mardi 25 septembre 2012
RIP
dimanche 18 mars 2012
Poupehan !!! Vous avez dit Poupehan ?
Les côtés obscurs de la dévaluation de 1982

Février 1982 : la dévaluation !
jeudi 9 février 2012
Stagflation
Une nationalisation pernicieuse de l'économie

mercredi 5 octobre 2011
Tobin back @ Bruno
Et revoilà Tobin...
Verra-t-elle le jour ? Sans doute pas si elle n'est pas d'application quasiment mondiale.
jeudi 25 août 2011
Remember ...
La junte de Wall Street
mardi 23 août 2011 à 00h00

Bruno Colmant, professeur à la Vlerick Management School et à l'UCL, membre de l'Académie royale de Belgique. © Reuters
L'homme du putsch est un excellent officier. Sous-lieutenant au début de la Seconde Guerre mondiale, il combat contre l'armée italienne et la Wehrmacht. En 1944 il forme une milice chargée d'arrêter les communistes avant de rejoindre l'Angleterre. Après avoir suivi une formation à la CIA en 1953, il dirige les services secrets grecs.
Papadópoulos est un ambitieux. Mais c'est surtout un factieux et un séditieux. En 1956, il participe à une tentative de coup d'Etat contre le roi Paul Ier de Grèce, mais c'est en 1967 qu'il renverse le régime et instaure la loi martiale, au motif de la lutte contre les communistes. Le régime grec est, il est vrai, fragile. La démocratie, instaurée par les premières élections démocratiques de 1963, est balbutiante. Le jeune roi Constantin II, fils de Paul Ier, n'a que 24 ans lorsqu'il accède au trône, à la mort de son père, en 1964. Constantin II devra s'exiler à Rome, en décembre 1967.
La tyrannie de Papadópoulos est terrifiante et le film Z de Costa-Gavras restitue cette ambiance de basculement dictatorial. La censure est établie et les arrestations de masse se conjuguent à la torture. Les communistes sont persécutés sous le silence de l'Eglise orthodoxe. La répression décime les étudiants, dont beaucoup choisissent de s'enfuir du pays. En 1973, le dictateur abolit la monarchie et devient chef de l'Etat après un plébiscite trompeur.
Aujourd'hui, la dictature grecque est bien loin. Papadópoulos est décédé en prison en 1999. Sous son climat clément, Athènes est une ville qui rayonne grâce à une jeunesse entreprenante. Mais parfois, dans la poussière méditerranéenne et l'anachronisme des villes du Sud, on respire, de manière fugace, un parfum de révolution d'autrefois. L'armée reste très présente dans ce pays qui s'est arrogé le rôle de bastion de l'Europe contre les influences moyen-orientales.
Révolution à Wall Street
En 2010, ce sont Wall Street et les agences de rating qui ont fomenté une révolution économique. Après les colonels, les seigneurs du FMI ? Ce n'est plus le triumvirat de Papadópoulos qui dirige la Grèce, mais sa traduction militaire en russe, une troïka, qui est aux commandes du pays. Celle-ci est composée de la Commission européenne, de la Banque centrale européenne et du FMI. Symbole des temps : ses représentants sont installés dans les hôtels localisés autour du square de la Constitution, juste devant le parlement. Cette troïka hellénique n'est pas là pour asservir le pays, mais pour en sauver la prospérité.
Partout en Europe, l'étau se resserre sur les pays en déséquilibre. Les prêteurs complaisants sont devenus des créanciers exigeants. En fait, les banques d'affaires confrontent aujourd'hui les gouvernements européens à la finitude de leurs modèles de répartition sociale. Ils posent l'équation fiscale qui se structure désormais dans la dépendance des capitaux étrangers.
Mais, en Grèce comme ailleurs, il faut rester très prudent. Le pouvoir n'appartiendra jamais à la Banque centrale européenne ou au FMI. C'est la rue qui le possède. Un gouvernement peut, au mieux, convaincre des bienfaits d'une devise, telle l'euro. Il ne pourra jamais l'imposer. Et c'est là que se situe le véritable message de la crise financière et économique : il s'agit de la prospérité des futures générations, dont les aînés ont emprunté la croissance. Le manifestant grec et le banquier anglo-saxon convoient le même message : la confrontation à 30 années de déséquilibres budgétaires.
Le mauvais scénario serait que l'euro, forgé pour sceller la paix entre les nations européennes, soit le ferment de troubles sociaux qui appellent des réactions autoritaires. Les jeunes ne se retrouveront pas dans la vieille Europe, âgée, rentière et industrielle. La jeunesse contestataire est persécutée lors des coups d'Etat mais, en Grèce, ce sont les étudiants de l'Ecole polytechnique qui, en 1973, firent basculer le régime des colonels. Et ça non plus, il ne faut pas l'oublier.
mardi 23 août 2011
Fisc, impôts, ...
Réflexions fiscales estivales

Les temps estivaux constituent une bonne occasion de réflexion portant sur les pistes futures de la fiscalité à l'impôt des personnes physiques. Nous en extrayons trois idées disparates.
Fiscalité et parafiscalité
Au cours des prochaines années, une question fondamentale va conditionner la fiscalité des personnes physiques: dans quelle proportion l'impôt des personnes physiques doit-il conserver son caractère d'outil de solidarité?
Le modèle belge est, en effet, basé sur le rôle assurantiel de la sécurité sociale tandis que l'impôt frappe la formation d'épargne. Mais il est intuitif que ce modèle ne sera pas pérenne puisque notre économie adopte progressivement un modèle d'économie de marché.
Il faudra altérer très progressivement, et au rythme du vieillissement de la population, les transferts sociaux en évitant de faire peser tout le poids de l'ajustement par la population active, c'est-à-dire celle qui crée la richesse.
Il faudra stimuler la classe moyenne à constituer une épargne personnelle de précaution, puisque les relais publics disparaissent progressivement. En même temps, il faudra répartir plus harmonieusement l'impôt sur la vie d'un contribuable
Fiscalement, cela devrait conduire, par un système de déductions fiscales, à favoriser l'épargne à long terme et les systèmes de protection individuelle. À l'opposé d'une taxation du capital, il faut favoriser l'épargne-pension et les cotisations d'assurances vie, grâce à l'apport du secteur privé et la mise en oeuvre de mesures de stimulation fiscale.
Mais il ne faut se faire aucune illusion: l'ajustement des modèles sociaux prendra au moins une génération.
Impôt sur le capital
Un impôt sur le capital est-il envisageable? A notre estime, ce serait une erreur.
L'impôt sur le capital consiste à capturer le capital accumulé par les personnes physiques. Ce serait un pur choix de double taxation, totalement contraire aux affirmations politiques récentes visant à attirer et à transmettre le capital (DLU, abaissement des droits de succession et de donation, promotion de l'épargne pension).
Cela fragiliserait à nouveau l'épargne, pourtant déjà déprimée par la crise financière.
Cela pourrait même induire une grande inquiétude dans la population, qui perdrait confiance dans les capitaux différés (épargne pension et assimilés) qui sont justement censés compléter les engagements de pension dont le financement devient de plus en plus fragile.
Taxer l'épargne pourrait donc devenir extrêmement contre-productif. Cela pourrait même entraîner une application du paradoxe de Ricardo. Selon ce dernier, la population commence à épargner si elle pressent des hausses d'impôt. Ce paradoxe relève de la schizophrénie si l'impôt frappe justement l'épargne.
Impôt sur
la consommation
Il est probable que les impôts de consommation se développeront, mais dans des mesures prudentes. Ces impôts à large assiette, permettent une collecte efficace. De plus, s'il y a des poussées d'inflation, cela va immédiatement se répercuter sur les prix à la consommation, et donc sur les impôts. Ne dit-on d'ailleurs pas que l'inflation est un impôt sans barème ou plutôt un impôt insidieux sur l'épargne longue? En même temps, l'impôt sur la consommation est injuste socialement.
De plus, l'expérience japonaise d'une hausse de TVA décidée en 1997 pour renflouer le budget de l'État fut désastreuse.
Quel avenir fiscal?
Il faudra une grande réforme fiscale. Il faut aussi réduire le poids de l'État dans l'économie. Mais ce n'est pas aussi simple. Tout d'abord parce que peu d'entre nous sont conscients des biens publics dont nous jouissons. Politiquement, c'est aussi délicat. Mais surtout, nos communautés ont choisi une équation sociale qui attribue à l'État un rôle important, surtout en période de crise.
Postuler qu'un État est trop imposant revient à poser la question des répartitions sociales. La marge de manoeuvre de nos gouvernements sera évidemment très fine, puisque toute démarche doit être harmonieuse avec la fiscalité des pays adjacents, qui sont d'ailleurs nos principaux partenaires commerciaux. Une augmentation de la fiscalité sur le travail, aggravant une situation déjà préoccupante, signifierait que la Belgique renonce à tout espoir de remontée dans l'échelle de la compétitivité.
Bruno Colmant
Professeur à la Vlerick School of Management et à l'UCL
lundi 8 août 2011
L'immobilier ?
Posté le 6 août 2011 par Bcolmant
LES USA sont ‘AA+’ : L’INFLATION ARRIVE !
Ce qui est prévu était prévisible : Les États-Unis ont perdu leur rating absolu, c’est-à-dire le triple A. Notre monde financier va en découvrir un autre.
Dans les prochains jours, le dollar pourrait faiblir et les taux d’intérêt américains effleureront une hausse. Mais si les taux d’intérêt américains augmentent, ils restent, de facto, le nouvel étalon du taux d’intérêt sans risque tant que les Etats-Unis restent la première puissance économique.
Une fois le mouvement d’humeur des marchés passé, les autorités financières examineront avec sérénité la portée de cette chute de solvabilité
A notre intuition, si la première puissance économique et militaire mondiale est perçue comme moins solvable, cela disqualifie tout rating qui lui serait supérieur, puisque les pays qui en bénéficieraient seraient insignifiants. Une baisse du rating des États-Unis s’assimile à une nouvelle graduation de la perception de la solvabilité. Tout se passe comme si les niveaux d’un thermomètre étaient arbitrairement modifiés, sans ce que cela ne change la réalité météorologique.
Cependant : il ne faut pas s’y tromper ! Les États-Unis voudront à tout prix garder leur suprématie financière, elle-même fondée sur une hégémonie commerciale et militaire. On constatera donc un mélange de complaisance monétaire (devrait conduire à un dollar structurellement plus faible) et de protectionnisme industriel larvé. Paradoxalement, une dégradation du rating des États-Unis pourrait donc les pousser à poursuivre l’assouplissement monétaire, plutôt que de subir une hausse des taux d’intérêt, qui serait la conséquence normale d’une dégradation de rating. La chute de rating se refléterait donc plutôt dans une baisse du cours du dollar plutôt que dans une élévation des taux d’intérêt.
Curieusement, en s’octroyant le pouvoir d’imprimer des dollars, les États-Unis utiliseront le privilège d’émettre une monnaie de réserve pour qu’elle le subsiste.
Cela entretiendra des pressions inflationnistes qui alimenteront elles-mêmes la faiblesse du dollar jusqu’au moment où un resserrement monétaire serait inéluctable. C’est d’ailleurs exactement ce qui s’est passé après que Nixon ait abandonné l’étalon-or en 1971.
En conclusion, les États-Unis conserveront encore longtemps le monopole de création de la monnaie de réserve universelle, mais le dollar deviendra probablement une devise plus faible, au fur et à mesure que son statut de monnaie-refuge se dissoudra et que la puissance économique et militaire des pays asiatique se renforcera.
Par rapport l’Euro, la faiblesse du dollar sera compensée par les risques de fragmentation de la monnaie unique européenne. Le rapport de change entre les deux devises reflétera donc l’équilibre relatif des dettes publiques et de l’expansionnisme monétaire constatés sur les deux continents.
Bruno Colmant
mardi 14 juin 2011
Cinquante ...
"Il faut au moins 50 actions pour diversifier un portefeuille"
EPARGNERBruno Colmant - CEO adjoint de l'assureur Ageas - dispose d’une solide expérience dans le secteur financier. Cette passion lui a permis d'occuper de nombreuses fonctions au top. Il gère ses finances personnelles avec la même conviction.
(mon argent) - Bruno Colmant a travaillé pour le holding Sofina, la compagnie d’assurances Intégrale et la société de Bourse Dewaay. Chez ING Belgique, il a occupé les fonctions de CFO et administrateur délégué, et pendant neuf mois, il a assisté le ministre des finances Didier Reynders en tant que chef de cabinet. Il a également été CEO d’Euronext Bruxelles et est maintenant, entre autres, deputy CEO d’Ageas.
Avez-vous encore le temps de dépenser de l’argent?
"Pas vraiment. En plus de mes fonctions de CEO adjoint d’Ageas, je donne cours dans plusieurs universités. J’ai aussi de nombreux autres mandats. Difficile de trouver du temps pour faire des emplettes avec un agenda aussi chargé!"
A quoi ne dépenseriez-vous pas d’argent?
"Aux produits de luxe, comme des voitures de prestige ou des montres coûteuses. J’ai grandi dans un milieu où chaque franc comptait. Le gaspillage n’était même pas une option. J’estime donc que l’argent doit se dépenser avec prudence."
L’argent vous cause-t-il parfois des soucis?
"Pas vraiment, même si je crains une inflation en hausse pour les prochaines années. C’est pourquoi je privilégie des actions d’entreprises telles que Total, Coca-Cola, Kraft ou McDonalds, dont les ventes augmentent parallèlement à l’inflation. Je suis également détenteur de comptes à terme dont le taux est couplé à l’inflation."
A quoi dépensez-vous beaucoup d’argent?
"Aux ouvrages consacrés aux thèmes économiques et financiers. En moyenne, j’achète cinq livres par semaine. Cela représente un budget hebdomadaire de 100 à 150 euros. C’est la seule manière pour moi de rester informé des dernières évolutions du monde financier."
De quoi se compose votre portefeuille d’investissements?
"Comme je table sur une augmentation de l’inflation, je n’investis pas dans les obligations. 80% de mon portefeuille se compose d’actions individuelles, principalement américaines. Le reste est constitué de trackers qui me permettent de miser sur la hausse du cours de l’or et des matières premières: ce sont mes meilleurs investissements. J’investis aussi dans des assurances-vie et décès."
Quel fut votre pire investissement?
"Probablement quelques options call achetées il y a quelques années sur des actions belges. J’en ai tiré une leçon importante: les produits financiers doivent être simples. Dans le cas contraire, ils recèlent généralement d’importants dangers."
Achetez-vous beaucoup d’actions?
"Je ne crois pas que 20 actions suffisent pour diversifier un portefeuille. Il faut en avoir au moins 50. Chaque mois, j’ajoute une ou deux nouvelles actions à mon portefeuille. Je ne vends jamais. Cela me dispense de devoir suivre mes actions de très près, puisque de toute façon, je les conserve dans une perspective de long terme."
Changez-vous souvent de banque?
"Je n’ai pas le temps! Je suis client de trois banques, dont la Banque de la Poste. J’y suis titulaire d’un compte à vue auquel je suis attaché pour des raisons émotionnelles. Mon grand-père fut l’un des premiers clients de la banque, dans les années 20’. On lui avait alors attribué un compte associé à un numéro très court. J’ai repris ce compte et je ne le laisse pas dormir, pour pouvoir conserver le numéro qui lui est associé."
Remplissez-vous votre déclaration d’impôt vous-même?
"Par Tax-on-Web, oui. C’est si simple! Tous les citoyens ont la possibilité de remplir rapidement cette formalité administrative, désormais. Plus convivial que cela, c’est impossible."
Comment épargnez-vous pour votre retraite?
"Ma pension légale ne sera pas énorme. Je verse donc chaque année le montant maximal sous forme d’épargne-pension. Les investissements que je réalise visent aussi à participer à ma retraite."
Sven Vonck - 16:22 - 12/06/2011 Copyright © monargent.be