samedi 2 avril 2011

Pwn2Own

Pwn2Own 2011 : Apple, victime de son succès ?

par Christophe Laporte le 14.03.2011 à 15:43
Pwn2Own : Internet Explorer et Safari piratés, Chrome résiste encore

Pendant trois jours, les hackers et chercheurs en sécurité se sont succédé pour faire tomber les principaux navigateurs web du marché sur les principaux ordinateurs et smartphones. Le bilan n'est pas flatteur pour Apple à première vue : Safari sur Mac est tombé dès le premier jour et Safari Mobile a connu les mêmes déboires le lendemain..


En ce qui concerne Safari pour Mac, c'est une société française, Vupen Security, qui est parvenu à exploiter en premier une faille inconnue de Webkit et a raflé la mise et empoché au passage 15 000 $ ainsi qu'un MacBook Air. En conduisant l'utilisateur sur un site spécifique elle a réussi à déclencher en retour et, sans autre intervention de la personne, à lancer l'utilitaire Calculette et à écrire un fichier sur le disque dur de la machine. Le tout sans faire planter Safari. Entre dénicher la faille et se doter des moyens de l'utiliser, il a fallu une quinzaine de jours à l'équipe de Chaouki Bekrar pour parvenir à ses fins (lire : CanSecWest : Safari tombe sur une faille de sécurité WebKit).

De leur côté, Charlie Miller et Dion Blazakis ont réussi à exploiter une faille présente dans Safari Mobile. Les deux chercheurs sont parvenus à récupérer des données stockées sur un iPhone 4, sans que cela ne nécessite d'interaction (ou peu) de la part du propriétaire du téléphone (lire :Pwn2Own 2011 : l'iPhone et un BlackBerry sont tombés).

Mais de l'aveu même de Charlie Miller, cela a été plus compliqué que les autres années. Il a fallu aux deux chercheurs des mois de travail et le hack ne fut finalisé qu'à la veille du concours, alors que durant les années précédentes, Miller avait préparé son coup longtemps à l'avance. De là à dire que tant bien que mal, Apple progresse sur le front de la sécurité, il n'y a qu'un pas.

Il peut d'ailleurs remercier Apple d'avoir proposé au téléchargement iOS 4.3 si tardivement. En effet, la dernière version du système d'Apple apporte la distribution aléatoire de l'espace d'adressage, un mécanisme visant à renforcer la sécurité des terminaux d'Apple. Si ce mécanisme n'annihile pas la faille, il complique sérieusement sa mise en oeuvre selon Charlie Miller.

Le solutions d'Apple ne sont pas les seules à avoir été prises à défaut, Internet Explorer 8 et Blackberry Torch 9800 ont également cédé aux assauts des chercheurs en sécurité. Chrome, Firefox, et les téléphones sous Android et Windows Mobile sortent indemnes de ce concours, mais on peut se demander si les personnes participant à ce concours ne se sont pas dirigées vers les solutions les plus en vue afin de se faire remarquer. En effet, durant ces trois jours, personne n'a essayé de s'attaquer à ces trois systèmes. Les personnes qui avaient prévu de les mettre à l'épreuve se sont désistées pour différentes raisons. De là à dire que les chercheurs en sécurité tout comme les auteurs de virus et autres malwares sélectionnent leurs plates-formes…


Concours de hacking Pwn2own : Internet Explorer et Safari au tapis

Le premier jour du célèbre concours de piratage des navigateurs Web a été fatal aux navigateurs d'Apple et de Microsoft. Google Chrome n'a pas pu être vaincu, faute de combattants.

Publié le 10/03/2011

En savoir plus

Chapeau ! Il n'aura fallu que quelques secondes pour prendre le contrôle d'un Mac via Safari à Chaouki Bekrar, expert en sécurité et aussi co-fondateur du fournisseur français de solution de sécurité Vupen lors du fameux concours Pwn2own, dont la 6e édition se tient à la Conférence CanSecWest.

Mac vaincu en 5 secondes


La démonstration a quelque chose de terrifiant : un simple passage du navigateur d'Apple sur une page Web malicieuse a pu mettre à genou un OS X 10.6.6 (64bits). L'exécution du code arbitraire a consisté à ouvrir la calculatrice qui a ensuite écrit un fichier sur le disque dur, le tout sans faire planter Safari (5.0.3).

La faille 0 Day exploitée se trouve en fait dans le WebKit, le moteur de rendu Open Source du navigateur. Quatre chercheurs et deux semaines de préparation (faites notamment de fuzzing) avaient néanmoins été nécessaires pour préparer l'attaque. Son exploit aura donc contourné l'ASLR (Address Space Layout Randomization) et le DEP (Data Execution Prevention), deux mesures- clés anti exploit intégrées à Mac OS X (et aux dernières versions de Windows).

Un simple clic sur un lien aura été fatal aux navigateurs et OS d'Apple et Microsoft

Vulnérabilités WebKit

Chaouki Bekrar a qualifié la préparation "d'assez difficile" en raison del'absence de documentation concernant les Mac OS X 64-bits. "Nous avons dû tout faire et partir de zéro. Nous avons dû créer un outil de débogage, créer leshellcode et créer la technique de ROP pour l'éxécuter" a-t-il expliqué. "Il y a beaucoup de vulnérabilités WebKit. Il suffit d'exécuter un fuzzer pour obtenir de nombreux bons résultats. Mais c'est beaucoup plus difficile de l'exploiter sur x64 et d'écrire un exploit viable", a commenté Chaouki Bekrar.

En guise de récompense, Chaouki Bekrar a gagné 15 000 dollars et... un MacBook Air 13 pouces fonctionnant sous Mac OS X Snow Leopard.

Trois 0 day pour agenouiller Windows 7 via Internet Explorer 8

Internet Explorer, version 8, n'a pas résisté bien plus longtemps face à l'expert irlandais Stephen Fewer, développeur pour Metasploit et aussi salarié d'un fournisseur de solution de sécurité, Harmony Security. Il aura néanmoins exploiter trois vulnérabilités zero-day pour exécuter du code sur Windows 7 (SP1, 64 bits).

C'est la faille pour sortir du bac à sable du mode protégé d'IE qui lui a donné le plus de fil à retordre. Il n'existe en effet qu'un seul document publié sur un exploit de ce type, et Stephen Fewer a dû trouvé une nouvelle façon de controurner cette protection.

Les détails techniques de l'attaque seront gardés secrets jusqu'à ce que Microsoft publie un patch, a priori avant la fin du mois. L'attaque aura néanmoins aussi contourné avec succès DEP et ASLR. Là aussi, un simple clic sur un lien aura été fatal au navigateur : la page Web malicieuse, créée pendant le concours, a réussi à lancer l'application calculatrice avant d'écrire un fichier de par cette application. Six semaines de travail lui ont été nécessaires pour monter cette spectaculaire attaque.

Google gagne par forfait

A lire ailleurs

Contrairement à Mozilla et Google, Microsoft avait été le seul à ne pas mettre à jour son navigateur avant le concours. La mise à jour de Chrome a d'ailleurs sans doute empêcher l'exploit, pourtant prévu : le hacker qui devait exposer sa démonstration s'est en effet désisté. Il n'empochera donc pas les 20 000 dollars supplémentaire promis par Google, en plus des 15 000 offerts par le concours. C'est la deuxième année que Chrome est épargné, faute de participants

La suite du concours, qui se tient lors de la deuxième journée, doit mettre à l'épreuve Firefox, ainsi que des OS mobiles iPhone, BlackBerry, Android et Windows Phone 7. A priori, aucun ne devrait résister.

AGEAS



AGEAS (AGS)

2,031 EUR
+1,25% | +0,02
01/04/2011 17:44


Ageas se renforce en Grande-Bretagne

n.c.

Page 32

Vendredi 25 mars 2011

Le fait du jour

Ageas a annoncé ce jeudi l’acquisition d’un courtier britannique, Castle Cover Limited, pour 52,8 millions de livres sterling (EUR 60,8 millions). Un prix qui, soulignent les analystes de KBC Securities, représente exclusivement le « goodwill » et s’élève à deux fois les revenus de la société.

Castle Cover est une société de courtage spécialisée dans les assurances pour les personnes de plus de 50 ans. Le marché britannique des « 50+ » génère chaque année 2,4 milliards de livres sterling (2,8 milliards d’euros) de primes brutes émises dans les assurances aux particuliers.

Numéro quatre britannique

Techniquement, l’acquisition sera initialement financée par Ageas et sera remboursée par Ageas UK dans le courant de l’année.

L’acquisition de Castle Cover permet à Ageas de consolider sa 4e position sur le marché britannique des assurances privées distribuées par le biais de courtiers.

L’an dernier, Ageas avait déjà conclu un partenariat avec Tesco Bank et, acquis plus récemment Kwik Fit Insurance Services. Cette nouvelle acquisition cadre parfaitement avec la stratégie de distribution multicanal et multimarque au Royaume-Uni, se réjouit le groupe belge.

L’achat de Castle Cover permettra à Ageas d’étoffer ses activités de détail en créant une base collective d’environ 2 millions de clients. Castle Cover a enregistré en 2010 des revenus de 22 millions de livres (25 millions d’euros), en progression de 16 % par rapport à 2009. Le résultat avant impôts est à l’équilibre en raison d’investissements permanents visant à développer la clientèle.

Cette transaction devrait générer des revenus à partir de 2012 et tout indique qu’elle surpassera largement le seuil de rentabilité minimale d’Ageas (11 %), indique encore l’assureur belge.

280.000 clients de plus

Fondée en 2006 et située à Poole dans le Dorset, à proximité du centre opérationnel d’Ageas UK à Bournemouth, Castle Cover Limited occupe la 3e place dans le segment des assurances habitation, auto et autres assurances privées pour les plus de 50 ans, en s’appuyant sur ses marques Castle Cover et Regal Insurance.

La société sert plus de 280.000 clients et emploie 300 personnes au Royaume-Uni. Son modèle opérationnel est similaire à celui de RIAS, une filiale d’Ageas UK, qui est actuellement le deuxième intermédiaire sur ce même marché des « 50+ ».


AGEAS (EX-FORTIS) : acquiert Kwik-Fit Insurance Services

02/07/2010 | 07:35


Ageas a annoncé aujourd'hui la signature d'un accord avec PAI Partners en vue de
l'acquisition de Kwik-Fit Insurance Services (KFIS), une société britannique de
courtage en assurance qui sert plus de 600.000 clients, pour une contrepartie
totale de GBP 215 millions. Cette transaction devrait être finalisée durant le
troisième trimestre 2010, sous réserve de l'accord des régulateurs.

Dans le prolongement du partenariat conclu l'année dernière avec Tesco Bank,
l'acquisition de KFIS représente une nouvelle avancée majeure dans la mise en
place par Ageas de sa stratégie de distribution multicanal et multimarque au
Royaume-Uni.

KFIS est une société de courtage en assurance qui commercialise principalement
des produits non-vie auprès de sa clientèle de particuliers, surtout par le
biais d'internet, en s'appuyant sur la marque Kwik-Fit et sur deux autres
marques : The Green Insurance Company et Express Insurance.

Cette acquisition consolidera la position d'Ageas comme quatrième distributeur
d'assurances de dommages pour particuliers par le biais d'intermédiaires au
Royaume-Uni. Elle renforcera aussi l'activité de détail d'Ageas, en la dotant
d'une capacité additionnelle, en portant à 1,6 million le nombre total de ses
clients et en générant des revenus combinés pro forma pour 2009 de GBP 189
millions.

Après la clôture de la transaction, un montant en cash devrait être libéré, ce
qui ramènera l'investissement net en cash à environ GBP 185 millions. Le
rendement sur investissement devrait être supérieur aux exigences de rendement
minimum définies par Ageas. En outre, cette transaction accroîtra le niveau de
revenus des activités de distribution, qui, dans le marché très dynamique qu'est
le Royaume-Uni, constituent une source de revenus relativement stables pour les
distributeurs performants.

Lors de l'annonce de la transaction, Bart De Smet, CEO d'Ageas, a déclaré : « En
raison de ses avantages stratégiques et financiers, je me réjouis de cette
acquisition, qui constitue une nouvelle étape dans la mise en uvre de notre
stratégie annoncée l'automne dernier. Elle élargit notre base et permettra
d'accélérer la croissance de nos activités au Royaume-Uni, qui est un de nos
marchés clés et qui fait souvent figure de pionnier de l'innovation dans le
secteur de l'assurance. Je suis convaincu que cette transaction sera très vite
génératrice de valeur ajoutée pour toutes les parties prenantes. »

Barry Smith, CEO de Fortis UK, a déclaré pour sa part : « Cette acquisition est
une excellente nouvelle pour notre entreprise. Elle renforce notre capacité en
retail en ajoutant à notre portefeuille une activité réputée et ses marques très
porteuses. L'acquisition de Kwik-Fit s'inscrit dans la stratégie d'Ageas au
Royaume-Uni, qui vise à approfondir et à élargir notre offre de produits par le
biais d'une approche multicanal de la distribution. Les atouts complémentaires
d'Ageas et de Kwik-Fit se combineront pour donner naissance à une activité de
détail dynamique, axée sur les attentes des clients tout en générant un
rendement accru pour notre entreprise. »





Kwik-Fit Insurance Services (KFIS) est l'entité de courtage en assurance de
Kwik-Fit Holdings, le groupe actif dans le secteur automobile et de la
réparation depuis 1971. KFIS a été créé en 1995 et est devenu au fil des ans un
des plus grands distributeurs d'assurances automobiles au Royaume-Uni. Kwik-Fit
Insurance Services emploie près de 1.000 personnes et son centre d'appel traite
annuellement plus de 10 millions d'appels.

Kwik-Fit Insurance Services comprend trois entités juridiques. Kwik-Fit
Insurance Services Limited est la principale d'entre elles et a contribué au
chiffre d'affaires à hauteur de 75% en 2009. Les deux autres entités sont
Express Insurance Services Limited (acquise en juin 2007, 20% du chiffre
d'affaires) et The Green Insurance Company Limited (constituée en août 2007, 5%
du chiffre d'affaires). En 2009, KFIS a réalisé un chiffre d'affaires de GBP 89
millions.

Fortis (Insurance UK) est une entreprise d'assurance de premier plan au
Royaume-Uni qui commercialise des produits, primés à de multiples reprises, dans
le marché de l'assurance de dommages pour particuliers, des assurances pour
entreprises et des assurances prévoyance. Fortis UK distribue ses produits vie
et non-vie par le biais d'une série de canaux : courtiers, conseillers
financiers indépendants, intermédiaires, groupes d'affinités, internet et, dans
le cadre de sa stratégie orientée retail, diverses filiales entièrement ou
partiellement détenues (RIAS, Fortis Insurance Solutions, Text2Insure et
InsureTECH Systems).

Forte de ses 7 millions de clients et de son large réseau de partenaires, Fortis
est appréciée pour la constance et la qualité élevée de ses produits et
services. Fortis emploie près de 3000 personnes, dans les locaux de son siège
basé à Eastleigh et dans divers bureaux situés à Belfast, Bournemouth,
Gloucester, Haywards Heath, Londres, Redditch, Reigate et Stoke-on-Trent.

Fortis deviendra prochainement Ageas. La marque Ageas sera déployée de manière
progressive et contrôlée. L'ensemble du processus devrait s'achever au premier
trimestre 2011.

Ageas est un groupe d'assurance international riche de plus de 180 années
d'expérience et de savoir-faire. Classé dans le Top 20 européen de l'assurance,
Ageas a choisi de concentrer ses activités sur l'Europe et l'Asie qui, ensemble,
forment le plus grand marché de l'assurance au monde. Les activités d'assurance
se répartissent en quatre secteurs opérationnels : Belgique, Royaume-Uni, Europe
continentale et Asie. En Belgique, par le biais d'AG Insurance, l'entreprise est
le leader incontesté dans les segments vie individuelle et employee benefits, et
se profile aussi comme acteur de référence en non-vie. À l'international, Ageas
dispose d'une présence marquante au Royaume-Uni, où il est le troisième assureur
auto pour les particuliers. L'entreprise possède également des filiales en
France, en Allemagne, en Turquie, en Ukraine et à Hong-Kong. Par ailleurs, Ageas
se démarque par son expertise spécifique dans les partenariats conclus avec des
institutions financières et des distributeurs de référence au Luxembourg, en
Italie, au Portugal, en Chine, en Malaisie, en Inde et en Thaïlande. Ageas
emploie plus de 11.000 personnes et réalise un encaissement annuel d'environ EUR
16 milliards.

cars @ US

FORD MOTOR (FORDP)

15,16 USD
+1,68% | +0,25
01/04/2011 22:00




21:36 - 01 avril 2011

Ford prend la tête devant GM




Au mois de mars, les ventes du constructeur automobile Ford l'ont propulsé en tête du marché américain, devant General Motors. Ford a profité de la hausse des demande pour des petites voitures. Ses ventes ont bondi de près de 20% en mars.

Le constructeur automobile américain Ford est devenu le numéro un des ventes aux Etats-Unis en mars, dépassant General Motors (GM) pour la deuxième fois seulement depuis 1998, profitant de la demande pour ses petites voitures dans un contexte d'envolée des prix du carburant.

Pour Rebecca Lindland, analyste d'IHS Global Insight interrogée par l'AFP, "cela ne montre pas forcément un changement permanent du marché, mais cela montre à quel point la concurrence est forte", alors qu'en ne tenant compte que des ventes annuelles, GM est numéro un aux Etats-Unis depuis 1931.

Le site internet spécialisé dans l'automobile Edmunds.Com a estimé que les ventes du groupe de Dearborn (Michigan, Nord des Etats-Unis) avaient bénéficié d'incitations financières en hausse le mois dernier alors que les autres constructeurs ont baissé les leurs. En outre, la solidité de l'offre de Ford en termes de voitures compactes "aide beaucoup lorsque les prix du pétrole s'envolent", détaille Edmunds.Com.

Les ventes de Ford ont bondi de 19,2% le mois dernier à 212.777 véhicules. General Motors a, lui, vu ses ventes gagner 9,6% sur un an en mars à 206.621 véhicules, tirées par les ventes aux particuliers et les nouveaux modèles. De son côté, le troisième constructeur automobile américain, Chrysler, a vu ses ventes bondir de 31% le mois dernier à 121.730 véhicules, ses meilleures ventes sur un mois depuis mai 2008.

A l'inverse, le numéro un mondial, le japonais Toyota, a essuyé un recul de 5,7% à 176.222 véhicules de ses ventes aux Etats-Unis.

Les voitures peu énergivores ont la cote

Les prix du pétrole ont continué à progresser en mars dans la foulée des troubles au Moyen Orient et particulièrement en Libye, ce qui a entraîné un regain d'attrait des consommateurs pour les véhicules plus compacts et moins gourmands en carburants, ont observé les constructeurs.

Lors d'une conférence d'analystes, Don Johnson, l'un des responsables des ventes de GM aux Etats-Unis en mars, s'est montré peu disert sur l'impact du séisme au Japon, se contentant de dire que GM "gérait et surveillait" les conséquences du séisme et notamment les perturbations de l'approvisionnement en pièces détachées venant de l'archipel nippon.

"Notre première évaluation suggère que l'impact du séisme au Japon sur l'économie américaine sera limité", a renchéri George Pipas, principal analyste des ventes de Ford, lors d'une conférence téléphonique. Pour faire face aux difficultés dans l'approvisionnement en pièces détachées provenant du Japon et aux ajustements de la demande, il a toutefois souligné que Ford allait suspendre pour une semaine sa production dans son usine de Flat Rock (Michigan) à partir de lundi.

Les constructeurs se sont d'une manière générale félicités de "signes d'amélioration" dans l'économie américaine, notamment grâce aux bons chiffres du chômage de vendredi, qui présagent selon eux d'une poursuite du rebond de l'économie, et donc des ventes automobiles.

vendredi 1 avril 2011

Nasdaq & Intercontinentalexchange vs Deustche Börse

13:11 - 01 avril 2011

La guerre des Bourses, acte II


On s'attendait à la riposte. Elle vient d'avoir lieu. Le Nasdaq et Intercontinentalexchange ont lancé une offre supérieure à celle de Deustche Börse sur Nyse Euronext. C'est-à-dire 42,50 dollars par action (en cash et en actions) soit une augmentation de 19%sur l'offre de l'opérateur boursier allemand. Au total le duo est prêt à débourser 11,3 milliards de dollars.

La rumeur circulait déjà depuis quelques jours: Nasdaq OMX et Intercontinentalexchange (ICE) réfléchissaient à lancer une contre-offre sur Nyse Euronext. Les deux opérateurs boursiers américains ont ce vendredi lancé officiellement leur offre avec le soutien de nombreux institutionnels, dont Bank of America et Wells Fargo.

Deustche Börse a rapidement réagi en affirmant que la fusion Deutsche Börse-NYSE Euronext est "la meilleure combinaison possible" pour les actionnaires des deux groupes, malgré la contre-offre supérieure de 19% à la sienne.

De son côté, NYSE Euronext a déclarer qu'elle allait "étudier attentivement" la proposition de Nasdaq/ICE.

Le schéma retenu par le Nasdaq et son partenaire est un démantèlement du groupe transatlantique en cas de réussite de leur offre. ICE reprendrait les activités de NYSE Euronext dans les marchés dérivés. Nasdaq OMX s'attribuerait de son côté les bourse de New York, Paris, Bruxelles, Amsterdam et Lisbonne, ainsi que l'activité américaines dans les options.
Le nouveau groupe formé autour du Nasdaq, regroupant les deux grandes places boursières américaines, aurait son siège social à New York.

Cité dans le communiqué, le directeur général du Nasdaq Robert Greifeld a souligné que le rapprochement de son établissement et du New York Stock Exchange allait permettre de créer une structure aux ambitions mondiales, alors que 90% des 100 plus grosses introductions en Bourse des cinq dernières années ont été menées à bien hors des Etats-Unis.
Son homologue Jeffrey Sprecher a de son côté fait valoir que la nouvelle offre serait probablement plus acceptable pour les autorités européennes de la concurrence. Bruxelles a déjà annoncé qu'il serait très vigilant avant d'approuver une fusion NYSE Euronext-Deutsche Börse.

L'offre porte sur 42,50 dollars l'action Nyse Euronext, soit un montant total de 11,3 milliards de dollars. Les actionnaires de NYSE Euronext recevront 14,24 dollars en numéraire ainsi que 0,4069 action Nasdaq OMX et 0,1436 action ICE par action NYSE.

Elle représente une prime de 19% par rapport à l'offre déposée par Deutsche Börse et qui était libellée entièrement en titres..

NYSE Euronext et Deutsche Börse ont annoncé le 15 février leur fusion, qui doit donner naissance à la première Bourse au monde, détenue à 60% par les actionnaires du groupe allemand et 40% par ceux de l'opérateur transatlantique. L'opérateur allemand proposait 39 dollars par action selon un ratio d'échange d'actions de 0,47, soit une prime de 10% par rapport au cours d'avant l'annonce d'une fusion.

A l'annonce de la contre-offre, le cours de Nyse Euronext a bondi de 14%.

Jean-Baptiste

Posté le 29 mars 2011 par Bruno Colmant

La monnaie n'est qu'un voile

ImagesCAHL81KYL’économiste français Jean-Baptiste Say (1767-1832) avançait que la monnaie n’est qu’un voile. Cette réflexion troublante se réfère au caractère relatif de la monnaie. Cette dernière n’est qu’un étalon permettant de mesurer l’échange. La monnaie a un rôle passif, en se limitant à distinguer les sphères des économies réelle et monétaire.

Par sa fonction de véhicule d’épargne ou d’emprunt (qui est de l’épargne négative), la monnaie donne une valeur relative au temps. Le prix de la monnaie, c’est-à-dire le taux d’intérêt, est le facteur qui permet d’équilibrer la consommation actuelle avec son report dans le temps (par l’épargne) ou, au contraire, avec son anticipation (par l’emprunt).

Immanquablement, le temps et la monnaie convergent vers une métrique qui est l’expression du prix de l’avenir. Appréhendé sous un angle différent, la stabilité de la valeur relative de la monnaie reflète la prévisibilité du futur. Mais ce n’est pas tout. En effet, comme la valeur de la monnaie mesure le temps, elle évalue aussi la relation d’une économie avec son propre futur, c’est-à-dire les prochaines générations. La monnaie revêt donc une signification étatico-sociale. Sous cet angle, les ordres monétaire et social reflètent des angles d’approche différents de l’avenir.

Or, que constate-t-on ces dernières années ? On observe que le rapport à l’Histoire est devenu plus immédiat, comme si le rapport au temps devenait instantané.

Cette évolution, qui est souvent qualifiée de ‘court-termisme’ reflète un phénomène plus profond. Il s’agit, à notre intuition, d’un basculement de la perception du temps. Pendant très longtemps, nos économies ont bâti un rapport à la monnaie qui relevait de la capitalisation (c’est-à-dire partant du passé vers le futur). Progressivement, un basculement s’est opéré vers un rapport à la monnaie qui relève de l’actualisation (c’est-à-dire partant du futur vers le présent). Ce basculement consacre une perception anglo-saxonne de l’économie.

Si les valeurs du temps et de la monnaie sont liées, comment l’immédiateté du rapport au temps se traduit-il en termes de valeur de la monnaie ? Un élément de réponse réside dans l’idée que le basculement de référentiel s’accompagne d’une volatilité de la valeur monétaire. En effet, les évolutions conjoncturelles ne sont plus lissées dans le temps, mais ressenties dans le présent. Cela conduit à une volatilité de la valeur de la monnaie, dont le pouvoir d’achat va, beaucoup plus qu’auparavant, subir des variations brutales. Celles-ci pourraient s’exprimer dans un sens favorable (appréciation du pouvoir d’achat) ou défavorable (dépréciation du pouvoir d’achat).

Il nous semble intuitivement que les variations de pouvoir d’achat vont s’exprimer dans un sens défavorable. Cette précarisation de la valeur de la monnaie prendra la forme de l’inflation. En effet, les garants de la valeur de la monnaie, c’est-à-dire les Etats, sont aujourd’hui trop endettés pour en garantir la pérennité, comme auparavant. Les créateurs de la monnaie vont donc probablement subordonner l’ordre monétaire à l’ordre social. A notre perception, en créant un modèle d’Etat-providence qui a conduit à un endettement public excessif, on a perdu de vue qu’on risquait d’altérer, in fine, la valeur de la monnaie.

Cloud ! ... Vous avez dit CLOUD ?

Le "cloud" pour les nuls

Le « cloud » en informatique, vous savez ce que c’est ? Oui, sans doute. Mais nous, en réunion de rédaction, on a parfois des querelles d’anciens et de modernes. Et l’importance de tel ou tel sujet de nature technologique fait souvent l’objet de débats.

En l’occurrence, l’annonce d’Amazon de faire tourner ses applications sur le « cloud ». Le « nuage », donc. Mais de quoi s’agit-il ? Si j’ai bien compris les explications de mes petits camarades (nettement) plus branchés que moi, le « cloud » permet, par exemple, de ne plus télécharger ses musiques mais de les loger sur un « nuage informatique », extérieur à votre disque dur, joignable à n’importe quel moment et avec n’importe quel appareil connecté à internet. C’est bien ça ?

L’explication, assez claire je dois l’avouer, a suscité de nouvelles et nombreuses questions de la part des béotiens de l’assistance. A quoi cela sert-il de loger sa musique ailleurs que sur son disque dur ? Vous vous baladez souvent sans votre ordinateur ou votre iPhone, vous ?

Et si toutes nos données –cela marche aussi avec des documents, des textes, et sans doute tout un tas de matériels dont je ne soupçonne même pas l’existence- se baladent ainsi dans l’éther, quid de la confidentialité ? Le fait que les entreprises qui font du « cloud » garantissent le respect de la vie privée ne semble pas une garantie à 100% que c’est bien le cas.

Et surtout, que se passerait-il si le « cloud » se plantait ? Disparus, tous les fichiers envoyés dans les airs ? Les convaincus vous diront que les sauvegardes sont nombreuses et que cela ne risque donc pas d’arriver. Ils ont peut-être raison. Mais enfin, les centrales nucléaires japonaises aussi devaient résister à une catastrophe majeure… Je dis ça, je ne dis rien.