dimanche 5 décembre 2010

Crédit Suisse

CreditSuisse

Entre juillet et septembre dernier, la deuxième banque helvétique, Crédit Suisse, a dégagé un bénéfice net de 609 millions de francs suisses (452,9 millions d’euros), un résultat très largement inférieur aux prévisions des analyses de l’Agence AWP qui tablaient sur 920 millions de francs suisses pour cette période. Ce qui constitue une baisse de 74% (sur un an) de son bénéfice net. Par conséquent, lors des premiers échanges à la Bourse suisse, l’action de Crédit Suisse chutait de 3,21% par rapport à la clôture de la veille à 41,95 francs.

Éléments en cause

Selon le Groupe, plusieurs éléments exceptionnels sont venus ternir son résultat au troisième trimestre, notamment une charge de valeur juste sur sa propre dette de 589 millions de francs suisses et une autre de 73 millions pour divers litiges. Crédit Suisse soulignait dans un communiqué récent que le Groupe a fait les frais d’un trimestre difficile, autant dans la banque privée où l’activité clientèle a été beaucoup plus faible que dans l’activité banque d’affaires, qui a dû composer avec un environnement de revenus diminués. La banque privée a ainsi vu son bénéfice avant impôts reculer de 4% à 836 millions de francs suisses, tandis que la banque d’affaires a subi une chute de 77% à 395 millions au troisième trimestre. Dans la gestion d’actifs, le profit a baissé de 57% à 135 millions.

Il faut rappeler ici que la Suisse annonçait au début de ce mois sa volonté de « serrer la vis » aux deux grandes banques UBS et Credit Suisse, en renforçant les exigences en matière de fonds propres au delà des accords internationaux de Bâle III. À ce sujet, Berne prévoit ainsi de relever les exigences minimales de fonds propres à 19% des actifs, dont 10% de fonds propres durs (contre 7% sous Bâle III).

Prévisions

Crédit Suisse, qui avait déjà indiqué être en mesure de répondre à ces exigences, a souligné aujourd’hui que ses actifs pondérés des risques atteindraient entre 330 à 350 milliards de francs suisses sous Bâle III, contre 228 milliards actuellement sous Bâle II. Le Groupe compte passer ses fonds propres durs à 12% en 2013 et à 18% en 2019 (année d’entrée en vigueur des nouvelles formes internationales).

Source: http://www.letemps.ch/Page/Uuid/2c0e1784-dc8a-11df-b075-e8413c9e291d

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