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samedi 27 octobre 2012

Save Our Souls · · · — — — · · ·




Alimentation: les chiffres qui font peur

mercredi 17 octobre 2012 à 12h00
Malnutrition, gaspillages, obésité, flambée des prix, réduction des surfaces agricoles... A l'occasion de la journée mondiale de l'alimentation, retour sur les grands déséquilibres mondiaux.
© Reuters
L'ONU célèbrait ce mardi 16 octobre la journée mondiale de l'alimentation, à Rome. Durant une semaine, les experts vont tenter d'apporter des réponses à la faim dans le monde, aux gaspillages, à la flambée des prix agricoles... Mais les défis, en matière d'alimentation, paraissent gigantesques lorsqu'on regarde les chiffres.

La faim gagne à nouveau du terrain
"En matière de faim, le seul chiffre acceptable c'est zéro", martèle la directrice du Programme alimentaire mondial (PAM) Ertharin Cousin. Mais nous en sommes très loin. Avec la crise économique mondiale, la faim gagne à nouveau terrain après 20 années de repli. Selon l'ONU, 870 millions de personnes ont encore faim dans le monde. Ce chiffre continue notamment d'augmenter en Afrique et au Proche-Orient, où il a progressé de 83 millions en vingt ans. "Si on mesurait la malnutrition plutôt que la faim, non plus le déficit en calories mais celui en micro-nutriments essentiels au développement des enfants, comme l'iode, le fer, les vitamines, les chiffres seraient encore plus considérables: on passerait au moins à 1,5 milliard", estime le Rapporteur spécial de l'ONU pour le droit à l'Alimentation Olivier De Schutter.

Dans les pays riches, c'est l'obésité qui progresse
Le contraste entre les pays riches et les pays pauvres est difficilement supportable. Aux Etats-Unis, le taux d'obésité au sein de la population adulte atteint désormais 30%. Une proportion élevée, liée aux boissons sucrées, dont la consommation a plus que doublé depuis les années 70. La ville de New York interdit d'ailleurs depuis ce mois-ci la vente de portion "géante" de sodas et autres boissons fruitées sucrées dans les restaurants et cinémas. La France est touchée, elle aussi, par ce problème. Le surpoids et l'obésité touchent respectivement 32% et 15% de la population française âgée de plus de 18 ans.

Le gaspillage n'a jamais été aussi élevé
Dans les pays développés, 40% de la nourriture produite est gaspillée chaque année, selon un rapport de la FAO publié en 2008. La chaîne Canal + diffuse mercredi 17 octobre à 20h50 un documentaire qui revient sur cet immense gâchis. Selon l'auteur de ce documentaire, plus de 16 millions de tonnes de nourriture seraient jetées par les londoniens chaque année. Et bien souvent, il s'agit de denrées alimentaires encore comestibles. En France, le gaspillage annuel par foyer est évalué 20 kilos par an, soit environ 400 euros, contre 600 euros aux Etats-Unis et 300 euros au Japon. Mais les pays riches n'ont pas le monopole du gaspillage. L'Equateur, premier pays exportateur de bananes au monde, en gaspillerait "146 000 tonnes par an, soit quinze fois le poids de la tour Eiffel."

Le prix des matières premières reste incontrôlable
Depuis quelques années, le prix des produits agricoles s'emballe régulièrement. Au début de l'été dernier, les cours mondiaux des céréales affichaient des hausses de 30 à 50% sur un an. En février 2008, les hausses de prix étaient encore plus fortes : 84% pour les céréales et 58% pour les produits laitiers. A l'époque, le prix du blé avait atteint un record absolu, cotant à 295 euros la tonne sur le marché européen. Cette surchauffe sans précédent avait provoqué des émeutes de la faim dans plusieurs pays. l'Egypte, le Maroc, l'Indonésie, les Philippines, Haïti, Nigeria, Cameroun, Côte d'Ivoire, Mozambique, Mauritanie, Sénégal, Burkina Faso. Plusieurs facteurs expliquent ces flambées régulières : augmentation de la population mondiale, émergence d'une classe moyenne dans certains pays émergents, instabilité de l'offre sur le marché planétaire, concurrence croissante des agrocarburants qui réduit la surface des cultures de produits alimentaires, spéculation autour des denrées agricoles... Selon Action contre la Faim, "environ 100 millions de personnes supplémentaires sont devenues sous-alimentées suite aux hausses des prix alimentaires depuis 2008".

Des terres cultivables confisquées
Les superficies acquises depuis dix ans par des investissements étrangers dans les pays du Sud permettraient de nourrir un milliard d'humains, autant que de personnes souffrant de la faim dans le monde, assure l'organisation Oxfam. Or, "plus des deux-tiers des transactions étaient destinées à des cultures pouvant servir à la production d'agrocarburants comme le soja, la canne à sucre, l'huile de palme ou le jatropha", indique-t-elle jeudi dans son rapport "Notre Terre, notre Vie". Oxfam précise également que les superficies concernées équivalent à plus de trois fois la taille de la France, ou huit fois celle du Royaume-Uni, à 60% dans des régions "gravement touchées par le problème de la faim". Le phénomène atteint de telles proportions que dans les pays pauvres, "une superficie équivalant à celle de Paris est vendue à des investisseurs étrangers toutes les 10 heures". Au Liberia, sorti en 2003 de plus de 20 ans ans de guerre, "30 % du territoire national a fait l'objet de transactions foncières en seulement cinq ans" et au Cambodge, les ONG estiment que "56 à 63% des terres arables ont été cédées à des intérêts privés".

Les aides de plus en plus restreintes
"Depuis la crise alimentaire de 2007-2008, de nombreux pays ont renouvelé leurs engagements à éradiquer la faim dans le monde mais dans certains cas, les promesses sont restées lettre morte", déplorent les experts. Selon Luc Guyau, le président indépendant du Conseil de la FAO, la part des investissements agricoles dans le monde a plongé en vingt ans, passant "de 20% de l'aide totale dans les années 80 à 4% aujourd'hui". Les ONG s'alarment déjà, en ces temps de récession, d'une possible réduction de l'aide alimentaire. Ainsi l'Union européenne débat actuellement de la reconduction de son enveloppe de 3,5 milliards d'euros sur sept ans, qui pourrait être réduite à 2,5 mds pour la prochaine période 2014-2020, selon un conseiller européen. 

dimanche 26 août 2012

Corns or Oil ?


Aug. 22, 2012, 4:16 p.m. EDT

Drought revives fuel-versus-food fight

Ranchers, governors want more corn for livestock, less for ethanol




By Steve Gelsi, MarketWatch
NEW YORK (MarketWatch) — A spike in corn prices following the worst drought in decades may force Americans to choose between feeding themselves and filling their gas tanks.
At least that’s the argument taking shape as meat companies lock horns with ethanol producers over how best to use this year’s shrinking corn crop.

Reuters
Corn plants struggle to survive on the drought-stricken land of farmer Scott Keach who owns 2,500-acre Keach Farm in Henderson, Ky.
The so-called food versus fuel debate last popped up in 2008, when a commodities boom and surging food prices raised questions about the economics and ethics of using diverting corn to the production of ethanol, whose proponents tout it as a viable, homegrown and environmentally friendly alternative to imported oil.
The debate resumed this summer when arid conditions in the Midwest prompted the Department of Agriculture to cut its corn-harvest forecast 17%, sending corn prices to an intraday record of $8.49 a bushel on Aug. 10. On Tuesday, corn futures notched a record closing level of $8.31 a bushel. See full story about USDA yield estimates.
Corn, an ever-present ingredient in food and a major source of feed for cattle and chicken, also makes up a sizable and growing share of U.S. transportation fuels.
Under the 2005 U.S. Renewable Fuel Standard, a certain volume of the nation’s transportation fuel must be blended with such nonfossil fuels as ethanol, which is distilled primarily from corn. This year’s ethanol requirement is 13.2 billion gallons, up from 12.6 billion gallons in 2011. That figure is set to grow to 13.8 billion gallons in 2013.
Overall, the law aims to increase total use of renewable fuels in the U.S. to 36 billion gallons in 2022 from 9 billion gallons in 2008, according to the Renewable Fuels Association.
Meanwhile, this year’s poor corn crop and rising prices are partly blamed for the high price of gasoline.
At last check, the average retail price for a gallon of gasoline had ticked up to $3.72, a 7% jump from the $3.47 nationwide average just a month ago, according to the AAA Daily Fuel Gauge Report.

Fight brews in Washington

The corn fight in Washington now centers on whether the EPA should waive some or all of its renewable fuels requirement.

Reuters
Dairy cows feed in Chino, Calif.
Meat producers argue a waiver would make more corn available to livestock, easing rising feed costs. Their calls have been heeded by several governors and a growing contingent of Capitol Hill lawmakers.
Gov. Nathan Deal of Georgia, citing a study by the University of Georgia, complained Tuesday that rising corn prices are costing chicken farmers in his state an extra $1.4 million a day.
“This translates to $516 million per year if these market conditions continue,” Deal said in a letter to EPA administrator Lisa Jackson. “These additional input costs are not sustainable.”
Maureen Cannon.
Maureen Cannon, an investment banker with the Valence Group and a specialist in biofuels, said fuel blenders would probably continue adding ethanol to gasoline even without the EPA mandate partly because it’s relatively cheap. In the futures market, for example, ethanol currently costs about $2.67 a gallon, compared with $3.07 for a gallon of gasoline. Ethanol also helps boost the octane level of gasoline.
“There’s a lot of moving parts in studying the production of ethanol, but it amounts to gasoline blenders competing for corn with livestock producers,” Cannon said. “Ethanol production and price have evolved independently of government mandates.”
The fuel industry also has plenty of corn in storage, while blenders have built up renewable-fuel credits over the past few years. These two measures will reduce ethanol producers’ corn demand until next year’s harvest, she said.
“Gasoline blenders have accumulated ... blending credits of more than two billion gallons,” Cannon said. “This flexibility within the current regulations should rein in prices if corn harvests turn out to be worse than currently forecast.”

EPA agrees to study the issue

As the debate picks up, Wall Street has started weighing in.
“Pressure for the EPA to evaluate a partial waiver of the Renewable Fuel Standard is mounting,” Deutsche Bank analyst Christina McGlone said in a note to clients on late last week.
On Monday, at the request of Arkansas’s and North Carolina’s governors, industry players and members of Congress, the EPA opened a 30-day public comment period on whether to waive the Renewable Fuel Standard. The agency is required to make a decision in 90 days.
“Congress has ... given EPA the authority to ... grant a full or partial waiver if implementation would severely harm the economy or environment of a state, region, or the entire country, or if EPA determines that there is inadequate domestic supply of renewable fuel,” the EPA said in a statement. “EPA and its federal partners continue to closely monitor the drought’s impacts on crop supplies.”
In a sign of the drought’s recent impact on the industry, ethanol production fell to 809,000 barrels a day for the week ended July 27 from 920,000 barrels per week in the week ended June 8, according to the Energy Information Administration’s Aug. 7 short-term energy outlook.
The EIA said it expects ethanol production to regain its footing, rising to an average output of 880,000 barrels a day in the second half of 2013.

Ethanol and meat producers weigh in

The biggest ethanol producers in the U.S. include Archer Daniels Midland ADM +0.65% , independent oil refiner Valero Energy Corp. VLO +0.10%  and the privately held Poet LLC.
A spokesman for Valero said the company has not issued any statements on the EPA waiver issue.
Poet takes issue with rivals’ allegation that ethanol uses 40% of the corn crop. The figure amounts to only 16% of U.S. corn supply, when factoring in the use of protein-rich animal feed that remains after ethanol is made, according to Poet.
Poet CEO Jeff Lautt said a waiver on renewable fuels would “create longer-term uncertainty in federal energy policy and agriculture markets, affecting farmers and progress in renewable fuel production, raising gas prices and increasing reliance on foreign oil.”
Chickens feed outside their coop at Seven Stars Farm in Kimberton, Pa.
North Carolina Gov. Beverly Perdue, who supports a waiver, argued in a letter to the EPA that the use of corn in renewable fuel “has imposed severe economic harm to my state’s swine, poultry, dairy, and cattle [regions].”
The North American Meat Association said at least 156 of the House of Representatives’s 435 members supported a request to waive the mandate for corn-based ethanol.
“We’re seeking a waiver to ensure an adequate supply of corn for America’s livestock producers and others who put food on the tables of American consumers,” said Barry Carpenter, chief executive of the industry group.
Adding more data to the debate, a preliminary draft of an Iowa State University study concludes that a waiver of the corn-ethanol mandate could lower corn prices, on average, by about $1.13 a bushel.

‘[A]s long as it is more profitable to produce a gallon of ethanol versus selling for animal feed, not much will change.’
Maureen Cannon, Valence Group
While that would represent a 14% reduction in the price corn currently fetches in the futures market, it’s not enough savings to make a significant difference to livestock farmers, according to investment banker Cannon.
Cannon said the EPA probably won’t grant a waiver in the near future because of the Obama administration’s support for corn-based ethanol as a means of reducing U.S. dependence on imported oil and because of the fuel’s role in cutting emissions.
“Even with a relaxation of the standard, given that ethanol plants represent sunk costs, as long as it is more profitable to produce a gallon of ethanol versus selling for animal feed, not much will change,” Cannon said.
Jefferies analyst Laurence Alexander took a similar tone in a Wednesday note to clients: “While popular sentiment could spur congressional action, time is running out to enact legislation before the November election, and, absent a worse-than-expected harvest and higher prices, the political will may not exist.”
That, he said, suggests that the ethanol mandate is “safe for now.” 
Steve Gelsi is a reporter for MarketWatch in New York.




lundi 18 juin 2012

GREXIT @ Carrefour ...

CARREFOUR (CA)

14,025 EUR Temps réel 
-3,21% | -0,46 
 18/06/2012 17:14



Newsletter Morning Meeting numéro 2301  
lundi 18 juin 2012 



 L'Essentiel des Marchés en France

Valeur d'Actualité

Carrefour et Marinopoulos vont confier la gestion des opérations de Carrefour Marinopoulos (Grèce et Chypre) au groupe Marinopoulos et ont défini les dispositions permettant à leur société commune de faire face aux défis posés par le contexte économique grec. Dans le cadre de cette réorganisation, la société française cède la totalité de sa participation au groupe Marinopoulos. Le groupe Carrefour devrait enregistrer au terme de cette réorganisation une charge (essentiellement non-cash) d’environ 220 millions d’euros au titre d’activités non poursuivies. Par ailleurs, Carrefour a bénéficié d’un relèvement de recommandation de la part d’un analyste. Vendredi, le titre a bondi de 5.9% à 14.49 euros, dans des volumes 2.3 fois supérieurs à la moyenne des 20 derniers jours. Sur un an glissant, Carrefour affiche une baisse de 42.3% (indice Cac 40 sur la période: -18.9%). Sur le plan technique, le titre est supérieur à ses moyennes mobiles 20 & 50 jours.



Le logo de Carrefour sur la façade du siège du groupe à Boulogne-Billancourt, près de Paris, en mars 2012 (Photo Thomas Samson/AFP/Archives)

Vendredi 15 juin 2012, 09h00
Le distributeur français Carrefour a annoncé vendredi qu'il cédait à son partenaire grec Marinopoulos sa part dans leur société commune Carrefour Marinopoulos, qui deviendra son franchisé exclusif en Grèce, à Chypre, en Bulgarie, en Albanie et d'autres pays des Balkans.
Cette réorganisation vise à "faire face aux défis posés par le contexte économique grec", selon le communiqué. Elle va conduire Carrefour à passer dans ses comptes une charge d'environ 220 millions d'euros, précise-t-il.
Carrefour cédera "la totalité de sa participation" dans la société commune Carrefour Marinopoulos à son partenaire, selon son communiqué.
La société deviendra "son franchisé exclusif" en Grèce, à Chypre, en Bulgarie, en Albanie et dans d'autres pays des Balkans, précise-t-il.
Cette réorganisation doit permettre à la société de "faire face aux défis posés par le contexte économique grec", selon Carrefour qui estime que la famille Marinopoulos est la "mieux placée pour en assurer le pilotage dans le contexte actuel".
La transaction devrait être bouclée "dans les semaines à venir", sous réserve du feu vert des autorités de la concurrence

(AOF) - Le redressement de Carrefour devrait prendre trois ans, le groupe de distribution devant se désendetter, se décentraliser, réduire ses frais généraux et ses coûts de siège pour pouvoir repartir de l'avant, a déclaré ce matin son nouveau PDG, Georges Plassat devant l'assemblée des actionnaires. « Je ne peux pas vous faire de promesse de court terme, la distribution n'est pas un métier de court terme », a-t-il précisé. A la Bourse de Paris, l'action recule de 2,83% à 14,03 euros.



Le nouveau dirigeant veut "revenir à des principes simples" en décentralisant le groupe au profit de ses magasins. Le successeur de Lars Olofsson, qui a quitté le groupe le mois dernier sur un bilan très dégradé, a notamment regretté les montants investis dans le marketing et la communication et un développement international trop ambitieux par rapport aux moyens de Carrefour.

En revanche, le groupe poursuivra son développement au Brésil, qui pourrait devenir une plate-forme de développement en Amérique latine. Selon Georges Plassat, l'Europe reste une zone économique importante en dépit de la baisse sensible de la consommation. "Je n'imagine pas la chute de l'empire romain demain. Mais la relation avec la dépense va changer", a-t-il souligné. Dans cette perspective, "les distributeurs devront s'adapter à cette situation en répondant au plus près aux besoins de leurs clients".

Enfin, malgré l'hostilité des petits porteurs présents, les actionnaires ont approuvé à 51,3% la retraite-chapeau et l'indemnité de non-concurrence de 1,5 million d'euros attribuées à Lars Oloffson.

AOF - EN SAVOIR PLUS 

Les points forts de la valeur 

- L'arrivée, en avril 2012, de George Plassat à la tête du groupe permet d'espérer la mise en oeuvre d'une nouvelle stratégie de long terme et une inflexion dans l'histoire boursière du titre ;

- La nomination d'un distributeur réputé à la tête de Carrefour est un signal fort à l'adresse de l'ensemble des partenaires du groupe et à destination de ses concurrents. Elle redore aussi le blason de son Conseil d'administration, accusé, par certains, de promouvoir uniquement une « stratégie financière court termiste ». 

Les points faibles de la valeur 

- Les difficultés dans les hypermarchés en France, du fait du changement des habitudes de consommation dans l'Hexagone avec un attrait plus grand pour les magasins de proximité et la forte présence des indépendants/franchisés, sont à l'origine des contre-performances du 2ème distributeur mondial. La rentabilité en France est à un plus bas historique ;

- Le nouveau format d'hyper « Carrefour Planet » est un échec. Il n'a pas permis de redynamiser les ventes du « non-alimentaire ». Le plan est officiellement gelé ;

- Les conditions structurelles de marché sont également très difficiles en Belgique (présence marquée des discounters) et en Italie (prédominance du commerce traditionnel), qui sont 2 des autres principaux marchés du groupe ;

- Le groupe a perdu la confiance des investisseurs après une succession d'avertissements sur résultats qui a renforcé l'impression inquiétante que le groupe ne fait que constater la dégradation régulière de son activité sans pouvoir la contrôler ;

- Le poids des pays émergents dans le chiffre d'affaires est beaucoup plus faible que celui de Casino.

Comment suivre la valeur 

- Dans un contexte économique adverse, le travail de restructuration du groupe demeurera extrêmement difficile compte tenu de l'ancienneté

des maux qui affectent Carrefour tant en France qu'à l'étranger. De ce fait, la recovery sera longue (3 à 4 ans) et 2012 sera probablement encore un exercice de sacrifice sur le plan des résultats et de remise en cause stratégique ;

- Les investisseurs attendent des réponses claires aux trois

challenges de Carrefour : la remise en ordre la France ; le redressement des deux filiales d'Europe du Sud en grandes difficultés ; le maintien d'un

programme d'investissements digne de ce nom dans les pays émergents ;

- La consommation de produits alimentaires est traditionnellement peu cyclique mais les habitudes de consommation ont fortement évolué ces dernières années ;

- Toutes les crises alimentaires auxquelles le public est de plus en plus sensible sont susceptibles de peser sur les ventes (vache folle, grippe aviaire, maïs transgénique).

LE SECTEUR DE LA VALEUR 

Distribution généraliste 

Les distributeurs français et étrangers investissent Internet. Si la plupart ont développé leurs propres sites, certains accélèrent leur stratégie en acquérant un spécialiste. Ahold, leader de la grande distribution aux Pays-Bas, a acquis bol.com, pour 350 MEUR. Le site est leader de la vente en ligne de produits non alimentaires au Benelux, avec 3,4 millions de clients. Le numéro un mondial de la grande distribution, Wal-Mart, souhaite accroître de 18% à 51% sa participation dans l'e-commerçant chinois Yihaodian, actif dans la vente multi-produits. La Chine devrait représenter le premier marché de la vente en ligne en 2015, selon Boston Consulting Group. En France, Casino a repris Cdiscount en 2000, dont l'activité a plus que compensé la baisse des ventes non alimentaires de ses hypermarchés Géant. Il a récemment pris une participation dans la boutique en ligne de vêtements et accessoires Monshowroom.com, avec la possibilité de devenir actionnaire majoritaire. Quant à Auchan, il détient Grosbill, dédié au high-tech et à l'électroménager sur Internet.

DERNIERE RECOMMANDATION SUR LA VALEUR 

Aurel a réitéré sa recommandation Vendre et son objectif de cours de 15 euros sur Carrefour. Depuis quelques jours, la presse se fait l'écho de rumeurs sur la possible reprise par Carrefour de la chaine de discount argentine EKI, 130 magasins petit et moyen format, en cessation de paiement depuis 6 mois, note le broker. Le prix à payer serait de l'ordre de 50 millions d'euros. En parallèle, Carrefour annonce deux départs à la direction du groupe, le directeur de la division commercial & marketing et le directeur marketing.

CONSENSUS DES PROFESSIONNELS 

D'après le consensus de marché calculé à la date du 13/06/2012, les analystes conseillent de rester neutre sur le titre CARREFOUR. En effet, sur un total de 6 bureaux d'études ayant fourni des estimations, 1 est à l'achat, 3 sont à la vente et 2 sont neutres. L'indice de recommandation AOF, reflétant l'avis moyen des analystes et s'étendant de -100% à +100%, est de -33%. Enfin, l'objectif de cours moyen est de 17,24 EUR. Le consensus précédent conseillait de conserver la valeur 


jeudi 25 août 2011

Foster's vs SABMiller




Foster's Group - Logo


Bières: Foster's, convoité par SABMiller, prévoit un rachat d'actions


Mardi 23 aout 2011, 08h42
Le brasseur australien Foster's, cible d'une offre hostile du géant britannique de la bière SABMiller, a indiqué mardi vouloir distribuer plus de 500 millions de dollars australiens (361,6 millions d'euros) à ses actionnaires, via un rachat d'actions.

Le groupe a également publié ses résultats annuels, qui font état d'une perte nette de 89 millions AUD sur l'exercice 2010/11 (clos le 30 juin), en nette amélioration par rapport à l'exercice précédent.

Foster's prévoit un rachat d'actions ou une réduction de son capital, permettant l'annulation d'actions, mais cette dernière opération nécessite l'autorisation du fisc australien, a indiqué le directeur général John Pollaers.

Un rachat d'actions, suivi de leur annulation, a pour conséquence d'augmenter mécaniquement le bénéfice net par action des titres restants.

La semaine dernière, le brasseur australien avait demandé à ses actionnaires de rejeter l'offre de reprise de SABMiller, estimant que le montant proposé (près de 7 milliards d'euros) était trop faible.

Le britannique avait décidé en août de s'adresser directement aux actionnaires de Foster's après que son approche de la direction, en juillet, avait échoué. Il n'a pas augmenté le montant de son offre en août, à savoir 4,90 AUD par action.

Sur l'exercice 2009/2010, les activités brasserie de Foster's avaient essuyé une perte de 464,4 millions AUD. La perte affichée lors de l'exercice 2010/11 comprend une charge exceptionnelle de 1,2 milliard AUD due à la séparation de ses activités en deux entités, une consacrée à la bière et l'autre au vin.

Les deux activités sont désormais cotées séparément à la Bourse de Sydney, sous les noms respectifs de Foster's et Treasury Wine Estates.

"Foster's table sur un ralentissement de la baisse de ses activités bières australiennes au premier semestre de l'exercice en cours", a indiqué le brasseur dans un communiqué.

Foster's possède notamment les bières Carlton et United Breweries, et fabrique la célèbre bière éponyme.

La Foster's, une bière blonde dont l'étiquette reprend des symboles nationaux comme la Croix du Sud et le kangourou, n'est pas très populaire en Australie, mais elle est vendue dans plus de 150 pays et est à ce titre l'une des rares marques australiennes mondialement connues.


Foster's Group Limited

(Public, ASX:FGL)


5.01
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Currency in AUD
  1. Range 4.96 - 5.04
  2. 52 week 4.23 - 6.44
  3. Open 4.97
  4. Vol. 5.40M
  5. Mkt cap 9.72B
  6. P/E -
  7. Div/yield 0.13/5.44
  8. EPS -0.26
  9. Shares 1.94B
  10. Beta -





SABMILLER ORD USD0.10 (SAB)

2.124,00 GBp
+1,77% | +37,00
24/08/2011 17:35
ISIN GB0004835483 | Actions
Biens de consommation, boissons et tabacs
Grande Bretagne




dimanche 10 juillet 2011

Split Carrefour Dia



Carrefour : toutes les précisions sur l'opération Dia !


(Boursier.com) -- Suite à l'approbation de la distribution des actions Dia par l'Assemblée générale ordinaire et extraordinaire de Carrefour du 21 juin 2011, les actionnaires de Carrefour vont recevoir, le 5 juillet 2011, un dividende exceptionnel en nature prenant la forme d'actions Dia à raison de 1 action Dia pour 1 action Carrefour.
Les ayants droit à l'attribution des actions Dia seront les actionnaires de Carrefour dont les actions auront fait l'objet d'un enregistrement comptable à leur nom à l'issue de la journée comptable du 4 juillet 2011, soit la veille de la date de détachement et de livraison des actions Dia. Les ordres d'achat d'actions Carrefour exécutés pendant la journée du 4 juillet 2011 donneront donc droit aux actions Dia distribuées le lendemain, quand bien même le règlement-livraison des actions Carrefour n'interviendra que postérieurement à la date de détachement et de livraison des actions Dia.
Les actions Dia seront admises aux négociations uniquement sur les Bourses espagnoles à compter du 5 juillet 2011, sous réserve du visa de l'autorité de marché espagnole (CNMV) sur le prospectus de Dia.
Compte tenu de l'absence de cotation des actions Dia sur NYSE Euronext à Paris, une procédure facultative de cession des actions Dia sera mise en oeuvre par Carrefour afin de permettre aux actionnaires de Carrefour qui le souhaiteraient de céder sans frais de vente leurs actions Dia sur les Bourses espagnoles. La participation des actionnaires de Carrefour à cette procédure est purement facultative.
Les actionnaires de Carrefour désirant céder leurs actions Dia dans le cadre de la procédure facultative de cession devront adresser, à leur choix pendant l'une des deux périodes de la procédure, leurs instructions de vente à leur intermédiaire financier qui les fera parvenir à Caceis Corporate Trust en qualité d'agent centralisateur mandaté par Carrefour.
La première période de la procédure se déroulera du mardi 5 juillet au lundi 18 juillet 2011 inclus et la seconde période de la procédure se déroulera du jeudi 1er septembre au mercredi 14 septembre 2011 inclus.
Seuls les actionnaires de Carrefour, ayants droit de l'attribution des actions Dia, pourront participer à la procédure facultative de cession. Les actions Dia acquises sur les Bourses espagnoles après l'attribution ne seront donc pas éligibles à la procédure facultative de cession.
A l'issue de chacune des Périodes de la Procédure, après centralisation par l'Agent Centralisateur des actions DIA présentées à la procédure, celui-ci passera l'ordre de vente global de ces actions DIA auprès de Banco Santander, membre de marché mandaté par Carrefour pour réaliser la cession des actions Dia sur les Bourses espagnoles.
L'attention des titulaires d'actions Carrefour ayant apporté des actions Dia à la procédure facultative de cession est attirée sur le fait que la cession des actions DIA sera réalisée par le Membre de Marché pour leur compte aux conditions de marché prévalant au moment de la cession, avec le minimum de transactions possibles, en tenant compte de la liquidité et en limitant l'impact sur le cours de Bourse.
Pour chaque Période de la Procédure, à l'issue de la cession de la totalité des actions Dia apportées, l'Agent Centralisateur calculera un prix moyen de cession desdites actions et dès réception du produit de la vente, le répartira aux intermédiaires financiers pour crédit aux actionnaires cédants au prorata de la quantité des actions apportées à la procédure par chacun d'entre eux.
Les actionnaires peuvent s'adresser à leur intermédiaire financier pour toute information complémentaire.


logo



Dia : l'Aldi espagnol


Depuis peu, les actionnaires de Carrefour détiennent aussi des actions de Dia, la filiale de hard discount du distributeur français, récemment introduite en Bourse de Madrid.

L'action est chère.
VENDEZ.
Numéro trois du hard discountAvec un chiffre d'affaires de presque 10 milliards d'euros en 2010, Dia est le numéro trois mondial des hard discounters et le numéro un de ce secteur dans les pays émergents. Le groupe a vu le jour en Espagne en 1979 et a été absorbé par Carrefour en l'an 2000. Dia compte actuellement 6 400 magasins (en partie franchisés et sous l'enseigne Ed en France), répartis en deux formules et présents dans 7 pays : l'Espagne, le Portugal, la France, le Brésil, l'Argentine, la Turquie et la Chine.
Stratégie et objectifsDia peut s'appuyer sur une structure de coûts efficace, une organisation logistique bien huilée (totalement intégrée), un système informatique performant et une part importante et en croissance de marques propres. Il cherche à renforcer sa position de leader, principalement par une expansion plus rapide dans les pays émergents. Il est aussi à la recherche d'autres régions ou pays prometteurs. Le groupe cherche en outre à se focaliser davantage sur les produits frais et à étendre son programme de fidélité. Pour ces trois prochaines années, il table sur une hausse moyenne annuelle du chiffre d'affaires de 7 %. D'ici fin 2013, il compte disposer de 8 000 magasins (dont 40 % franchisés, contre 32 % fin 2010) et tirer des pays émergents 30 % de son chiffre d'affaires (contre 22 % actuellement).
Nous tablons quant à nous sur un bénéfice par action de 0,13 EUR en 2011 et de 0,20 EUR en 2012.
N'achetez pasCertes, le groupe est actif dans une niche intéressante et en croissance et il peut tirer parti de développements démographiques favorables (population en croissance, surtout dans les villes et les pays émergents) ainsi que de conditions socio-économiques avantageuses (consommateur de plus en plus intéressé par un bon rapport qualité/prix). Nous ne sommes pas pour autant très chauds pour son action. Car le groupe a assez bien de dettes. Et, comparée à celle de certains acteurs du secteur, sa rentabilité n'est pas mirobolante.


lexpress.fr


Carrefour: feu vert des actionnaires à la scission contestée de Dia

publié le 21/06/2011 à 07:50, mis à jour le 21/06/2011 à 19:16

PARIS - Les actionnaires de Carrefour ont validé dans une ambiance houleuse mardi la scission totale de Dia, l'enseigne discount du distributeur français, dénoncée par les syndicats qui crient au "démantèlement" du groupe dont la stratégie inquiète également certains petits porteurs.
Le feu vert à l'opération a été donné lors d'une assemblée générale à Paris. Environ 77% des actionnaires présents ou représentés, totalisant 68% des droits de vote, ont approuvé la scission en vue d'une cotation de Dia à Madrid à partir du 5 juillet.
Chaque actionnaire se verra remettre une action Dia par titre Carrefour détenu. Selon le groupe, l'opération pourrait valoriser Dia à quatre milliards d'euros, avec une dette de 800 millions d'euros.
Plusieurs centaines de salariés de Carrefour ont bruyamment manifesté leur opposition à la scission, rassemblés sur la place du Palais-Royal proche du Carrousel du Louvre où se tenait la réunion des actionnaires.
Les salariés détiennent environ 1% du capital du groupe et 1,76% des droits de vote. Michel Engelz, délégué Force ouvrière, qui a représenté le personnel lors du vote de l'assemblée générale, a accusé Carrefour d'avoir perdu la confiance de ses salariés, clients, petits actionnaires et fournisseurs.
Les critiques se sont cristallisées sur les deux principaux actionnaires, le fonds Colony Capital et l'homme d'affaires Bernard Arnault (14% du capital et 20% des droits de vote à eux deux) considérés comme les promoteurs de la scission de Dia, mais aussi de la foncière Carrefour Property, pour l'instant suspendue, pour compenser une moins-value sur leur investissement.
Depuis leur entrée au capital du numéro deux mondial de la distribution en mars 2007, le cours de Carrefour a fondu de moitié.
"Ils se sont trompés, ils sont entrée au mauvais moment", a estimé Fabrice Remon, directeur général du cabinet de conseil aux actionnaires Deminor, qualifiant la scission de "vente des bijoux de famille".
Plusieurs actionnaires ont pris à partie les dirigeants sur l'intérêt de céder Dia si l'activité est aussi prometteuse qu'ils affirment, ou sur l'intérêt de le coter au lieu de le vendre pour encaisser l'argent.
De la manifestation à l'extérieur, Dejan Terglav, syndicaliste FO, a fustigé les "projets de court terme" des administrateurs et "une politique au profit du plus petit nombre". "Le constat qu'on fait, c'est que l'action est passée de 53 euros (en mars 2007, NDLR) à 27 aujourd'hui. On n'a plus du tout confiance", a renchéri Bruno Damet pour la CGT.
Le conseil d'administration, réuni à l'issue de l'assemblée, a promu le suédois Lars Olofsson, directeur général de Carrefour depuis 2009, au rang de PDG, sur proposition d'Amaury de Sèze, jusque-là président qui devient "administrateur référent".
Anticipé par M. de Sèze devant les actionnaires, ce changement survient au moment où l'on dit M. Olofsson fragilisé après une accumulation de mauvaises nouvelles.
"A côté du lancement très encourageant" des hypermarchés rénovés Planet, les actionnaires ont récemment entendu parler du "changement de patron en France, de tensions sociales", de la suspension du projet de cotation de Carrefour Property, tandis que l'action baisse, a lui-même détaillé Lars Olofsson devant les actionnaires. "Tout comme vous, je n'en suis pas satisfait", a-t-il dit, comprenant que cela suscite "de la perplexité et même des doutes".
Carrefour "est sur le bon chemin et avance dans la bonne direction", a-t-il assuré, tandis qu'Amaury de Sèze faisait valoir que le groupe est engagé dans un plan de redressement à trois ans.
M. Olofsson s'est refusé à commenter "les rumeurs" sur son intérêt au Brésil pour le groupe CBD, partenaire local de son concurrent Casino.
Par AFP


Carrefour va scinder Dia et 25% de Carrefour Property

mardi 1 mars 2011 18h55

<p>Carrefour compte scinder 25% de sa filiale immobilière Carrefour Property et l'intégralité de son enseigne de hard discount Dia qui seront ensuite cotées en Bourse. Le numéro deux mondial de la distribution explique que cette opération va lui permettre de

PARIS (Reuters) - Carrefour a annoncé mardi son intention de scinder 25% de sa filiale immobilière Carrefour Property et l'intégralité de son enseigne de hard discount Dia qui seront ensuite cotées en Bourse, confirmant des informations obtenues par Reuters.

Auteur de deux "profit warnings" successifs, le numéro deux mondial de la distribution est depuis plusieurs mois sous la pression de ses principaux actionnaires, le fonds Colony et le groupe Arnault pour améliorer la performance opérationnelle du groupe et la valorisation de ses actifs.

Carrefour explique ainsi dans un communiqué que l'opération va lui permettre de "se concentrer pleinement sur le développement du potentiel de la marque Carrefour et sur son coeur de métier".

Pour procéder à la scission de son enseigne de hard discount, Carrefour prévoit de distribuer la totalité de ses titres Dia sous la forme d'un dividende exceptionnel.

"Si le projet était mis à exécution, chaque actionnaire de Carrefour se verrait remettre un nombre d'actions Dia égal au nombre d'actions Carrefour qu'il détient", précise encore le groupe français.

Carrefour indique aussi qu'il sera mis un terme à sa politique de rachat d'actions.

A terme, il est prévu que les actions Dia soient introduites à la Bourse de Madrid tandis que les titres Carrefour Property resteraient cotés sur Euronext Paris.

Dia, héritée de la fusion avec Promodes en 1999, est le troisième acteur mondial du hard discount derrière Aldi et Lidl.

Comptant pour 11% des ventes du groupe et 7% de son résultat opérationnel, l'enseigne ne constitue pas un actif stratégique pour Carrefour. Très rentable en Espagne, elle rencontre des difficultés en France.

Le groupe de distribution doit présenter jeudi en avant-Bourse les résultats de son exercice 2010.

Matthieu Protard, édité par Jean-Michel Bélot