte à partir du 28 janvier.

Les villages de Djerba la Douce et de Sinay Bay ont été rouverts le 26 février et celui d'El Gouna le 5 mars, précise Club Med dans le communiqué.
Le groupe a souligné que le niveau de ses réservations à la date du 26 février affichait une progression de 9,7% par rapport à la même date l'an dernier.

Les réservations pour l'été 2011 enregistrent une hausse à deux chiffres par rapport à l'été 2010, indique Club Med.

Le titre a clôturé mercredi en baisse de 2,03% à 16,90 euros.

mercredi 2 mars 2011

HSBC @ Cortal

PLUS EUROPE: HSBC MOINS FRAGILE QU'IL N'Y PARAÎT

  

Simon Nixon,

DOW JONES NEWSWIRES

  

Pour bien juger les résultats de HSBC Holdings (HSBA.LN), il faut se rappeler que la banque a une nouvelle équipe de direction et que Douglas Flint et Stuart Gulliver ont peut-être décidé de déballer certaines mauvaises nouvelles au début de leur mandat pour que leur performance soit mieux jugée par la suite.

Le géant bancaire britannique a ainsi annoncé au titre de l'exercice 2010 un résultat avant impôt inférieur aux attentes, à 19,1 milliards de dollars, ainsi qu'une révision en baisse à 12%-15% son objectif de rendement des fonds propres, contre 15-19% précédemment, afin de tenir compte des nouvelles exigences réglementaires.

Les investisseurs ont forcément mal réagi à cette annonce et l'action a perdu 5%. Pourtant, ceux qui ont tendance à voir le verre à moitié plein considèrent que HSBC est l'une des banques les plus prometteuses d'Europe.

Certes, les résultats annuels ne contiennent pas que des mauvaises nouvelles. Les charges pour créances douteuses se sont en effet révélées moins élevées que prévu, en particulier aux Etats-Unis, où HSBC a finalement dégagé un bénéfice. Le problème est la chute de 6% du résultat net, alors que la faible croissance des prêts n'a pas permis de compenser le ralentissement dans la banque d'investissement, et que l'inflation des salaires en Asie a fait passer le coefficient d'exploitation de la banque au-dessus son objectif, à 55%.

En conséquence, le rendement des fonds propres de 9,5% est passé sous le coût du capital de la banque.

Malgré tout, le nouvel objectif de rendement pourrait s'expliquer par une tentative de gérer les anticipations des investisseurs. HSBC a indiqué que son ratio core Tier 1 actuel de 10,7% perdrait jusqu'à 3 points de pourcentage sous Bâle III. La banque n'a toutefois pas vraiment donné de détails en dehors du fait que cet impact serait imputable aux deux tiers à une pondération plus forte du risque, ce qui devrait être plus facile à compenser. Le nouveau directeur général Stuart Gulliver promet également de réduire les coûts grâce à une refonte de la structure administrative du groupe.

Parallèlement, HSBC présente un potentiel de croissance significatif. Le ratio prêts sur dépôts d'à peine 80% de la banque la rend très sensible aux taux d'intérêt et une hausse d'un point de pourcentage des taux d'intérêt américains et britanniques doperait son résultat net de 3 milliards de dollars, selon les estimations de Morgan Stanley.

Ces dépôts excédentaires constituent également une source de financement peu onéreuse. HSBC pourrait ainsi augmenter ses prêts de 150 milliards de dollars - soit plus du double de la hausse enregistrée en 2010 - tout en continuant de respecter son objectif de ratio prêts sur dépôts de 90%.

Au vu du ratio cours sur valeur comptable de 1,3 affiché par la banque britannique, le marché a manifestement du mal à croire que HSBC puisse générer des rendements figurant dans le haut de sa nouvelle fourchette d'objectifs. Et les nouveaux dirigeants du groupe ont fait en sorte que cela ne change pas avant la journée de rencontre avec les investisseurs prévue en mai. Il ne fait aucun doute que cela leur convient très bien.

  

-Simon Nixon, Dow Jones Newswires

(Version française Maylis Jouaret)

  

(END) Dow Jones Newswires

March 01, 2011 10:04 ET (15:04 GMT)

BETTEN BEURSMEDIA NEWS @ db

02/03/2011

Les marchés attendus en baisse, perturbés par le monde arabe

08:52:50 (BETTEN BEURSMEDIA NEWS) —

Les marchés européens sont attendus en baisse ce mercredi, toujours perturbés par les tensions qui s'intensifient dans le monde arabe et font grimper les cours de l'or noir.

Les violences qui enflamment la Libye et se propagent désormais à d'autres pays, importants producteurs d'or noir, vont donc à nouveau concentrer toutes les attentions dans les salles de marché.

En Libye, alors que l'insurrection est entrée dans sa troisième semaine, le colonel Mouammar Khadafi s'accroche au pouvoir, malgré une pression internationale grandissante.

Des affrontements ont opposé en Iran les forces de sécurité à des civils réclamant la libération de deux leaders de l'opposition, la pression est montée d'un cran au Koweït avec des appels à la révolte et les manifestations se sont poursuivies dans le sultanat d'Oman. Même si l'Arabie saoudite, premier producteur de produits pétroliers dans le monde, s'est engagée à assurer la stabilité du marché, les investisseurs restent inquiets, ce qui a entraîné une nouvelle envolée du baril mercredi matin au-dessus des 100 dollars en Asie.

Du côté macroéconomique, les chiffres de l'emploi dans le secteur privé aux Etats-Unis en février seront particulièrement suivis par le marché qui table sur un rebond du chômage après le recul de janvier. En zone euro, sont également attendus les prix à la production industrielle pour janvier.
Enfin, la séance restera riche en publications d'entreprises.

AGENDA

Zone Euro
- Prix à la production, à 11h, pour le mois de janvier

Grèce / Portugal
- L'agence de notation Standard & Poor's a fait savoir mercredi qu'un abaissement des notes de la Grèce et du Portugal était toujours envisageable et qu'il dépendait des modalités du futur Mécanisme européen de stabilité (MES). L'agence a tenu à rappeler qu'en dépit de leur passage au second plan du fait de la récente montée des prix pétroliers, les déficits budgétaires auxquels sont confrontés certains pays de la zone euro pourraient revenir hanter les marchés. Elle a dit maintenir sous surveillance avec implication négative la note long terme BB- de la Grèce, ainsi que celles de long terme A- et de court terme A-2 du Portugal.

Portugal
- Émission de 750 millions à 1,5 milliard d’euros de bons du Trésor à 6 mois et un an

Espagne
- Émission obligataire d’une maturité égale à 5 ans

Allemagne
- Émission de 5 milliards d’euros de Bobl (échéance 2016)

Etats-Unis
- Enquête emploi ADP, pour le mois de février, à 14h15
- Audition semestrielle de Ben Bernanke sur la politique monétaire devant la commission des services financiers de la Chambre des représentants, à 16h
- Publication du Livre Beige de la Fed, à 20h

VALEURS

UCB
- Le groupe biopharmaceutique UCB a vu son chiffre d'affaires progresser de 3% à 3,21 milliards d'euros en 2010. Les ventes ont été soutenues par son médicament vedette, le Cimzia (+163%), mais aussi par le Vimpat et le Neupro ainsi que par son portefeuille de produits matures, dont le Keppra. L'EBITDA récurrent a grimpé l'an dernier de 5% à 731 millions d'euros, ce qui démontre "une forte rentabilité sous-jacente" selon UCB. Le bénéfice de base par action est de 1,99 euros en 2010, contre 1,74 euros en 2009.
- Le bénéfice net a reculé de 80% à 103 millions d'euros en 2010. Ce recul est du à des amortissements ponctuels, partiellement compensés par un crédit d'impôt. Le bénéfice net ajusté, quant à lui, a grimpé de 6% à 239 millions d'euros.
UCB proposera à ses actionnaires la distribution d'un dividende brut de 0,98 euro (ou 0,735 euro net) par action (+2%).
- Pour l'exercice en cours, le groupe belge attend un chiffre d'affaires situé entre 3 et 3,1 milliards d'euros, en baisse d'environ 6% par rapport à l'exercice 2010. "Les bons résultats de Cimzia, Vimpat et Neupro devraient compenser dans une large mesure, mais pas complètement, les effets de la dernière vague d’expiration de brevets importants attendue en 2011", explique Roch Doliveux, le CEO d’UCB. "Après 2011, UCB ne devrait pas connaître d’expiration de brevets majeurs pendant plus d’une décennie".

GALAPAGOS
- La société biotechnologique a reçu un paiement intermédiaire de 6,7 millions d’euros, à l’occasion de la livraison d’un quatrième candidat médicament à GlaxoSmithKline.

WERELDHAVE BELGIUM
- La Sicafi Wereldhave Belgium a fait état d’un résultat direct par action (hors résultat sur portefeuille) de 4,22 euros par action. Il était de 4,27 euros en 2009. Globalement, le résultat direct s’élève à 22,5 millions d’euros (22,8 millions d’euros en 2009). Cette légère diminution du résultat direct est principalement due à une baisse du taux d’occupation des immeubles de bureaux. Sur base sectorielle, le taux d’occupation des immeubles de bureaux en 2010 est de 80,7% et de 100% pour les centres commerciaux.
- Le taux d’endettement s’élève à 12,3 %. Le dividende est stable à 3,92 euros.

NYRSTAR
- Augmentation de capital avec droit de préférence (jusqu’au 11 mars)

ATENOR
- La société de promotion immobilière Atenor, a publié une perte de 1,59 million d’euros sur son exercice 2010. Fin 2009, Atenor enregistrait encore un bénéfice net de 7,3 millions d’euros qu’elle explique notamment par "le point bas du cycle économique du marché immobilier".
- Son résultat opérationnel (EBIT) se situe néanmoins dans le vert à 3,48 millions d’euros. "Le résultat opérationnel est positif surtout dans un environnement relativement dégradé", nous explique Sydney D. Bens, directeur financier d’Atenor.
- Fin 2010, Atenor avait une meilleure position de trésorerie qu'en 2009 celle-ci se situant à 75,5 millions d'euros contre 15,6 millions un an plus tôt.
- En 2011, au moins quatre projets participeront aux résultats du groupe. "La construction et la livraison des immeubles pré-vendus, pré-loués devraient notamment contribuer positivement aux résultats 2011", détaille Atenor.

HAMON
- Le carnet de commandes du groupe Hamon s'affiche en nette progression. Et si les résultats de 2010 sont moins bon qu'en 2009, la société explique que 2011 reste une belle année. Surtout que son "redéploiement sur les marchés émergents" lui donne confiance pour l'avenir.

mardi 1 mars 2011

Nyrstar

Posté le 28 février 2011 par Stéphane Wuille

Nyrstar: stop ou encore?

Nyrstar a donc lancé son augmentation de capital de 490 millions d’euros, l’opération la plus importante réalisée sur Euronext Bruxelles depuis un bon bout de temps.

Pour le n°1 du zinc (8,6% de la production mondiale), il n’y a pas vraiment de suspense. Quel que soit le niveau de participation des actionnaires, il est assuré de recevoir les fonds visés. Les banques qui organisent l’opération en garantissent en effet la bonne fin.

Dans le syndicat bancaire on trouve : Goldman Sachs, Fortis Bank, ING, KBC Securities et Deutsche Mine G-9 Bank.

On se souviendra que cette dernière a fait un plaidoyer en faveur du zinc dans une de ses études, il n’y a pas plus tard que quelques semaines de cela.

On préfère croire qu’il s’agit là d’un simple hasard du calendrier et que les « chinese walls » ne sont pas en papier mâchés dans la banque allemande.

Faut-il ou non participer à cette augmentation de capital ? Tout dépend, bien sûr, de votre situation patrimoniale et du profil de votre portefeuille.

Pour vous aider dans votre décision, voici ce que pense ING (membre aussi du syndicat bancaire) de Nyrstar dans une étude publiée ce lundi 28 février. A la fin de cet article vous trouverez également un tableau avec les recommandations récentes des analystes financiers.

Globalement, Filip De Pauw, l’analyste d’ING est positif sur la valeur. Grâce à l’intégration en amont des mines de minerai de zinc, il s’attend pour 2011 à une progression de 65% de l’Ebitda (cash-flow brut d’exploitation). Jusqu’à présent, Nyrstar produit 31% de ses besoins en minerai. Son ambition est de passer à 50% à moyen terme.

Voici quelques points positifs relevé par ING :

-->Grâce au cash frais, l’intégration en amont à hauteur de 50% devrait être une réalité fin 2012.

-->L’Ebitda devrait plus que doubler d’ici 2012. Au niveau des activités minières, il devrait passer de 24 millions d’euros en 2010 à 190 millions en 2011.

-->Pour ING, le prix du zinc devrait rester stable en 2011 et 2012. Jusqu’en 2014, la production devrait dépasser la consommation. A moyen et long terme toutefois, le prix du zinc pourrait grimper.

Le prix de la tonne de zinc depuis 2005:

Zinc LME
(Source: LME)

-->La valorisation de Nyrstar est inférieure à celle de ses concurrents. Actuellement l’action se traite à 8,6 fois le bénéfice par action estimé de 2011 et à 5,9 fois celui de 2012. Pour ses pairs, la moyenne est de 9,1 fois en 2011 et de 8,6 fois en 2012.

Filip De Pauw identifie deux risques clé:

-->L’exploitation minière en elle-même.

-->Le prix du zinc. Il estime que chaque variation de 100 dollars la tonne a un impact de 25 millions d’euros sur l'Ebitda.

En conclusion, il reste à l’achat sur la valeur mais, en raison de l’émission de nouvelles actions a réduit son objectif de cours à 12 euros contre 13 euros avant.

Tous les analystes qui se sont prononcés depuis l’annonce de l’augmentation de capital sont positifs sur l’action. La Deutsche Bank vise même un objectif de cours de 17,8 euros. On peut dire qu’elle reste fidèle à son engouement sur le zinc…

BrokerRecommandationObjectif de cours
ABN AmroAcheter10,89 euros
Banque DegroofAccumuler10,89 euros
Deutsche BankAcheter17,8 euros
ExaneSurperformer11,73 euros
Goldman SachsAcheter11,8 euros
HSBCSurpondérer11,66 euros
MacquarieSurperformer13 euros

(Source: Bloomberg)

A lire également: Nyrstar de l'argent pour le zinc

Stéphane Wuille