vendredi 4 février 2011

Scriptophilie ou Scripophilie ?

Les "vieilles actions", le jackpot?

INVESTIR

Elles trainent au grenier dans un coffre. Vous les retrouvez suite au décès de votre grand-parent... Les vieilles actions valent parfois plus que le papier jauni qu'elles arborent. Parfois, elles valent même une vraie fortune.

(mon argent) - Allez fouiller dans votre grenier, vous êtes peut-être riche sans le savoir… Les anciens titres de Bourse sont souvent considérés comme de simples jolis morceaux de papier jaunis. Les enfants apprécient la richesse de leurs illustrations qui sont parfois gravées en plusieurs couleurs. Leurs parents regrettent, eux, que leurs aïeux n’aient pas vendus leurs actions et leurs obligations quand elles avaient encore une valeur marchande… Mais certains chanceux peuvent en réalité avoir dans leurs mains un véritable petit pactole. La scripophilie peut rapporter gros, très gros.

Prix exorbitant

820.000 euros… Le chiffre a de quoi faire rêver. La célébrissime maison de vente aux enchères Christie’s a vendu en novembre dernier à New York pour cette somme record la toute première obligation pour la roulette de Monte Carlo (photo ci-contre). Ce titre avait, il est vrai, tout pour plaire. Imaginé par Marcel Duchamp, ce petit bout de papier est illustré par une œuvre du dadaïste américain Man Ray qui représente une photo du peintre français couvert de bulles de savon et coiffé de deux ailes avec pour seul arrière-plan une roue de roulette.

Imprimées à seulement 30 exemplaires (il y a toutefois peu de chance qu’elles aient toutes été vendues), ces obligations au porteur d’une valeur faciale de 500 francs chacune et datant de 1924 sont signées par la main du plasticien qui a inspiré de nombreux artistes contemporains. Les propriétaires de ces titres, et notamment plusieurs amis de M. Duchamp dont la peintre Marie Laurencin ou son dentiste Daniel Tzanck, ont du se mordre les doigts d’avoir investi une partie de leurs deniers dans cette société qui a connu un échec retentissant. Mais leurs descendants ne doivent pas en dire autant…

Le prix exorbitant payé à New York pour cette obligation d’une entreprise disparue depuis bien longtemps peut étonner mais il s’explique. L’immense majorité des anciens titres de bourse se vendent pour quelques euros dans des brocantes ou sur des sites spécialisés tels quenumistoria.com, pentenrieder.com ou schoene-aktien.de. Les acheteurs sont souvent des employés ou des retraités des entreprises citées sur ces titres. Les actions les plus chères dont les prix dépassent 500 euros sont, elles, presque toujours vendues aux enchères.

CRITÈRES

Mais quels sont les critères qui font d’un morceau de papier sans valeur une perle rare?

  • L’ancienneté: Les anciens titres de Bourse se bonifient avec l’âge. En clair, plus leur date d’émission est ancienne, plus leur prix a des chances d’être important. Une action d’une société présente dans l’aviation est considérée ancienne lorsqu’elle date de 1910. Pour l’automobile, il faut remonter aux années proches de 1890. Les titres des compagnies de chemins de fer commencent, eux, à prendre de la valeur quand ils ont été émis autour de 1850 et les certificats servant à financer le creusement de canaux sont très populaires lorsqu’ils ont été imprimés aux alentours de 1790. La toute première action de l’histoire aurait été émise par la Compagnie néerlandaise des Indes orientales en… 1606. Les experts estiment que son prix pourrait atteindre 2 à 3 millions d’euros si elle était proposée à une vente aux enchères.
  • Son importance historique: De nombreuses actions ont été émises dans des moments critiques de l’histoire. Du percement du canal de Panama à la guerre civile américaine en passant par le financement des colonies orientales, ces titres intéressent tout particulièrement les scripophiles en herbe.
  • Les autographes: Une petite signature peut faire toute la différence. Un simple chiffre le prouve… Huit des 10 anciens titres de bourse vendus le plus cher aux enchères portent le seing d’une personne célèbre. Le milliardaire John D. Rockefeller, le roi de l’acier Andrew Carnegie, le compositeur Johann Strauss ou les inventeurs Samuel F. Morse et Benjamin Franklin sont tout particulièrement populaires.
  • Les gravures: La beauté des illustrations sur les titres attirent aussi les collectionneurs mais ce "petit plus" ne permettra jamais à lui seul à une action d’atteindre des prix très élevés.
  • Son état de conservation: La règle est toute simple. Plus une ancienne action est bien conservée, meilleur sera son prix…

Facteurs imprévisibles

Ces critères, aussi valables soient-ils, ne représentent toutefois pas une règle d’or. Le marché des anciens titres en Bourse ou des obligations dépend en effet aussi de facteurs totalement imprévisibles. Il suffit ainsi par exemple qu’une personne retrouve dans un vieux coffre un paquet d’actions qui étaient auparavant jugées rarissimes pour que leurs prix s’effondrent immédiatement.

Au lendemain de la chute du mur de Berlin, près de 30 millions de titres appartenant à des allemands de l’Est sont apparus sur le marché, bouleversant ainsi toutes les règles établies par les collectionneurs. Depuis l’été 2009, les résultats des ventes aux enchères montrent toutefois que ce marché hors du commun a retrouvé un semblant de normalité avec des prix en forte hausse. Une enquête de l’hebdomadaire Wirtschaftswoche estime ainsi qu’un "portefeuille" d’anciennes actions rapporterait un rendement annuel compris entre 8 et 10%. Cette évaluation vaut ce qu’elle vaut mais elle montre que ces vieux bouts de papier peuvent encore rapporter gros.

10 ANCIENNES ACTIONS VENDUES AUX ENCHÈRES
Prix adjugé (Eur)Valeur mobilière
Type/Date d'émission
820.000Monte Carlo Carlo Bond Nr.1Obligation/1925
138.000
Standard Oil CompanyAction/1871
122.000
Deutsche BankAction/1871
81.000Pullmann's Car CompanyAction/1878
72.000United States Steel CompanyAction/1901
66.000New Orleans & Ohio Telegraph LesseesAction/1856
63.0005% US-Government BondObligation/1781
56.500Komische Oper WienAction/1871
56.000La Compania de Reales DiligenciasAction/1831
55.000
Standard Oil CompanyAction/1871

Sources: Christie's, HWPH Historisches Wertpapierhaus AG


Scripophilie

La scripophilie, appelée aussi scriptophilie (néologisme anglo-saxon), consiste à collectionner les anciens titres boursiers (et tous documents en rapport avec les actions, obligations, emprunts, coupons etc ...) qui ont été cotés, ou non cotés, sur unebourse des valeurs.

Ils n'ont donc plus aucune valeur boursière. Ils sont parfois très décoratifs et sont toujours un témoignage passionnant de l'histoire économique et sociale d'une région, d'un pays, d'une époque ou d'une famille. On peut définir le scripophile , ou collectionneur d'anciens titres, comme un historien économique. En effet, à travers sa collection, il conserve la mémoire et les traces de l'activité économique passée.

Les collectionneurs sont les scripophiles ou scriptophiles. La scripophilie est une passion relativement récente, apparue enFrance à la fin des années 1970 après avoir vu le jour en Allemagne fédérale quelques années auparavant. Ces collectionneurs seraient quelques dizaines de milliers essentiellement répartis entre l'Allemagne, la Belgique, la France, la Suisse, les Pays-Bas et les États-Unis.

Sommaire

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Intérêts de la scripophilie[modifier]

  • Intérêt historique : À travers certains titres (Cie du Canal de Panama, emprunts russes, etc.) on retrouve l'histoire économique et financière du capitalisme.
    • Le plus ancien titre connu à ce jour est celui de la Compagnie des Indes, fondée par l'écossais John Law de Lauriston en 1719, célèbre pour sa fracassante banqueroute, mais aussi pour être le premier en France à avoir offert des titres au porteur librement négociables.
    • Un des plus recherchés du xviiie siècle est le titre « Canal de Richelieu », daté de 1752, entièrement gravé à l'eau forte, comportant sept signatures et illustré par une médaille symbolisant le canal.
  • Intérêt artistique : Sur certains titres illustrés, on retrouve souvent une illustration de l'usine, du site de production, d'une scène de travail ou de produits fabriqués, alors même que les bâtiments industriels ou l'activité commerciale de la société n'existent plus aujourd'hui. Elle est comparable à la collection d'anciennes cartes postales et de photographies. Certains titres sont de véritables œuvres d'art. Pour placer les titres plus facilement auprès des particuliers, les émetteurs d'alors n'ont pas hésité à faire appel aux talents de dessinateurs renommés comme Jacques Deveria ou Alfons Mucha.
  • Intérêt régional pour les petites sociétés locales.
  • Intérêt familial ou généalogique pour ceux qui souhaitent retrouver des traces de leur passé. En effet, beaucoup d'anciens titres sont signés, de manière manuscrite ou fac similé, par les dirigeants ou les principaux administrateurs de la société.

Tous les secteurs d'activité ont été concernés par la création de sociétés par actions. Grâce aux anciens titres, on retrouve parfois la trace d'inventions géniales ou curieuses, à une époque révolutionnaires, mais aujourd'hui désuètes et tombées dans l'oubli. Des titres ont été émis dès le xviiie siècle et antérieurement, mais ils sont très rares. La plupart des titres furent émis au XIXe et XXe siècles jusqu'à leur dématérialisation au début des années 1980, surtout pendant les périodes d'expansion économique du capitalisme.

Parmi les grands classiques : Canal interocéanique de Panama (un des plus grands scandales politico-financiers), emprunts russes, Cie des Claridges Hôtels (magnifiquement illustré par un paquebot et une locomotive se faisant face), Omnibus de Paris (très belle gravure représentant les 21 monuments devant lesquels l'omnibus s'arrêtait), Établissement Léon Volterra et Théâtre Marigny (richement illustré et lié au scandale Stavisky), Banque de Cochinchine, Société des truffières de France, etc...

Cotation des titres[modifier]

Il n'existe pas de cote des anciens titres boursiers. Leur valeur estimée dépend surtout des critères suivants : état général du titre, date d'émission (âge) / nombre d'actions émises (tirage), rareté / secteur d'activité, thème (automobile, aviation, banque, casino, chemin de fer, cinéma, hôtellerie, mine, port, théâtre, usine, viticulture, etc.) / décor, illustrations, etc...

La qualité esthétique reste cependant essentielle. Sur plus de six millions de titres répertoriés dans les collections à travers le monde, à peine 10 % sont décorés. Plus un titre est décoré plus il prend de la valeur, surtout s'il est en couleur. Le nom de l'illustrateur fait aussi monter les prix.

  • Le tirage est presque toujours indiqué sur le titre. Les titres les plus recherchés sont ceux qui ont été tirés à moins de dix mille exemplaires. A défaut d'indication, il peut être calculé en divisant le montant du capital social de la société par le nominal de l'action.
  • Certains thèmes sont plus recherchés que d'autres comme ceux sur l'aviation, l'automobile, le casino, le cinéma et la vigne.
  • La date d'émission des titres est extrêmement importante. Elle est, là encore, presque toujours indiquée sur le titre (ceux des années 1900-1920 peuvent être déterminés en fonction de la valeur de la taxe indiquée sur le tampon fiscal, ceux des années 50 avec leur valeur nominale de plusieurs milliers de francs et ceux des années 60-80 par leur format normalisé 21x27cm). Les titres sont divisés en quatre périodes :
    • les titres du xviiie siècle (une quarantaine en France) ;
    • les titres de 1800 à 1848, période lors de laquelle peu de sociétés font alors appel à l'épargne à l'exception des mines de charbon et des sociétés de chemins de fer ;
    • les titres de 1848 à 1929, période lors de laquelle la révolution industrielle joue à plein et de nombreuses sociétés sont créées qui font appel aux particuliers pour se financer. La période s'achève avec la crise de 1929 et sa succession de faillites ;
    • après 1929, les titres émis jusqu'aux opérations de dématérialisation, ont peu de valeur aux yeux des collectionneurs.

Valeur financière[modifier]

En France, pays précurseur en la matière, les titres "papiers" sont sans valeur depuis la fin de la dématérialisation, le 3 novembre 1984, en vertu de l'article 94-II de la loi de finance pour 1982, loi n°81-1160 du 30 décembre 1981, et du décret n° 83-359 du 2 mai 1983. Après cette date, il y a eu quelques émissions d'actions françaises, non négociables en France, concernant des sociétés cotées sur des bourses européennes, comme Euro Disneyland et Eurotunnel.

En Belgique, la dématérialisation est effective depuis 2009.

Pour les autres pays, les titres gardent leur valeur (leur cours de bourse pour ceux qui sont cotés), tant que la société existe, à la condition qu'ils ne soient pas annulés : titre poinçonné, mention ANNULE, SANS VALEUR ou CANCELED ... Et certains figurent en bonne place dans les collections, leur valeur en tant qu'objet de collection dépassant leur valeur boursière.

Associations[modifier]

  • Association des Collectionneurs de Titres Financiers (ACTIF), 1. Créée en 1997, cette association de collectionneurs et de promotion des titres financiers anciens a succédé à l’Association Française des Collectionneurs de Titres Anciens.

Notes et références[modifier]

Liens externes[modifier]

  • Coollection.net Ce site montre de nombreux exemples d'anciens titres boursiers, classés par thèmes, pays, régions; certains présentés avec leur historique.
  • Scripophilie.com portail d'informations sur la collection des anciennes actions de bourse. Ce site permet de redécouvrir les témoignages et les scandales de l'histoire : les Emprunts russes, la construction du Canal de Panama, les affaires Oustric, Stavisky ...

jeudi 3 février 2011

La Westvleteren n'est plus "la meilleure bière du monde"

Une bière suédoise, la "Närke Kaggen Stormaksporter", a détrôné la Westvelteren 12 dans le classement du site internet américain "RateBeer".
Abbaye Saint-Sixte à Westvleteren.

Le site internet américain "RateBeer" consacré à la bière a élu meilleure bière du monde 2011 la "Närke Kaggen Stormaksporter", produite par la brasserie suédoise "Närke Kulturbryggeri".

La trappiste belge Westvleteren 12 est classée deuxième. Elle avait remporté la première place l'an dernier, devant une autre bière de la brasserie suédoise. Le "Kulminator" à Anvers est désigné meilleur bar à bières du monde.

Plusieurs bières belges se classent dans les 100 premières du concours: la Westvleteren extra 8 est 11e et une autre trappiste, la Rochefort 10 est 16e. Cinq bières des Struise Brouwers de Oostvleteren, se classent aux 30e, 55e, 74e, 75e et 86e places. La Cantillon Blâbaer Lambik est 31e, la Sint Bernardus Abt 12 est 53e, la 3 Fonteinen Oude Geuze Vintage 2002 de la brasserie 3 Fonteinen à Beersel 63e, la Schaerbeekse Kriek de la même brasserie 80e, la Rochefort 8 est 94e.

Dans la catégorie "Sour Ales", la Blâbaer de Cantillon termine 3e, alors que la catégorie "Belgian Session" est remportée par la Fantôme Saison (brasserie Fantôme à Soy), devant la trappiste d'Orval et... deux bières américaines, la Westvleteren blonde terminant 5e.

La célèbre Westvleteren 12 remporte encore la catégorie "Belgian Strong" , devant la Westvleteren 8, la Rochefort 10, la Struise Pannepot et la Sint-Bernardus Abt 12.

Le concours brassicole "Rate Beer Best" se présente comme le plus grand du monde, avec la dégustation de 130.000 bières du monde entier, provenant de 10.000 brasseries.

mercredi 2 février 2011

APERAM

Un futur terne pour Aperam

Le 10 mai 2011 par Daniel Krajka
* Mots clés : Métaux ferreux


Le producteur d’aciers inoxydables et spéciaux annonce des résultats difficiles. Une restructuration du secteur est en vue.

Tout ce qui brille n’est pas de l’or, en témoignent les difficultés dans lesquelles se débattent les producteurs d’aciers inoxydables. Loin d’être un produit à « forte valeur ajoutée », l’acier austénitique est un produit dont les coûts de production sont à 80% représentés par le prix de ses intrants, rappelle Marcel Genet de Laplace Conseil. ArcelorMittal et dernièrement ThyssenKrupp ont finalement décidé de se débarrasser de leurs actifs dans ce secteur à la volatilité diabolique, ouvrant la voie à une restructuration du secteur en Europe.

L’ancienne branche aciers inoxydables et spéciaux d’ArcelorMittal vient d’annoncer un profit net de 25 millions de dollars pour le premier trimestre 2011, en réduction de près de moitié par rapport aux 48 millions affichés il y a un an, avant que sa maison-mère ne lui offre son indépendance. Coté séparément depuis janvier 2011, le groupe, numéro six mondial du secteur, a vu son chiffre d’affaires, 1,68 milliard de dollars, progresser de 17% par rapport au trimestre précédent et de 31% sur un an. En volume, les ventes d’acier du groupe – qui dispose en Europe et au Brésil d’une capacité de production annuelle de 2,5 Mt – se sont établies pour le premier trimestre à 452 000 tonnes, soit une hausse de 23% sur un an.

Par contre, si son ebitda, 139 millions de dollars, s’envole par rapport aux 22 millions affichés au quatrième trimestre 2010, il recule par rapport aux 144 millions d’il y a un an. « Après un quatrième trimestre 2010 faible, nous avons enregistré une forte amélioration de nos résultats au 1er trimestre. Le marché a donné des signes d’amélioration mais nous nous attendons à ce que les prix restent sous pression durant toute l’année 2011 en raison de la surcapacité dans notre secteur d’activité », a expliqué le directeur général du groupe, Bernard Fontana.

La hausse des volumes tient en partie au restockage qui a eu lieu suite au ralentissement saisonnier généralement observé au quatrième trimestre à la fois en Europe et en Amérique du Sud, explique le groupe. L’évolution des résultats est liée à cette hausse des volumes car les prix de vente moyens ont été relativement stables. « La récente chute des prix du nickel, l’incertitude économique et la faiblesse du dollar US devraient mettre sous pression les marges au deuxième trimestre 2011 », précise Aperam dans un communiqué.

L’espagnol Acerinox, un autre grand des aciers inoxydables et spéciaux, a confirmé les déclarations de son concurrent en expliquant à l’occasion de la publication de ses résultats : « les surcapacités existantes en Europe entravent une remontée des prix de base ». « L’appréciation de l’Euro pourrait entraîner une augmentation des importations et fragiliser la compétitivité des producteurs et des utilisateurs d’acier inoxydable en Europe ». Gordon Moffat, le directeur général d’Eurofer, le groupement professionnel de la sidérurgie en Europe, se prépare à demander des mesures anti-dumping contre les importations de bobines d’Inox laminées à froid.

Dans ce contexte pour le moins difficile, le secteur européen de l’acier inoxydable qui comprend quatre acteurs majeurs, Aperam, Acerinox, ThyssenKrupp et Outokumpu, devrait finir par se restructurer. Une opération facilitée par l’annonce de la cession de ses actifs dans l’Inox par le sidérurgiste allemand.


CONSENSUS DE RECOMMANDATIONS AOF APERAM

(AOF) - D'après le consensus de marché calculé à la date du 16/02/2011, les analystes conseillent d'acheter le titre APERAM. En effet, sur un total de 3 bureaux d'études ayant fourni des estimations, 3 sont à l'achat. L'indice de recommandation AOF, reflétant l'avis moyen des analystes et s'étendant de -100% à +100%, est de 100%. Enfin, l'objectif de cours moyen est de 41,33 EUR. Le consensus précédent conseillait d'acheter la valeur .

ArcelorMittal : cotation d'Aperam, la bonne opération pour les actionnaires !

le 27/01/2011 à 10h18

(Boursier.com) -- Les actionnaires d'ArcelorMittal peuvent être contents d'avoir gardé leurs titres cette semaine, la cotation de la branche acier inoxydable Aperam depuis mercredi s'étant révélée prolifique en plus-values. D'une part le titre ArcelorMittal s'est maintenu au-dessus de 27 Euros depuis le détachement d'Aperam à raison d'1 action pour 20 ArcelorMittal avec un prix de référence de 27,32 Euros et, en parallèle, le titre Aperam a progressé de plus de 10% au-dessus de 31 Euros ce jeudi matin.

Les analystes voyaient d'ailleurs d'un bon oeil cette scission, Crédit Suisse évoquant par exemple une valorisation de 2,6 Milliards d'Euros ou 33 Euros par action pour Aperam, ce dont on est plus très loin désormais. Oddo Securities visait même 50 Euros. Aperam est devenu le troisième "pure player" de la production d'acier inoxydable coté en Europe avec Acerinox et Outokumpu.

Tout comme ArcelorMittal, Aperam (mnemo APAM) cote sur NYSE Euronext Amsterdam et Paris, Amsterdam étant le marché de référence des deux titres. A noter que pour des raisons techniques, Aperam fera partie du CAC40 jusqu'au 1er février et continuera ensuite d'intégrer les indices SBF120 et SBF250.


Dirigeants

Directeur GénéralBernard Fontana
FinancesJulien Onillon
CommunicationJohanna Van Sevenant


Activités

Issu de la scission en décembre 2010 des activités aciers inoxydables et aciers de spécialités d'ArcelorMittal, Aperam est un groupe sidérurgique organisé autour de 3 pôles d'activités :

- production d'aciers inoxydables et d'aciers électriques (50,2% du CA pro forma 2009) : produits plats et longs inoxydables, feuillards en inox de précision, produits ferritiques, recuits brillants, fils, aciers électriques à grains orientés et à grains non orientés, etc. ;

- transformation et distribution de produits d'aciers (39,6%) ;

- production d'alliages de nickel et de produits spéciaux en acier inoxydable (10,2%) .

Les produits du groupe sont essentiellement destinés aux secteurs de l'aérospatial, de l'automobile, de la restauration, de la construction, de l'électroménager et de l'ingénierie électrique .


Coordonnées

Raison socialeAperam
Adresse12C rue Guillaume Kroll L-1882 Luxembourg Luxembourg
Téléphone+352
Télécopie+352
Site Webhttp://www.aperam.com



APERAM : S&P SALUE LA NAISSANCE D'UN "BB"

Standard & Poor's a assigné la notation "BB" long terme et une perspective "stable" à Aperam, le spécialiste de l'acier inoxydable née d'une scission...

Standard & Poor's a assigné la notation "BB" long terme et une perspective "stable" à Aperam, le spécialiste de l'acier inoxydable né d'une scission d'ArcelorMittal. La note est encore préliminaire. L'agence estime que le profil économique de la société est bon mais que son profil de risque financier est plus agressif. La confirmation de la note dépendra de la capacité d'Aperam à refinancer le prêt-relais de 900 Millions de Dollars consenti par ArcelorMittal dans un délai raisonnable.

Activité

Issu de la scission en décembre 2010 des activités aciers inoxydables et aciers de spécialités d'ArcelorMittal, Aperam est un groupe sidérurgique organisé autour de 3 pôles d'activités : - production d'aciers inoxydables et d'aciers électriques (50,2% du CA pro forma 2009) : produits plats et longs inoxydables, feuillards en inox de précision, produits ferritiques, recuits brillants, fils, aciers électriques à grains orientés et à grains non orientés, etc. ; - transformation et distribution de produits d'aciers (39,6%) ; - production d'alliages de nickel et de produits spéciaux en acier inoxydable (10,2%). Les produits du groupe sont essentiellement destinés aux secteurs de l'aérospatial, de l'automobile, de la restauration, de la construction, de l'électroménager et de l'ingénierie électrique. 

Site Web de la société : http://www.aperam.com


Les faits

Lire l’ensemble de notre dossier sur Aperam :
- Aperam : de l’inox à la Bourse de Paris
- Quelles perspectives pour Aperam ?
- Le plan d’économies « Leadership Journey »
- Le serpent de mer de la concentration du secteur

L'analyse (Investir)

Un nouveau venu a fait son entrée à la cote parisienne, de manière provisoire dans le Cac 40, puis avec de vraies cotations le 31 janvier : Aperam, scission des activités d’aciers inoxydables d’ArcelorMittal, ce dernier se concentrant sur les aciers au carbone, longs et plats.

L’assemblée générale d’ArcelorMittal a validé le spin-off de ces activités le 25 janvier.

Le but affiché officiellement : leur donner plus de visibilité et de moyens.

« Dans un grand groupe comme ArcelorMittal, les petites branches, comme les aciers inoxydables, sont parfois laissées de côté. Les séparer est un moyen de leur donner les moyens d’être développées plus spécifiquement, avec des investissements propres », a indiqué Bernard Fontana, le nouveau président d’Aperam.

Une société indépendante d’ArcelorMittal

Les titres Aperam ont donc fait leur entrée sur le marché parisien, au Luxembourg et à Amsterdam, qui est d’ailleurs leur place de cotation principale. A Paris, Aperam s’ajoute donc à la liste des valeurs étrangères. Aux Etats-Unis, il sera coté sous forme de Depository Shares pour permettre des transactions de gré à gré. Le capital du groupe répliquera, dans un premier temps, celui d’ArcelorMittal, puisque les actionnaires de ce dernier recevront 1 titre Aperam pour 20 actions détenues. La famille Mittal sera donc actionnaire d’Aperam, mais celui-ci n’aura pas de lien capitalistique avec ArcelorMittal.


Une dette importante

Pour ce qui est du bilan, Aperam est doté de 3,6 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros) de fonds propres et d’environ 1 milliard de dollars de dette nette (731 millions d’euros). A l’issue du premier semestre 2010, le ratio d’endettement était de 27 %, soit un peu moins qu’ArcelorMittal dans son ensemble. « Aperam ne sera pas investment grade à sa création, mais le moment est favorable pour la mise en place des financements », a indiqué Bernard Fontana.

Pendant une période de transition, l’accompagnement des fonctions supports sera assuré, et les deux groupes devraient conserver des accords dans le secteur des achats. Mais, à terme, ils vivront des vies séparées.

30 % d’activité réalisés dans les pays émergents

Il est donc temps de faire connaissance avec Aperam.

Les productions du groupe sont à 80 % de l’Inox et à 20% des alliages spéciaux, eux aussi inoxydables.

Ces activités ont réalisé, en 2009, un chiffre d’affaires de 4,2 milliards de dollars (3,06 milliards d’euros, mais Aperam, comme ArcelorMittal, publie ses comptes dans la monnaie américaine), assortis d’un excédent brut d’exploitation de 226 millions de dollars. 70 % de l’activité sont réalisés en Europe, 30 % dans les pays émergents, essentiellement au Brésil, où Aperam dispose d’une important site de production (Timoteo) et de forêts d’eucalyptus qui lui fournissent du charbon de bois à un coût très avantageux. Le titre pourrait donc être un moyen intéressant, à terme, de jouer ce marché émergent.

En France, Aperam dispose de quatre importantes implantations et d’un maillage de petites sociétés. Le groupe est également présent en Belgique. Il emploie 9.300 salariés au total.

Nous sommes à l’écart du titre ArcelorMittal, mais ceux de nos lecteurs qui en sont actionnaires ont reçu 1 titre Aperam pour 20 titres ArcelorMittal détenus. Les ventes massives des titres Aperam redoutées par certains analystes ne se sont pas matérialisées le jour de l’introduction des « promesses d’action ». On les gardera en attendant des précisions sur les résultats et les perspectives du groupe et du marché de l’Inox, qui souffre de surcapacités. Cela sera fait à l’occasion des résultats annuels, qui seront présentés le 8 février. Par ailleurs, le titre présente un intérêt spéculatif, puisque son arrivée en Bourse pourrait préluder à une recomposition du secteur.

Le cours au moment du conseil : 30.75 €

mardi 1 février 2011

logos

découvrez les logos surprenants de 10 entreprises.

L'exemple de Gap qui voulait changer son logoavant de devoir se rétracter l'a prouvé : lesmarques et leur logo sont clairement indissociables dans l'esprit desconsommateurs. Toute une identité se construit à l'aune de ce motif qui permet de véhiculer lesvaleurs, la culture et l'origine de l'entreprise. Autant d'éléments qui rendent donc l'étude des logos toujours enrichissante.

Carrefour, TGV ou Amazon... Ces entreprisesont en commun des logos qui réservent bien des surprises. Découvrez ces 10 logos que vous ne regarderez plus jamais de la même manière.


un sourire pour amazon


Entreprise symptomatique du boom connu par Internet au milieu des années 1990, Amazon est l'un des leaders du commerce électronique dans le monde. Son logo met en avant les recettes qui ont permis à l'entreprise d'atteindre cette stature.

La flèche en forme de sourire souligne l'importance qu'attache l'entreprise à la satisfaction du client. Mais ce symbole souligne aussi la volonté de proposer une gamme de produit la plus étendue possible. Un choix qui va de A à Z...


le 'c' se dessine entre les deux blocs de couleur.


Le logo du géant de la distribution Carrefour est sans doute l'un des logos les plus connus en France. En revanche ce qui l'est moins, c'est la petite astuce visuelle qui se cache derrière.

Avec un peu d'attention, on peut en effet voir un grand "C" blanc se dessiner au milieu des losanges rouge et bleu, dans le logo de Carrefour. Cette disposition si particulière constitue un véritable défi pour notre œil.


l'ours de toblerone rappelle les origines suisses de la marque.


Toblerone, c'est cette marque de chocolat d'origine suisse créée par la maison Tobler. Si sa barre de chocolat à la forme triangulaire n'est plus à présenter, son logo est probablement moins connu. Il est pourtant très intéressant.

A première vue, seule la montagne représentant le Mont Cervin se remarque. Pourtant, on peut aussi déceler un ours qui se cache au creux de la montagne. Cet ours c'est le symbole de Berne, la vile où Mathias Tobler s'était installé à ses débuts.


un logo pas si anodin que ça.


Cinq lettres, deux couleurs. Au premier coup d'œil, le logo Fedex est tout ce qu'il y a de plus classique.

Pourtant, en y regardant de plus près, on remarque une flèche blanche dissimulée entre les deux dernières lettres de la marque. Sa signification ? Déplacement et vitesse. Soit le credo du groupe de transport de colis qui met un point d'honneur à livrer ses clients dans les plus brefs délais.


voici un exemple de logo qui se lit dans les deux sens.


A la fin des années 1960, deux jeunes Français découvrent le rêve américain. A peine rentrés de leur voyage, ils décident de transposer ce mode de vie qui les fascine à un code vestimentaire qu'ils imaginent. Ainsi est né New Man.

L'entreprise hexagonale de textile s'est toute de suite affranchie des codes de l'époque. Lisible aussi bien à l'envers qu'à l'endroit, son logo en est une bonne illustration. C'est un ambigramme.


le coquillage de shell nous rappelle les origines de l'entreprise.


Qui ne s'est jamais étonné de l'énigmatique logo coquillage de Shell ? Quel rapport avec une multinationale du pétrole ? Ce symbole illustre le nom de la marque, puisque "shell" signifie "coquillage" en anglais.

Les racines de ce nom se plongent dans les origines de l'entreprise lorsque les fondateurs se cantonnaient au commerce de coquillages. C'est en les collectant qu'ils imaginèrent diversifier leurs activités en vendant également du pétrole de la mer caspienne. Une idée qui s'est révélée prometteuse.


un a en forme d'aigle.


Si Aigle est une entreprise française, elle a été fondée par un américain venu pour chausser de caoutchouc les paysans et les ouvriers français, à partir de 1853. Le nom Aigle vient ainsi de l'animal, emblème des Etats-Unis.

En graphisme, simplicité peut aussi rimer avec élégance. C'est le cas chez Aigle dont le logo condense dans un seul symbole, l'initiale de la marque et un rapace en train de planer.


voici un exemplaire des célèbres téléphone cisco.


Si le logo renseigne souvent sur l'histoire de l'entreprise, il peut aussi renseigner sur son origine géographique. C'est le cas de l'entreprise Cisco Systems dont le logo ne représente rien de moins que l'un des plus célèbres ponts au monde, le Golden Gate.

A noter aussi que le leader mondial des réseaux Internet tire même son nom de sa ville d'origine : San Fran... cisco.


le logo vaio symbolise le passage de l'analogique au numérique.


Si vous êtes fan de la série des James Bond vous n'avez pas pu les louper. Les ordinateurs Vaio ont en effet investi les écrans de cinéma grâce au placement de produit. A l'instar de l'espion le plus célèbre de la Reine, la marque Vaio cache un secret : son logo !

Au-delà de son esthétique réussie, le logo symbolise en effet un changement d'ère. Il montre le passage de l'analogique (lettre "V"et "A"qui forme une sinusoïde) au numérique (lettre "I" et "O" qui forme deux chiffres binaires).


les galeries restent étroitement liées à la mode parisienne.


Paris est omniprésent dans ce logo "écrit à la main". En témoigne les deux "t" de Lafayette qui se rejoignent pour former l'un des monuments les plus célèbres au monde, la Tour Eiffel.

A l'origine simple mercerie installée dès 1894 au 1 rue Lafayette, l'entreprise est aujourd'hui l'une des vitrines les plus célèbres de la mode, sans s'être pour autant départie de ses valeurs historiques. Simplicité, chic à la française et art de vivre, les galeries Lafayette restent encore et toujours étroitement liées à la ville lumière. Elles s'érigent même au rang d'attraction touristique, au même titre que la Dame de fer.



petit bateau devient une marque transgénérationnelle.


Avant, Petit Bateau c'était un peu la madeleine de Proust d'une génération qui continuait à cultiver le souvenir de son enfance en portant des vêtements taille 16 ans. Aujourd'hui, la marque cultive habilement cette nostalgie de l'insouciance et s'attaque au segment des adultes avec le lancement d'une nouvelle gamme de vêtements. Un pari en passe d'être réussi pour Petit Bateau. En nouant des partenariats avec le monde de la mode (Kitsuné entre autres), en choisissant des égéries telles que MGMT et plus récemment, Izia, la marque cherche à conjuguer ses valeurs de bonne humeur enfantine avec la pointe de la mode.

Une communication transgénérationnelle, illustrée par la campagne "Les Mois", a accompagné ce repositionnement et cherché à réveiller l'enfant qui sommeille en chaque amateur de mode. Après avoir conçu "des vêtements faits pour faire des choses dedans", Petit Bateau devient ainsi "la marque de vêtements qui vous accompagne toute la vie".


le torch est amené à concurrencer directement l'iphone 4.


Plus besoin de porter le classique costume-cravate pour pianoter frénétiquement sur son Blackberry. La marque de portable du fabricant RIM s'invite désormais dans les cours des collèges et lycées. De nombreux adolescents se sont en effet tourné vers ce produit plus austère que l'iPhone mais qui répond sans doute mieux à leurs besoins. La fonction Windows Live Messenger leur permet ainsi de chatter facilement alors qu'écrire sur un Blackberry doté d'un vrai clavier est une sinécure comparé à l'iPhone et son écran tactile.

Des opérateurs tel que Virgin Mobile ont pris la mesure de ce phénomène et misent de plus en plus sur le Blackberry. Les baisses de prix consenties par la marque, les placements de produits toujours plus nombreux dans des programmes destinés aux adolescents tel que Gossip Girl ou le lancement du Blackberry Torch sont autant d'éléments permettant d'affirmer que ce repositionnement est loin de n'être qu'un feu de paille.