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jeudi 17 janvier 2013

Black or White ?




330.000 Belges sur liste noire

jeudi 10 janvier 2013 à 14h16
Ils sont environ 330.000 Belges à ne pas savoir rembourser leurs crédits. Ils se retrouvent dès lors sur liste noire.
La Banque Nationale de Belgique travaille avec deux listes: une blanche et une noire. Sur la première, sont répertoriés toutes les personnes qui ont contracté un emprunt dans le pays. Les banques sont en effet dans l'obligation d'enregistrer tous les crédits accordés aux particuliers auprès de la Centrale des crédits aux particuliers de la BNB. Et chaque institution financière en Belgique est également obligée de consulter cette centrale avant d'accorder le moindre crédit. De cette manière, les banques peuvent recréer l'historique de crédit du client, afin d'empêcher les abus. La deuxième liste est la liste noire. L'individu qui se retrouve en retard de trois mois dans le remboursement d'un crédit y est répertorié. On peut rester au maximum 10 ans sur cette liste noire. Assez pour pouvoir s'acquitter de ses dettes. (MAJ)

mercredi 30 mai 2012

Faucille et fisc ...


12:11 - 29 mai 2012 par Nadine Bollen

La planification successorale désormais assimilée à un abus fiscal ?


Donner un petit coup de pouce (en cash) à vos enfants qui viennent d’acheter une maison, préparer votre succession pour essayer de réduire autant que possible les droits de succession: sauf si vous pouvez prouver que vous n’avez aucune motivation fiscale, le fisc pourra considérer ces actes comme de l’abus fiscal! 
Vous souhaitez aider vos enfants à acheter une maison en leur donnant quelques milliers d’euros, mais tant qu’à faire, vous préférez éviter de payer la taxe sur les donations. Jusqu’à la fin du mois, les notaires, fiscalistes, spécialistes en planification successorale et avocats spécialisés en gestion patrimoniale, vous diront que cela ne pose pas de problème. Vous donnez de l’argent à votre enfant de la main à la main. Ou vous virez cet argent sur son compte bancaire.
Si vous souhaitez garder trace de ce don, vous pouvez vous rendre chez un notaire aux Pays-Bas. Le seul impératif est que vous restiez en vie pendant encore trois ans. Si tel est le cas, alors vous aurez donné cet argent sans payer de taxe et sans vous tracasser.

Rien n'est encore sûr

"À partir du 1er juin, les choses vont changer. Mais rien n’est encore certain en matière de succession ou de planification successorale", avertit Jos Ruysseveldt, avocat spécialisé en droit successoral. Parfois, le don manuel ou bancaire que nous avons pris pour exemple pourra encore échapper au paiement de taxes. Mais dans d’autres cas, le fisc pourra estimer que vous êtes coupable d’abus fiscal. C’est qu’il a reçu de nouvelles armes: la loi anti-abus décrétée par le gouvernement Di Rupo dans le cadre de la lutte contre la fraude fiscale
En fait, cette loi existe depuis longtemps. Ce qui est nouveau, c’est qu’elle s’appliquera désormais à la planification successorale. "L’ancienne loi anti-abus ne concernait que les transactions effectuées dans la sphère économique. La planification successorale n’était pas concernée. Mais il ressort des travaux parlementaires préparatoires que la nouvelle loi s’appliquera aussi à la sphère privée, dont font partie les donations et la planification successorale" explique Maître Nicolas Geelhand, du bureau d’avocats Greenille.
Grâce à cette nouvelle loi anti-abus, l’administration fiscale pourra, à partir du 1er juin et dans certaines circonstances, considérer une planification successorale comme un abus fiscal. Dans une circulaire publiée début mai, l’administration fiscale a clarifié ce qu’elle considérait comme un abus fiscal.
En résumé, la situation est la suivante: si un contribuable choisit de recourir à un acte juridique donné (ou à une série d’actes juridiques) uniquement dans le but de bénéficier d’un avantage fiscal, le fisc pourra le taxer comme si ces actes juridiques n’existaient pas. Un contribuable peut encore choisir de passer un acte (ou une série d’actes) qui offrent un avantage fiscal, mais uniquement si ses objectifs ne sont pas essentiellement liés à un avantage fiscal.

Conséquences radicales

Les conséquences peuvent être radicales, car en matière de planification successorale, les considérations fiscales ne sont jamais absentes. Il n’est pas interdit de recourir à des techniques réduisant les droits de succession ou de donation. Mais cette économie ne peut être, ni l’objectif principal, ni l’unique but recherché. "Techniquement parlant, toute transaction privée tombe sous le coup de la fiscalité. Cela va d’un don non enregistré à un don enregistré par un notaire aux Pays-Bas, de la donation d’un bien immobilier par tranches, jusqu’à l’achat par tranches d’un bien immobilier avant donation". C’est ainsi que Me Jos Ruysseveldt, avocat spécialisé en droit successoral, interprète la nouvelle loi anti-abus. L’avocat Guillaume Deknudt de Delboo Deknudt, nuance: "Si le client a suffisamment d’autres motivations pour justifier le recours à une technique donnée, je pense que la loi anti-abus n’y changera rien."

Quelles techniques resteront possibles?

Dans sa circulaire, le fisc a vaguement défini le terme "fraude fiscale". Mais sur base de différentes interprétations de celle-ci, nous avons quand même essayé de lister les différentes techniques possibles.

1. Donner de l’argent à vos enfants

Vous donnez de l’argent à vos enfants via un don manuel ou  bancaire. Vous ne l’enregistrez pas. Avantage fiscal: 3% de droits de donation qui s’appliquent, en ligne directe, aux biens mobiliers. Si vous restez 3 ans en vie après, vos enfants ne devront payer aucun droit de succession sur ces montants.
Encore possible? Les experts ne s’attendent pas à des difficultés.

2. Faire un don en présence d’un notaire néerlandais

Vous faites établir l’acte de donation de biens mobiliers par un notaire néerlandais, pour pouvoir prouver l’existence de la donation ou pour y ajouter des conditions. Economie: 3% de droits de dona-tion qui s’appliquent, en ligne directe, aux biens mobiliers. Si vous restez 3 ans en vie après, vos enfants ne devront payer aucun droit de succession sur ces montants.
Encore possible? Cette technique sera plus difficile à justifier qu’une donation non enregistrée.

3. Donner un bien immobilier par tranches

Vous donnez un bien immobilier par tranches plutôt qu’en une fois, et vous attendez au moins trois ans entre les différents dons. De cette façon, les droits de donnation sur les biens immobiliers sont progressifs. Plus la valeur du bien donné est élevée, plus les taux d’imposition sont élevés. En répartissant le don sur plusieurs tranches, vous évitez de payer des taux élevés. Vous attendez trois ans entre chaque donation pour éviter que les dons précédents ne soient à nouveau taxés.
Encore possible? Ce sera difficile de faire la preuve de l’absence de motivations fiscales.

4. Acheter une résidence secondaire avec vos enfants

Vous donnez de l’argent à vos enfants (don manuel ou bancaire) qui l’utilisent pour acheter la nue-propriété d’un bien immobilier, dont vous acquérez l’usufruit.
Encore possible? Cette technique se situe en zone grise, même si on y trouve des motivations autres que fiscales. La protection du conjoint survivant, par exemple? Lors d’un achat séparé, les autres héritiers ne peuvent rien changer à l’usufruit dont hérite le conjoint survivant. 

5. "Maison mortuaire"

Une clause ajoutée dans le contrat de mariage lorsqu’un des deux conjoints est en stade terminal d’une maladie. L’ensemble du patrimoine commun revient alors au conjoint cité nommément. En citant le conjoint survivant nommément, on met le fisc hors jeu. Le conjoint survivant hérite de l’ensemble du patrimoine commun sans devoir payer de droits de succession.
Encore possible? Non, il devient impossible de justifier la raison pour laquelle vous laissez les biens au conjoint cité nommément, au lieu d’opter pour l’option - plus sûre - de la clause "d’attribution de toute la communauté en pleine propriété au survivant". Les conséquences en droit civil des deux clauses sont identiques. La seule différence entre les deux options, c’est que l’une  d’elles est fiscalement plus avantageuse.

Changement de mentalité

"Nous ne pourrons plus donner de conseils généraux; nous devrons tenir compte de toutes les circonstances lorsqu’un client nous demandera de passer un acte juridique", renchérit Pascal Minne, responsable du département de structuration patrimoniale chez Petercam.
Ce qui est clair, c’est que la nouvelle loi anti-abus induira un changement de mentalité radical en matière de planification successorale. Plus encore que d’autres taxes, les droits de donation et de succession exaspèrent les Belges. Ces dernières années, une véritable industrie s’est développée autour de ces taxes. Les notaires, les spécialistes en planification successorale, les gestionnaires d’actifs, les avocats spécialisés en gestion de patrimoine: tous aident leurs clients à planifier leur succession.
Dans le passé, tout conseiller compétent savait qu’une bonne planification successorale ne devait pas se baser exclusivement sur des considérations fiscales. La protection de votre conjoint, de vos enfants et de votrepatrimoine est encore plus importante. Mais dans la pratique, les Belges se préoccupaient surtout des réductions d’impôts. Désormais, l’avantage fiscal ne pourra plus être la motivation principale, et devra passer au second plan. Il faudra s’y habituer.

" L’administration fiscale doit clarifier au plus vite "

Le fait qu’à partir du 1er juin, les donations et les héritages se retrouveront en ligne de mire des mesures gouvernementales en matière de lutte contre l’abus fiscal, exige de l’administration fiscale qu’elle clarifie les choses au plus vite.  C’est l’avis du Secrétaire d’Etat à la lutte contre la fraude sociale et fiscale, John Crombez : " Certaines constructions ne seront plus possibles, c’est exact.  Mais l’idée qui se trouve derrière la loi anti-abus, c’est d’apporter davantage de sécurité juridique.  Les zones grises qui permettent à l’administration fiscale de traiter différemment des situations identiques, doivent être éliminées. " souligne Crombez.
'L’administration doit rapidement apporter une réponse à deux questions.  La première : où les contribuables et leurs conseillers pourront-ils s’adresser pour vérifier à l’avance comment une construction donnée sera considérée ? Et la seconde, ce sera de veiller à l’application homogène de la loi.  Si une question revient régulièrement, il faudra indiquer comment cette construction est traitée, et veiller à ce que la loi soit chaque fois appliquée de la même manière. "
" Comme pour chaque nouvelle loi, nous allons donner des instructions précises à nos fonctionnaires.  Cela pourra se faire, par exemple, au cours de journées d’étude " explique Francis Adyns, porte-parole du SPF Finances, le ministère responsable de l’application de la loi anti-abus à partir du 1er juin.  Adyns répète que, pour l’administration fiscale, " ce ne sera pas la construction elle-même qui sera déterminante, mais la motivation ayant mené au choix de ladite construction.  Il sera impossible de déterminer à l’avance si telle technique sera encore admise, et telle autre pas. L’administration va devoir décider au cas par cas. "

mardi 8 novembre 2011

Chère électricité


09:17 - 25 septembre 2011 par Caroline Sury

Evitez les frais de résiliation de votre contrat énergie


Quitter prématurément un fournisseur d'énergie, c'est risquer de payer des indemnités de rupture, sauf pour les nouveaux clients de Lampiris.
Depuis le 19 septembre, Lampiris propose à tout nouveau client un contrat sans pénalité et sans préavis en cas de rupture anticipée. "Cette offre sera testée pendant un minimum de 4 mois et sera prolongée en fonction de la réaction des consommateurs et du marché dans son ensemble", relate le communiqué de presse du fournisseur d’énergie verte. Il faut le souligner: cette démarche est une véritable innovation pour le marché de la fourniture du gaz et de l’électricité.
En effet, une pénalité forfaitaire est en principe facturée en cas rupture prématurée d’un contrat. "Si un client souhaite résilier son contrat 6 mois (ou moins) avant son terme, nous lui facturons un montant de 50 euros à titre d’indemnité de rupture. Dans tous les autres cas, cette indemnité s’élève à 75 euros", explique Anne-Sophie Huge, porte-parole d’Electrabel. Ces tarifs sont exactement les mêmes pour tous les autres fournisseurs du marché.
Cependant, ces indemnités de rupture ne sont pas automatiques. Selon les conditions générales de votre fournisseur, vous pouvez résilier un contrat à durée déterminée moyennant un préavis de 1 à 2 mois. Si vous disposez d’un contrat à durée indéterminée, vous pouvez aussi le rompre sans aucune pénalité à condition de respecter un préavis d’au moins un mois. Dans les deux cas, vous devez signaler cette rupture par lettre recommandée.
Notez encore que "le délai de préavis commence à courir le premier jour du mois calendrier suivant le mois calendrier au cours duquel la résiliation a été notifiée", prévient Anne Grandjean, porte-parole de Luminus. En outre, il ne faut pas non plus payer d’indemnités de rupture en cas de décès ou de déménagement à l’étranger.

Faire bouger la concurrence

En tout état de cause, "ces frais de rupture constituent un frein à la libéralisation du marché qui est pour le moins timide en Belgique", explique Bruno Venanzi, co-administrateur délégué de Lampiris. D’ailleurs, la majorité des ménages en Belgique n’a jamais changé de fournisseur depuis cette libéralisation. Selon les chiffres de la Commission de régulation de l’électricité et du gaz (Creg), le taux de rotation des personnes qui changent de fournisseur d’énergie chaque année équivaut seulement à 6%.
Avec son action, Lampiris entend donc faire bouger la concurrence et envoyer un message fort aux consommateurs: "celui qui n’est pas satisfait de nos prix ou de nos services à le droit de nous quitter. Nous tenons à ce que nos clients restent chez nous parce qu’ils sont satisfaits, non pas parce qu’ils y sont forcés".
Cette action a d’ores et déjà été favorablement accueillie par la Centre de recherche et d’information des organisations de consommateurs (Crioc). "Cette offre va permettre de faire évoluer positivement la relation entre le fournisseur d’énergie et ses clients. Lampiris montre le bon exemple. Il ne reste plus qu’à espérer que les autres acteurs du marché lui emboîteront le pas", commente Marc Vandercammen, directeur du Crioc.
Envie de changer de fournisseur?
Une famille moyenne de 4 personnes dont la consommation annuelle est de 3.500 kWh/an pourrait économiser en moyenne 50 euros en signant un nouveau contrat d’approvisionnement en électricité (en lieu et place du contrat par défaut). L’économie moyenne est plus élevée pour le gaz: elle atteint entre 250 et 300 euros par an pour une consommation annuelle de 2.300 kWh. Autrement dit, si vous n’avez pas encore changé de fournisseur depuis la libéralisation du marché de l’énergie, il serait peut-être temps de comparer les différentes offres du marché.
1. Lisez notre article: "comment choisir un contrat de fourniture d’énergie". Compte tenu de votre profil de consommation, divers facteurs doivent être pris en compte avant d’opter pour l’un ou l’autre fournisseur.
2. Comparez ensuite les offres via Mesfournisseurs.be, le simulateur de la Région wallonne, celui de la Région bruxelloise ou sur Monenergie.be 
3. Si vous respectez les modalités de rupture avec votre ancien fournisseur, vous éviterez les indemnités. En pratique donc, déterminez clairement la date de début du nouveau contrat avant de le signer. Sinon ce contrat prendra de toute façon cours au minimum un mois après la date de signature. En outre, sur la base de ce contrat, le nouveau fournisseur peut se charger lui-même de la résiliation auprès de votre fournisseur actuel. Dans ce cas, pas besoin d’envoyer de lettre recommandée.
Attention, les contrats à durée déterminée sont automatiquement prolongés par les fournisseurs d’énergie à moins de les résilier par lettre recommandée au moins 1 mois avant la fin de la période en cours. Enfin, dernière précaution: communiquez l’état de vos compteurs à votre nouveau fournisseur. Sinon, il indiquera une estimation et votre fournisseur actuel pourrait vous envoyer une facture de clôture plus élevée.

lundi 14 février 2011

Mieux vaut prévenir que guérir ...

8 questions d'argent à poser à votre partenaire

BUDGET

L'argent... Vous direz qu'il existe des sujets plus romantiques pour une conversation à deux. Mais vous donnerez plus de chances à votre couple si vous n'éludez pas la question.

(mon argent/cnbc) – Quoi qu’on fasse, l’argent joue un rôle crucial dans le couple. Qu’il s’agisse d'envisager de faire le tour de monde ensemble, de déménager dans 10 ans dans un pays toujours ensoleillé ou de lever un peu le pied. Toutes les décisions que nous prenons, tous les rêves que nous poursuivons sont impossibles sans argent.

L'argent est donc une question que le couple fait mieux de ne pas éluder. S’il passe outre malgré tout, le thème risque de revenir sur le tapis, sous forme de dispute, par exemple. Evidemment, on n’abordera pas la question lors du premier rendez-vous. Mais dès que la relation devient sérieuse, il est temps d’en parler. Voici 8 questions qui peuvent vous aider à mieux cerner la relation que votre partenaire entretient avec l’argent.

1. Combien gagnes-tu?

En Belgique, on ne dit pas à ses amis combien on gagne, mais au sein du couple, il faut y être prêt. Cela semble évident, mais dans de nombreux couples, l’un ignore ce que l’autre gagne exactement. Or, cela détermine le budget mensuel que le couple peut dépenser… et sa capacité d’épargne.

La réponse à cette question a aussi des répercussions sur d’autres aspects de la vie commune. Que se passe-t-il si l’un gagne beaucoup plus? Cela pose-t-il un problème à l’autre? Où se situe la difficulté?

2. As-tu des dettes?

Dans l'affirmative, d’où proviennent-elles? La réponse à cette question vous en dira beaucoup sur les rapports que votre partenaire entretenait et entretient avec l’argent. En plus de rappeler le passé, elle détermine aussi le futur. Le remboursement de cette dette ralentira la cadence de votre épargne et retardera la concrétisation de certains de vos rêves. Le problème devra en outre être étudié sous un angle pratique: chacun des conjoints gérera-t-il seul ses dettes? Y aura-t-il partage?

3. Comment répartissons-nous les comptes du ménage?

Chacun apportera-t-il une contribution égale ou proportionnelle à son salaire aux frais fixes mensuels?

Qui gèrera les finances au quotidien? Généralement, cette tâche sera dévolue à celui ou celle qui a le plus d’intérêt ou de discipline pour la chose. Mais comment ferez-vous faire pour que l’autre reste malgré tout au courant? Car il ou elle devra reprendre les rênes en cas de nécessité, même temporaire.

4. Comptes communs ou séparés?

Vous vivez sous le même toit, mais voulez-vous loger tous vos avoirs sur le même compte ?Peut-être souhaiterez-vous conserver une forme de "liberté", en gardant un compte à votre nom que vous pourrez utiliser pour des dépenses "folles" ou personnelles, sans devoir vous justifier. Avez-vous une objection à ce que vos dépenses puissent être contrôlées à l’euro près?

5. Épargnant ou dépensier?

Avez-vous déjà constitué une épargne chacun de votre côté au préalable? Voulez-vous les garder séparées? Ou réunirez-vous les deux apports au sein d’une seule cagnotte pour financer un grand rêve commun?

Que faire si en fin de mois, l'un n'a plus rien sur son compte et l'autre encore la moitié de son salaire? Quelle est l’origine de ce comportement dépensier? Qu’est-ce qui pousse à épargner? Peut-être votre partenaire a-t-il grandi dans une famille constamment à court d’argent et cherche-t-il ainsi à jouer la sécurité. A moins qu'il ne lâche la bride, précisément parce que dans sa famille, chaque dépense était pesée et soupesée.

Par rapport à l’argent, de quel type êtes-vous ? Faites le test ici.

6. Quel est ton rapport au risque?

La question a un impact évident sur vos investissements. Si l’un apprécie peu le risque et l’autre bien, il y aura des disputes possibles. L’un trouvera que le portefeuille rapporte trop peu tandis que l’autre se sentira mal à l’aise face à une approche plus agressive.

7. Quel est ton objectif?

Quelles sont vos priorités financière? Rêvez-vous tous deux d’une seconde résidence au soleil? Vous aimeriez prendre votre pension plus tôt, alors que votre partenaire préférerait acheter un bateau? Lorsqu’un compromis sera trouvé, il vous faudra encore vérifier si le rêve a des chances de se concrétiser. Dans l’affirmative, élaborez un plan d’épargne. Mais épargnez-vous chaque mois une somme fixe, ou mettez-vous plutôt de côté les suppléments annuels (treizième mois, pécule de vacances?)

L’exercice est loin d’être simple. L’avantage de ce plan financier tourné vers le futur, c’est qu’il renforce la confiance des partenaires dans la réussite du couple.

8. Veux-tu des enfants?

Si la question n’est pas financière au premier abord, ses conséquences le sont… et elles ne doivent pas être sous-estimées. Les enfants coûtent cher. Et si l’un de vous réduit son temps de travail pour se consacrer davantage à leur éducation, les revenus du ménage baisseront, eux aussi. Comment les tâches seront-elles réparties? Que se passe-t-il si l’un veut faire carrière et consacre dès lors moins de temps aux enfants? L’autre mettra-t-il son plan de carrière entre parenthèse, ou y renoncera-t-il? Ou devez-vous, tous les deux, chercher une troisième voie?

Avez-vous des atomes crochus lorsque vous parlez d’argent? Faites le test ici. Et découvrez sans tarder les 7 conseils pour réussir votre "entretien de couple" sur les questions d’argent.

Nadine Bollen - 09:43 - 13/02/2011 Copyright © monargent.be

mercredi 1 décembre 2010

découvert?

Peut-on encore être à découvert?

EMPRUNT

À compter du 1er décembre, les règles belges applicables au crédit à la consommation changent. Quelles nouveautés faut-il anticiper ? Pourra-t-on encore descendre sous zéro sur son compte à vue ?

(Mon Argent) – Le renforcement des règles applicables au crédit à la consommation découle de la transposition d’une directive européenne visant à protéger plus efficacement les consommateurs contre le surendettement. Cette mesure est nécessaire, si l’on en croit les statistiques de la Centrale des Crédits. " Un nombre record de Belges n’est plus en mesure de rembourser ses dettes ", annonçait en début de mois l’organisation. Le nombre de Belges incapables de rembourser dans les délais un, voire plusieurs crédits, s’est élevé en octobre à 364.496. La dette ouverte totalise ainsi 3,4 milliards d’euros.

Votre compte dans le rouge...

Pour ceux qui sont souvent dans le rouge, plusieurs nouveautés changeront la donne. Les particuliers qui sont en négatif reçoivent de la banque une ouverture ou ligne de crédit. Dans la plupart des banques, ce solde débiteur et l’intérêt qui en découle doivent être remboursés dans les trois mois. Cet intérêt peut atteindre facilement 10% sur base annuelle. Ces ouvertures de crédit jusque 1.250 euros remboursables dans les trois mois n’étaient pas concernées jusqu’ici par la loi sur le crédit à la consommation. Ce ne sera plus le cas à compter du 1er décembre, et la loi établira une distinction entre trois types d’ouvertures de crédit, où :

  • Le solde débiteur doit être apuré dans un délai d’un mois. Cette ouverture de crédit est toujours liée à un compte à vue et doit, selon la nouvelle législation, satisfaire aux règles les moins strictes.

  • Le solde débiteur doit être apuré dans un délai de trois mois. Cette ouverture de crédit est également toujours liée à un compte à vue. Cette formule, proposée par défaut dans la plupart des banques, devra satisfaire à des exigences plus strictes. À partir du 1er décembre, une fiche claire et standardisée devra être prévue. De plus, un contrat de crédit devra être signé et des règles strictes appliquées en matière de publicité.

  • L’ouverture de crédit classique qui n’est pas forcément liée à un compte à vue et dont la dette ouverte doit être apurée sur une période supérieure à trois mois. Il s’agit notamment des ouvertures de crédit que l’on peut par exemple contracter dans des magasins. Ces formules doivent satisfaire à toutes les exigences de la nouvelle législation sur le crédit à la consommation : signature d’un contrat, formulaire standard, délai de réflexion plus long pour la signature du contrat, limitations strictes en matière de publicité, etc. Certains organismes pourraient dès lors être tentés de modifier les formules disponibles. " La plupart des organismes financiers appliquent par défaut un délai de remboursement de trois mois. Certains seront tentés de passer à un délai d’un mois dans la mesure où les règles applicables sont moins strictes ", affirme Sandrine Clerckx, conseillère juridique chez Febelfin, organisation du secteur bancaire.

Compte bloqué?

" Le nouveau règlement n’implique pas le blocage automatique du compte après un mois dans le rouge. ", rassure Clerckx. L’ouverture de crédit avec délai de remboursement de trois mois maximum reste en effet possible. La mesure prise en cas de non remboursement dans les délais prescrits (un ou trois mois) dépend de la banque. Certaines bloqueront immédiatement le compte, d’autres permettront encore des paiements à partir de ce compte. La nouvelle législation n’impose aucune obligation dans ce cadre.

Liste rouge?

Le fait que toutes les formes d’ouvertures de crédit soient concernées par la nouvelle législation a d’importantes conséquences pour les mauvais payeurs. Les épargnants qui ne parviennent actuellement pas à apurer leur dette seront enregistrés comme mauvais payeurs sur la liste de la Centrale de Crédits aux Particuliers. Cette liste doit obligatoirement être consultée par les banques avant l’octroi d’un crédit. Il sera beaucoup plus difficile pour les épargnants répertoriés d'obtenir un crédit auprès d’un organisme financier.

Pour les ouvertures de crédits jusqu’à 1.250 euros avec un délai de remboursement de maximum trois mois également, les mauvais payeurs seront enregistrés. Mais cette fois, sur la liste des enregistrements de la Centrale de Crédits non réglementés. Cette liste ne doit pas obligatoirement être consultée par les banques lors de l’octroi d’un crédit. " Au 1er janvier 2012 au plus tard, la donne changera. Les ouvertures de crédit associées à un délai de paiement limité seront alors également enregistrées sur la liste de la Centrale ", assure la Febelfin.